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Deux tirs de prélèvement de loup autorisés en Maurienne

SAVOIE - Deux tirs de prélèvement de loup autorisés en Maurienne

Article publié par le Dauphiné Libéré le 17 septembre 2014

L'arrêté préfectoral est valable pour un mois, les tirs pourront être effectués dans le cadre d'actions de chasse à l'affût ou à l'approche

Du 1er janvier au 31 août, 111 attaques de troupeaux par le loup ont été signalées en Savoie. Au 31 août 2013, seulement 69 avaient été recensées. La Haute-Maurienne est le territoire le plus impacté, avec 48 attaques, 142 ovins en ayant été victimes.

Le préfet de la Savoie Eric Jalon vient en conséquence de signer un arrêté autorisant le prélèvement de deux loups, dans deux zones particulièrement touchées, se basant sur le dispositif autorisé par l'arrêté ministériel signé le 5 août par Ségolène Royal. Les tirs pourront être effectués jusqu'au 16 octobre "à l'occasion d'actions de chasse à l'affût et à l'approche". Les chasseurs pourront s'en charger, mais seulement ceux qui ont été formés par l'Office netional de la chasse et de la faune sauvage, et avec l'encadrement d'agents de l'ONCFS.

Un premier arrêté avait été pris le 15 juillet pour autoriser le prélèvement d'un loup, mais dans une autre configuration. Il n'avait pas été suivi d'effet.

Un berger « poussé dans le vide par son propre troupeau »

Loups : Un berger « poussé dans le vide par son propre troupeau » (Confédération paysanne)

Publié par La France agricole le jeudi 4 septembre 2014

La Confédération paysanne indique jeudi dans un communiqué que la veille « un berger des Alpes-Maritimes a vu son troupeau attaqué par une meute de sept loups au bord d'une barre rocheuse. La fuite des brebis vers la falaise, l'emportant au passage, a failli lui coûter la vie. Plus de 20 animaux ont sauté. C'est la huitième attaque sur ce troupeau cette saison malgré une présence humaine permanente et 11 chiens de protection. On continue ? »
« La réunion du Groupe national loup mercredi permettra de dresser le constat d'une saison 2014 catastrophique. Au 25 août, on dénombrait déjà 4800 animaux tués, contre 3800 à la même date l'an dernier, et près de 30 départements sont touchés. Il y a quelques jours, un premier loup a été prélevé. Un premier, sur les 36 autorisés par la ministre de l'Ecologie », indique la Confédération paysanne.
« Les éleveurs et bergers sont à bout. Les attaques ont lieu jour et nuit, en alpage comme sur les fermes, que les troupeaux soient gardés ou pas. La seule solution sera bientôt l'élevage hors-sol. L'absence de réaction des ministres de l'Agriculture et de l'Ecologie ne fait que favoriser l'industrialisation de l'élevage et la disparition des paysans », explique le syndicat.
« Nous réaffirmons que les loups doivent être retirés d'urgence de la convention de Berne et de la directive Habitat pour qu'enfin puisse être mise en place une régulation efficace », déclare la Confédération paysanne.

Dans l'Aubrac, sur les pas du loup qui enflamme déjà les esprits

Dans l'Aubrac, sur les pas du loup qui enflamme déjà les esprits

Publié dans La Dépêche le 02/09/2014

A la mi-août, un loup aurait attaqué, pour la première fois, brebis et agnelles sur le domaine du Royal Aubrac. Même si rien n'est prouvé, le loup fait figure de coupable idéal. Reportage.

Éleveurs stressés, brebis menacées et tension permanente. Voilà la situation actuelle de l'agriculture dans l'Aveyron. A la mi-août, un loup aurait tué cinq brebis et agnelles sur le domaine du Royal Aubrac.

Une attaque non prouvée qui a néanmoins laissé des séquelles. Installé en septembre 2013, un réseau de quarante personnes surveille avec précision la présence ou non du loup dans le département.

Mandatée par la préfecture, cette cellule, dont les membres ont été formés par l'office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), tend à rassurer les éleveurs. Cependant, même si ce service de suivi du loup martèle que pour le moment, «aucun indice prouve que cette attaque a été faite par un loup», les éleveurs aveyronnais sont sous tension.

C'est ce qu'explique en tout cas Jean-François Cazottes, éleveur ovin au Truel et président de la section ovin-viande de la FDSEA.

«Les agriculteurs sont énervés et stressés. Depuis 2 ans le loup rôde dans les départements limitrophes et on s'attendait à le voir arriver».

