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Revue de presse

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Savoie. Un loup abattu pour protéger des ovins

Savoie. Un loup abattu pour protéger des ovins

Article publié par Le Progrès le 30/09/2014

Un loup a été abattu dans la nuit de lundi à mardi par des louvetiers dans la vallée de la Maurienne (Savoie), conformément à un arrêté préfectoral

Le loup a été abattu à Valmeinier «dans le cadre d'un tir de défense autorisé par arrêté préfectoral, en vue de protéger un troupeau d'ovins».
«Des attaques répétées avaient été constatées sur le secteur depuis plusieurs semaines et s'étaient intensifiées ces derniers jours», ajoute la préfecture.
L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a recueilli le cadavre du loup, qui est une espèce protégée. Une autopsie «va être pratiquée afin de définir les caractéristiques génétiques et pathologiques de l'animal», selon la même source.
Mi-septembre, le préfet de Savoie avait autorisé l'abattage de deux loups dans la vallée de la Maurienne.
Dans le cadre du plan loup, le ministère de l'Écologie a autorisé cette année l'abattage de 24 spécimens, un chiffre qui pourrait être porté à 36, afin de contenir la population du prédateur et les dégâts provoqués sur les troupeaux.

34 brebis tuées après une attaque de loups à Auzet

Alpes-de-Haute-Provence : 34 brebis tuées après une attaque de loups à Auzet, l'une des plus importantes de la saison.

Article publié par DICI Radio le 22/09/2014

Alpes-de-Haute-Provence : Probablement l'une des attaques les plus meurtrières de la saison. Guy Achard, éleveur à la Cabane de Garnier, à Auzet a fait une terrible découverte ce samedi matin. Sur un troupeau de 1200 têtes, 34 de ses brebis avaient été tuées, 12 blessées et 9 disparues après une attaque de loups durant la nuit. Une nuit particulièrement orageuses où les canidés auraient déjà tenté une approche le vendredi soir. Alerté par des aboiements de chiens, l'éleveur aurait patrouillé autour de ses bêtes et n'aurait alors rien vu. Les loups seraient alors revenus un peu plus tard pour cette fois-ci passer à l'attaque et ainsi tuer plusieurs brebis.

Guy Achard avait déjà connu une attaque sur son troupeau en août. mais cette fois-ci, seulement 3 brebis avaient succombées.
Florent DE BRITO

Attaque de loups aux portes de Digne

Attaque de loups aux portes de Digne

Article publié le mardi 23/09/2014 par La Provence

"On s'est dit : ils ne vont quand même pas oser attaquer aussi près de la bergerie, avec les trois patous et les voitures qui passent...", commentent les époux Pélestor. Eh bien si ! Le loup a frappé dans la nuit de lundi à mardi aux portes de Digne. Les loups plus exactement, car pour le couple, il ne fait aucun doute que seuls les éléments d'une meute d'au moins six loups pouvaient isoler les chèvres de façon à attirer les patous, pendant que les autres attaquaient les moutons.

Bilan : 7 brebis et agneaux retrouvés morts (une seule dévorée), 4 agneaux blessés à la carotide ou aux cotes et condamnés à être euthanasiés ; 3 brebis, 2 chèvres et 2 chevreaux manquant à l'appel.

"Confetti, celle mangée, est la brebis que je n'avais pas mis en montagne pour la protéger justement", se désole Marie-Claire. Les moutons resteront dehors jusqu'à la neige. Le couple ne sait trop que faire : "Ils sont capables de revenir, et on ne peut pas les laisser dans la bergerie. S'ils rentraient, ça serait un carnage".

Meuse : nouvelle attaque du loup

Meuse : nouvelle attaque du loup

Article publié le 22/09/2014 par L'Est Républicain

Cyril Weisse, éleveur d'ovins à Baudrémont vient d'enregistrer sa sixième attaque du loup, depuis le mois d'avril dernier, lequel a tué dix de ses brebis et blessées vingt-huit autres.

Ce lundi matin, il a découvert, dans son pré, deux brebis mortes et quatre autres blessées dont trois devraient être euthanasiées. Au 22 septembre 2014, sur la Meuse, le nombre total d'attaques enregistrées, depuis les premières prédations du loup recensées, en octobre 2013, se monte à 46. Le prédateur ayant tué 97 ovins et blessé 69 autres.
Selon une évaluation faite en mars dernier, par l'Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage, il y aurait actuellement – éparpillés dans 30 départements – 300 loups en France, avec un taux de croissance annuel de 20 %.
Le 29 août, la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) Rhône-Alpes, qui centralise toutes les données en France, révélait une forte hausse des attaques (133, +10 % par rapport à 2013) ainsi que du nombre de victimes (4868, +21,85 %).

