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Le loup dans le massif du Jura : un sujet toujours aussi sensible

Le loup dans le massif du Jura : un sujet toujours aussi sensible

Article publié le 28 février 2012 par le Progrès

L'association de développement agricole rural souhaite une révision de la législation qui n'est plus adaptée à la population des loups.
L'année 2011 aura été marquée par le retour du loup dans le massif du Jura (lire ci-contre). C'est bien sûr ce sujet que l'ARDAR, l'association régionale de développement agricole et rural, a débattu lors de son assemblée générale.

Si on soupçonne sa présence depuis cet hiver, aucune victime n'a pour le moment été relevée officiellement. Plusieurs intervenants dont deux suisses ont pris la parole pour parler du retour de « ce prédateur opportuniste » dans le Jura à travers une approche transfrontalière.
Un sujet sensible puisque le loup est une espèce « strictement protégée » au sens de la Convention de Berne, signée en 1979. Une convention suivie par une directive, dite « Habitat Faune Flore » en 1992 alors que le loup n'est réapparu qu'à partir de cette période. Pour le président de l'ARDAR, Pierre-Henry Pragnier, c'est avant tout « la législation qui date de plus de 20 ans qui n'est plus adaptée aux populations en France ». Un point sur lequel le rejoint Jean-René Fournier, conseiller aux États du canton du Valais. « Il y a beaucoup d'émotion face au loup. Sa présence génère du stress pour le paysan. Les coûts augmentent pour se protéger et les animaux sont stressés », a-t-il commencé. Pour le canton de Valais, il aura fallu 8 ans et la mise en place d'un véritable processus démocratique pour élaborer un plan loup. Le raisonnement : proposer l'abattage en fonction de quotas.

Si, pour la première fois, le loup tue 35 moutons sur 4 mois, il sera abattu à partir du moment où il y a eu des mesures de protection prises au préalable. En France, plusieurs étapes sont à franchir avant les tirs de défense : d'abord l'effarouchement puis la protection après trois ou quatre attaques, puis les tirs de défense non létaux enfin les tirs de relèvement (6 à 8 par an). Pour le conseiller suisse, la solution serait de modifier le texte initial voté en 1979. « Il faut d'abord demander de rabaisser le niveau de protection du loup puis de modifier l'article 22 de cette convention. » Il parle même de zones où le loup pourrait être toléré ou des zones où il ne serait pas accepté. À l'ARDAR désormais de relayer cette proposition auprès des élus locaux qui étaient absents lors de cette assemblée générale.

Hélène Leclerc