En France, on compterait 250 à 300 loups avec une croissance de 20 % par an et «on devrait atteindre les 700 en 2020». Selon Jean-François Cazottes, ce n'est pas normal de laisser le canidé progresser sans rien faire. «Sa présence est incompatible avec nos élevages».

Sa solution est bien de diminuer la population du loup. «Depuis le 14août, un arrêté préfectoral autorise l'abattage de loups», souligne-t-il.

16 loups doivent être abattus

«Il faut que cet arrêté soit respecté. 16 loups devaient être abattus, il n'y en a que 11 pour le moment». Sans vouloir engager une chasse aux canidés, il concède que sa population doit être régulée, «encore plus dans le 1er département moutonnier de France».

En ce sens, il rappelle également que le loup n'est plus une espèce menacée.

De son côté, Laurent Reversat, porte-parole Sud de la Confédération Paysanne de l'Aveyron, tient le même discours, quoique moins radical.

«Il faut une politique globale. Si on veut des loups sur le territoire, alors il faut mettre en place des mesures qui défendent les éleveurs et leur troupeau». Et d'ajouter, «là, les agriculteurs se sentent abandonnés».

Et c'est bel et bien là que le bat blesse puisque, même s'il ne le désire pas, Laurent Reversat raconte qu'il suffirait d'une étincelle pour que tout s'embrase.

«Le troupeau d'un éleveur, au-delà de son aspect financier, c'est toute sa vie». On l'aura compris, les éleveurs attendent plus de la part de la sphère politique.

L'enjeu est conséquent. L'élevage fait clairement partie de l'économie du département: un tiers du chiffre d'affaires de l'Aveyron provient, en effet, de l'agriculture et de l'agronomie.

15 millions d'euros par an

C'est le budget prévu par l'État pour indemniser les pertes animalières en cas d'attaque reconnue du loup. Pour Jean-François Cazottes, «cette somme est importante mais ne dédommage pas les craintes d'une future attaque, le traumatisme psychologique de l'éleveur ou les effets secondaires causés par l'incident.» Comme il l'explique, certaines brebis avortent ou d'autres deviennent folles Selon lui, en 2013, 6 200 animaux d'élevage ont été victimes du loup en France.


Laurent Reversat, Confédération paysanne : «Les éleveurs se sentent abandonnés»

Porte-parole sud de la confédération paysanne de l'Aveyron, Laurent Reversat donne son avis, à froid, à propos des polémiques autour de la présence du loup dans l'Aveyron.

Pourquoi cette affaire suscite autant de peurs, de tensions et de polémiques ?

Il y a autant de bruit car, d'une part, ce serait la première fois que le loup attaque dans le département de l'Aveyron et, d'autre part, parce que la société est attachée à son pastoralisme. Or, la cohabitation entre les élevages et leur prédateur est impossible.

Que faire ?

On ne parle pas de chasse aux loups bien sûr mais il faudrait trouver une solution intermédiaire entre la cellule de suivi et un dénouement radical. La Suisse, par exemple, est signataire du traité de Berne, qui protège le loup, mais autorise les bergers à se défendre. Ce tir de défense est une solution. Si le loup attaque nos élevages, il ne faut pas simplement lui faire peur en tirant en l'air. Il faut tirer pour l'éduquer. Lui apprendre qu'il n'est pas dans la nature. On doit reprendre le contrôle sur cette espèce.

Il faut donc tirer pour le tuer ?

La population du loup doit être régulée mais je le répète, on ne parle pas de chasse aux loups.

Pensez-vous que la cellule de suivi est une bonne initiative ?

On a besoin de ce genre de cellule où des gens formés veillent. Néanmoins, on se rend compte qu'il est difficile de mettre en place des mesures en fonction des problèmes que nous vivons. La sphère politique a pris conscience que quelque chose devait être fait. Il faut une politique plus globale.

La situation est-elle aussi critique que certains le disent ?

Si on ne se sent pas protégés en tant que tels, cela peut en effet craquer à tout moment. Nous, on ne veut pas que ça craque mais, actuellement, les éleveurs ne se sentent pas protégés. Ils sont inquiets. Ils se sentent abandonnés.

L.C.

LA PIARRE - Une nouvelle attaque de loup cette nuit ?

LA PIARRE - Hautes-Alpes - Une nouvelle attaque de loup cette nuit ?

Article publié dans le Dauphiné le 23 août 2014

"Ça ne peut plus durer..." L'exaspération et la lassitude transparaissent clairement dans les propos d'Eric Oddou, maire de La Piarre.

Les sept béliers reproducteurs de son frère ont été attaqués cette nuit à La Piarre. Et selon l'élu du village, le loup est une nouvelle fois dans le coup.
"C'était une attaque violente, les bêtes ont été traînées sur plusieurs mètres, il y avait beaucoup de sang." Parqués dans un enclos, les béliers ont presque tous été décimés.