Mathieu BONIS

Deux tirs de prélèvement de loup autorisés en Maurienne

SAVOIE - Deux tirs de prélèvement de loup autorisés en Maurienne

Article publié par le Dauphiné Libéré le 17 septembre 2014

L'arrêté préfectoral est valable pour un mois, les tirs pourront être effectués dans le cadre d'actions de chasse à l'affût ou à l'approche

Du 1er janvier au 31 août, 111 attaques de troupeaux par le loup ont été signalées en Savoie. Au 31 août 2013, seulement 69 avaient été recensées. La Haute-Maurienne est le territoire le plus impacté, avec 48 attaques, 142 ovins en ayant été victimes.

Le préfet de la Savoie Eric Jalon vient en conséquence de signer un arrêté autorisant le prélèvement de deux loups, dans deux zones particulièrement touchées, se basant sur le dispositif autorisé par l'arrêté ministériel signé le 5 août par Ségolène Royal. Les tirs pourront être effectués jusqu'au 16 octobre "à l'occasion d'actions de chasse à l'affût et à l'approche". Les chasseurs pourront s'en charger, mais seulement ceux qui ont été formés par l'Office netional de la chasse et de la faune sauvage, et avec l'encadrement d'agents de l'ONCFS.

Un premier arrêté avait été pris le 15 juillet pour autoriser le prélèvement d'un loup, mais dans une autre configuration. Il n'avait pas été suivi d'effet.

Un berger « poussé dans le vide par son propre troupeau »

Loups : Un berger « poussé dans le vide par son propre troupeau » (Confédération paysanne)

Publié par La France agricole le jeudi 4 septembre 2014

La Confédération paysanne indique jeudi dans un communiqué que la veille « un berger des Alpes-Maritimes a vu son troupeau attaqué par une meute de sept loups au bord d'une barre rocheuse. La fuite des brebis vers la falaise, l'emportant au passage, a failli lui coûter la vie. Plus de 20 animaux ont sauté. C'est la huitième attaque sur ce troupeau cette saison malgré une présence humaine permanente et 11 chiens de protection. On continue ? »
« La réunion du Groupe national loup mercredi permettra de dresser le constat d'une saison 2014 catastrophique. Au 25 août, on dénombrait déjà 4800 animaux tués, contre 3800 à la même date l'an dernier, et près de 30 départements sont touchés. Il y a quelques jours, un premier loup a été prélevé. Un premier, sur les 36 autorisés par la ministre de l'Ecologie », indique la Confédération paysanne.
« Les éleveurs et bergers sont à bout. Les attaques ont lieu jour et nuit, en alpage comme sur les fermes, que les troupeaux soient gardés ou pas. La seule solution sera bientôt l'élevage hors-sol. L'absence de réaction des ministres de l'Agriculture et de l'Ecologie ne fait que favoriser l'industrialisation de l'élevage et la disparition des paysans », explique le syndicat.
« Nous réaffirmons que les loups doivent être retirés d'urgence de la convention de Berne et de la directive Habitat pour qu'enfin puisse être mise en place une régulation efficace », déclare la Confédération paysanne.

Dans l'Aubrac, sur les pas du loup qui enflamme déjà les esprits

Dans l'Aubrac, sur les pas du loup qui enflamme déjà les esprits

Publié dans La Dépêche le 02/09/2014

A la mi-août, un loup aurait attaqué, pour la première fois, brebis et agnelles sur le domaine du Royal Aubrac. Même si rien n'est prouvé, le loup fait figure de coupable idéal. Reportage.

Éleveurs stressés, brebis menacées et tension permanente. Voilà la situation actuelle de l'agriculture dans l'Aveyron. A la mi-août, un loup aurait tué cinq brebis et agnelles sur le domaine du Royal Aubrac.

Une attaque non prouvée qui a néanmoins laissé des séquelles. Installé en septembre 2013, un réseau de quarante personnes surveille avec précision la présence ou non du loup dans le département.

Mandatée par la préfecture, cette cellule, dont les membres ont été formés par l'office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), tend à rassurer les éleveurs. Cependant, même si ce service de suivi du loup martèle que pour le moment, «aucun indice prouve que cette attaque a été faite par un loup», les éleveurs aveyronnais sont sous tension.

C'est ce qu'explique en tout cas Jean-François Cazottes, éleveur ovin au Truel et président de la section ovin-viande de la FDSEA.

«Les agriculteurs sont énervés et stressés. Depuis 2 ans le loup rôde dans les départements limitrophes et on s'attendait à le voir arriver».

En France, on compterait 250 à 300 loups avec une croissance de 20 % par an et «on devrait atteindre les 700 en 2020». Selon Jean-François Cazottes, ce n'est pas normal de laisser le canidé progresser sans rien faire. «Sa présence est incompatible avec nos élevages».

Sa solution est bien de diminuer la population du loup. «Depuis le 14août, un arrêté préfectoral autorise l'abattage de loups», souligne-t-il.