Un seul a réussi à s'enfuir, après avoir cassé la clôture. "On l'a récupéré ce matin, précise Eric Oddou. Il est blessé et ne pourra pas être utile la semaine prochaine." Les béliers devaient aller à la saillie. Le troupeau se trouvait à une centaine de mètres des premières habitations.

Par B.C.

Les loups aux portes de l'Eure-et-Loir

Chartres - Les loups aux portes de l'Eure-et-Loir

Article publié le 10 mars 2014par l'Echo républicain

Un cheval a été attaqué récemment par des loups au nord d'Orléans. La présence de ces prédateurs aux portes de l'Eure-et-Loir intrigue.

L'expert qui a examiné la carcasse d'un cheval du Loiret est formel. Les quatre crocs et les cinq griffes qui ont provoqué des entailles dans le corps du mammifère à sabots sont bien ceux d'un Canis Lupus. Autrement dit un loup?! L'attaque aurait eu lieu dans une commune du Loiret fin février, au nord d'Orléans. Personne ne le confirme. « Il y a des consignes de discrétion. Le sujet est sensible », assure une personnalité du Loiret, qui souhaite rester très discrète sur le lieu exact de la découverte.
Un loup mange jusqu'à huit kilos de viande par jour

La présence du carnivore aux portes de l'Eure-et-Loir va provoquer des inquiétudes à plusieurs niveaux. Car le loup vit en meute. Et le prédateur ne se contente pas de se purger avec de l'herbe ou de déguster des fruits. Il cible des proies sauvages, domestiques ou d'élevage en fonction du territoire où il se trouve. [...]

Les éleveurs euréliens vont redoubler d'attention sur leurs cheptels. Et les chasseurs du département vont être aux aguets pour préserver la population d'animaux sauvages. En marge de la perte potentielle d'animaux, l'aspect sanitaire n'est pas à négliger. Car le loup peut être porteur de la rage, de la maladie de Carré ou de l'échinoccocose.

L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) d'Eure-et-Loir peut être un acteur essentiel dans la détection de ce prédateur sur le département. La colonisation a déjà commencé dans des départements de la région Centre, notamment en Indre-et-Loire. L'incursion est liée au mode de fonctionnement des meutes. Les mâles dominants expulsent les concurrents. Les prédateurs bannis s'exilent, parcourant des centaines de kilomètres avant de s'établir sur un territoire vacant sur 300 km², effectuant un marquage olfactif et par hurlement.
Des pièges photographiques

En sentinelle, les agents de l'ONCFS du département pourraient être amenés à sillonner la frontière avec le Loiret pour tenter de trouver des déjections et des poils qui seraient analysés. Des pièges photographiques peuvent être installés pour confirmer le passage ou la présence des loups en Eure-et-Loir. Le préfet, en fonction des dégâts ou des risques sanitaires, a la possibilité de faire abattre la meute qui peut se composer de trois à douze bêtes. Une traque difficile car le loup est redoutable, bon nageur et doué dans l'art de la dissimulation. Mais pour l'instant, il n'a pas été vu en Eure-et-Loir.
Thierry Delaunay

Un rapport parlementaire en faveur de la révision du statut d'"espèce protégé

Un rapport parlementaire en faveur de la révision du statut d'"espèce protégée"

PARIS, 04 mars 2014 (AFP)

Un rapport d'information parlementaire, soucieux d'apporter une "réponse pragmatique" à l'augmentation des attaques de loups et "à la désespérance" des éleveurs, préconise mardi de rétrograder le prédateur d'espèce "strictement protégée" à "espèce protégée simple".

Le nombre d'animaux (à 95% des ovins) victimes d'attaques de loups, revenus spontanément en France au début des années 90, est passé de 2.680 en 2008 à 4.913 en 2011. La grosse majorité (70%) a eu lieu en région PACA, et 35% pour le seul département des Alpes-Maritimes.

Les auteurs du rapport "Patrimoine naturel de la montagne" -- Hélène Masson Maret, sénatrice UMP des Alpes-Maritimes et André Vairetto, sénateur PS de Savoie--, souhaitent "une réponse pragmatique et raisonnable (...) à la désespérance de nombre de nos éleveurs, et à la nécessité fondamentale de protéger l'agro-pastoralisme sur nos territoires".

Ils recommandent de modifier le statut du loup, actuellement classé comme animal "strictement protégé" au titre de l'annexe II de la Convention de Berne, relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe.

Ce statut pose une liste d'interdictions, comme celle de capturer l'animal, de le mettre à mort, de détériorer ses sites de reproduction et aires de repos...