16 loups doivent être abattus

«Il faut que cet arrêté soit respecté. 16 loups devaient être abattus, il n'y en a que 11 pour le moment». Sans vouloir engager une chasse aux canidés, il concède que sa population doit être régulée, «encore plus dans le 1er département moutonnier de France».

En ce sens, il rappelle également que le loup n'est plus une espèce menacée.

De son côté, Laurent Reversat, porte-parole Sud de la Confédération Paysanne de l'Aveyron, tient le même discours, quoique moins radical.

«Il faut une politique globale. Si on veut des loups sur le territoire, alors il faut mettre en place des mesures qui défendent les éleveurs et leur troupeau». Et d'ajouter, «là, les agriculteurs se sentent abandonnés».

Et c'est bel et bien là que le bat blesse puisque, même s'il ne le désire pas, Laurent Reversat raconte qu'il suffirait d'une étincelle pour que tout s'embrase.

«Le troupeau d'un éleveur, au-delà de son aspect financier, c'est toute sa vie». On l'aura compris, les éleveurs attendent plus de la part de la sphère politique.

L'enjeu est conséquent. L'élevage fait clairement partie de l'économie du département: un tiers du chiffre d'affaires de l'Aveyron provient, en effet, de l'agriculture et de l'agronomie.

15 millions d'euros par an

C'est le budget prévu par l'État pour indemniser les pertes animalières en cas d'attaque reconnue du loup. Pour Jean-François Cazottes, «cette somme est importante mais ne dédommage pas les craintes d'une future attaque, le traumatisme psychologique de l'éleveur ou les effets secondaires causés par l'incident.» Comme il l'explique, certaines brebis avortent ou d'autres deviennent folles Selon lui, en 2013, 6 200 animaux d'élevage ont été victimes du loup en France.


Laurent Reversat, Confédération paysanne : «Les éleveurs se sentent abandonnés»

Porte-parole sud de la confédération paysanne de l'Aveyron, Laurent Reversat donne son avis, à froid, à propos des polémiques autour de la présence du loup dans l'Aveyron.

Pourquoi cette affaire suscite autant de peurs, de tensions et de polémiques ?

Il y a autant de bruit car, d'une part, ce serait la première fois que le loup attaque dans le département de l'Aveyron et, d'autre part, parce que la société est attachée à son pastoralisme. Or, la cohabitation entre les élevages et leur prédateur est impossible.

Que faire ?

On ne parle pas de chasse aux loups bien sûr mais il faudrait trouver une solution intermédiaire entre la cellule de suivi et un dénouement radical. La Suisse, par exemple, est signataire du traité de Berne, qui protège le loup, mais autorise les bergers à se défendre. Ce tir de défense est une solution. Si le loup attaque nos élevages, il ne faut pas simplement lui faire peur en tirant en l'air. Il faut tirer pour l'éduquer. Lui apprendre qu'il n'est pas dans la nature. On doit reprendre le contrôle sur cette espèce.

Il faut donc tirer pour le tuer ?

La population du loup doit être régulée mais je le répète, on ne parle pas de chasse aux loups.

Pensez-vous que la cellule de suivi est une bonne initiative ?

On a besoin de ce genre de cellule où des gens formés veillent. Néanmoins, on se rend compte qu'il est difficile de mettre en place des mesures en fonction des problèmes que nous vivons. La sphère politique a pris conscience que quelque chose devait être fait. Il faut une politique plus globale.

La situation est-elle aussi critique que certains le disent ?

Si on ne se sent pas protégés en tant que tels, cela peut en effet craquer à tout moment. Nous, on ne veut pas que ça craque mais, actuellement, les éleveurs ne se sentent pas protégés. Ils sont inquiets. Ils se sentent abandonnés.

L.C.

LA PIARRE - Une nouvelle attaque de loup cette nuit ?

LA PIARRE - Hautes-Alpes - Une nouvelle attaque de loup cette nuit ?

Article publié dans le Dauphiné le 23 août 2014

"Ça ne peut plus durer..." L'exaspération et la lassitude transparaissent clairement dans les propos d'Eric Oddou, maire de La Piarre.

Les sept béliers reproducteurs de son frère ont été attaqués cette nuit à La Piarre. Et selon l'élu du village, le loup est une nouvelle fois dans le coup.
"C'était une attaque violente, les bêtes ont été traînées sur plusieurs mètres, il y avait beaucoup de sang." Parqués dans un enclos, les béliers ont presque tous été décimés.

Un seul a réussi à s'enfuir, après avoir cassé la clôture. "On l'a récupéré ce matin, précise Eric Oddou. Il est blessé et ne pourra pas être utile la semaine prochaine." Les béliers devaient aller à la saillie. Le troupeau se trouvait à une centaine de mètres des premières habitations.

Par B.C.

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