En France, il est néanmoins autorisé de tuer, dans des conditions très encadrées et après autorisation préfectorale, un certain nombre d'individus par an dans le cadre du "Plan Loup", un chiffre qui s'élève à 24 pour la période 2013-2014, soit environ 10% de la population totale.

Sur cette période, seuls 7 loups ont été effectivement abattus, a indiqué le 25 février le ministre de l'Ecologie Philippe Martin. Un chiffre bien trop faible pour les éleveurs qui appellent le gouvernement à faire en sorte que les 24 loups soient "prélevés".

Aussi, le rapport appelle à placer le prédateur dans la catégorie "espèce protégée simple" (annexe III) qui se contente d'appeler à "règlementer" afin de "maintenir l'existence de ces populations hors de danger".

"Au nom de la Convention de Berne, on ne peut plus rien faire", a expliqué à l'AFP Mme Masson Maret. "Lorsque le préfet prend une décision, les associations (de défense du loup) demandent au tribunal administratif de casser l'arrêté au nom de la Convention".

"Si le loup est classé en catégorie animal protégé simple, on ne pourra plus aller devant le tribunal administratif", assure-t-elle.

La Suisse avait formulé une demande similaire, mais fin 2012, le comité permanent de la Convention de Berne à Strasbourg a rejeté cette requête.

La transhumance ovine anti loup en plein salon de l'agriculture

La transhumance ovine anti loup en plein salon de l'agriculture

Article publié le 26 février 2014 par Wikiagri.fr

L'événement marquant du Salon de l'agriculture 2014 est la manifestation organisée par les éleveurs ovins pour montrer au grand public leur exaspération vis-à-vis des attaques redoublées du loup.

Dès le premier jour, pour l'inauguration par le Président de la République, les brebis étaient couvertes d'un voile noir. Mais l'expression la plus spectaculaire de ce ras-le-bol a eu lieu mardi, avec une transhumance ovine à travers le Salon, d'abord dans l'allée extérieure entre les pavillons, puis à l'intérieur du Hall 4, celui des stands des décisionnaires (entre autres le stand du ministère).

Les manifestants ont décliné des arguments "grand public", à savoir l'ardoise, le coût engendré par les attaques du loup : 15 millions d'euros par an, ainsi que le lieu géographique des attaques. "Attention, ont-ils répété, les bergers de montagne ne sont plus les seuls concernés, il y a eu des attaques de loup dans l'Aube, tout près de Paris."

Au-delà, il était question soit d'attaques soit de loups aperçus dans la Marne, et même la Seine-et-Marne, soit directemenbt en région parisienne.

La cible de cette transhumance était le grand public. Les pouvoirs publics sont alertés depuis longtemps du danger représenté par le loup, et ne réagissent pas vraiment. Il s'agit donc d'obtenir une adhésion populaire sur ce mouvement.

Jeandey Antoine

Au Salon de l'agriculture, les éleveurs ovins cherchent un soutien auprès des citadins

Loup - Au Salon de l'agriculture, les éleveurs ovins cherchent un soutien auprès des citadins

Article publié le mardi 25 février 2014 par La France Agricole

Une vingtaine d'éleveurs ovins de la Fédération nationale ovine (FNO) ont manifesté mardi après-midi dans les allées du Salon de l'agriculture à Paris pour dénoncer leurs difficultés à faire face à la prédation. Ils portaient un brassard noir en signe de deuil pour la perte de 6.000 brebis en 2013.

« Le loup coûte 15 millions d'euros au contribuable, a lancé Serge Préveraud, le président de la FNO à la foule. Vous ne pourrez bientôt plus vous promener dans les forêts. Le loup est en plaine à 150 km de Paris dans l'Aube. »

Sur le parcours de la manifestation, les avis des visiteurs étaient partagés. Pour certains, il faut un espace de vie pour le loup indépendant de celui des moutons et c'est de la responsabilité du gouvernement d'organiser les territoires en conséquence. Alors que d'autres plaignent le prédateur.

Afin d'éclairer les citadins, les manifestants distribuaient un tract sur les « dix vérités à rétablir sur le loup ». Parmi elles, ils affirment que le loup n'est plus une espèce rare et menacée puisqu'il y en aurait 350.000 dans le monde.

« En tout cas, s'il sévit sur mon troupeau, et c'est fortement probable puisqu'il a attaqué des troupeaux à 20 km de chez moi, je serai contraint d'arrêter l'élevage sur mon exploitation, indique Bertrand Patenôtre, un manifestant de l'Aube. Il sera impossible de mettre en place des moyens de protection ».

Marie-France Malterre

 

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