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Communiqués de presse de l'association Eleveurs et Montagnes

Communiqué de presse du 27 novembre 2014

Manifestation des éleveurs à Paris

Quelques « effets d'annonce » de plus...

L'association Eleveurs et Montagnes a participé à la manifestation organisée à Paris le 27 novembre, afin de dénoncer les conséquences de la présence du loup sur l'élevage. Suite à cette manifestation, une délégation a été reçue par le ministre de l'agriculture, rue de Varenne, ainsi que par le directeur de cabinet du ministre de l'écologie.
Lors de cette entrevue, les représentants des éleveurs ont pris acte de plusieurs annonces : une réunion avec les ministères de l'écologie, de l'agriculture et de l'intérieur va bientôt être organisée. Tous les départements français vont maintenant être mis au même niveau pour la mise en place des procédures de tirs de défense et de prélèvement. Par ailleurs, le gouvernement demande à tous les préfets de « défendre l'élevage ».
Pour l'association Eleveurs et Montagnes, ces annonces ne constituent pas une avancée significative. « Nous sommes déçus, indique Yves Derbez, président de l'association. Ce sont encore des effets d'annonce. Rien ne change »
E&M tient à souligner par ailleurs le comportement exemplaire et la dignité des éleveurs durant la manifestation, malgré les tentatives d'intimidation des pro-loups et des CRS qui ont tout fait que la situation dégénère, mais en vain !

Communiqué du mardi 9 septembre 2014

Éleveurs et Montagnes (Paca) et Le Cercle (48) boycottent la réunion technique du Groupe national loup du 10/09
et demandent au gouvernement d'appliquer le plan loup, tout de suite !

L'association Éleveurs et Montagnes (PACA) et l'association Le Cercle (48) annoncent qu'elles refusent de participer à la réunion technique du Groupe National Loup qui se tiendra mercredi 10 septembre, à Lyon. Cette réunion sera en effet uniquement consacrée aux mesures de protection, thème qui selon les associations ne tient aucun compte de la gravité de la situation de l'élevage en France.
E&M et Le Cercle refusent d'envisager que les éleveurs puissent supporter un quelconque effort supplémentaire après tous ceux qu'ils ont déjà consentis. Depuis 20 ans, malgré les mesures de protection de plus en plus contraignantes qu'ils ont mises en place, la prédation n'a jamais cessé d'augmenter, prouvant leur totale inutilité. Dans les Alpes-Maritimes notamment, la totalité des constats réalisés cette année l'ont été sur des troupeaux protégés. La situation s'est encore aggravée en 2014. L'heure n'est donc plus à discuter des moyens de protection. Les associations demandent au gouvernement de faire appliquer le plan loup c'est-à-dire, comme il s'y est engagé, de prélever 24 loups immédiatement, par tous les moyens possibles, pour faire baisser la pression de la prédation sur les troupeaux. Elles rappellent qu'à ce jour, aucun loup n'a été prélevé en 2014.
Par ailleurs, E&M et Le Cercle demandent que le protocole de tir de prélèvement soit modifié et simplifié, afin de permettre aux éleveurs de pouvoir se défendre sans attendre que leurs bêtes soient massacrées par les loups.

Communiqué du vendredi 4 juillet 2014

Notre ministre de l'écologie visite le parc des Ecrins pendant que nos bêtes meurent

L'association Eleveurs et Montagnes manifeste son soutien aux éleveurs de Lavaldens (Isère) dont plus de 400 moutons ont sauté dans le vide pour fuir les loups. Une attaque de plus, un véritable traumatisme qui laisse les éleveurs désemparés au moment où la ministre de l'écologie annonce sa venue dans les Hautes-Alpes pour rencontrer... les gardes du parc des Ecrins !
La gravité de l'attaque de Lavaldens (Isère), laisse sans voix les éleveurs, choqués, abasourdis par le silence qui les entourent, abandonnés à leur triste sort. Eleveurs et Montagnes s'élève contre le mépris, le dédain dont font preuve nos dirigeants à l'égard d'une profession qui se meurt dans l'indifférence générale.
Notre ministre de tutelle reste muet. Il n'est même pas demandeur d'information sur l'état de cette partie du monde agricole. Quant à notre ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, elle vient dans les Hautes-Alpes dans quelques jours. Pourquoi faire ? Du tourisme peut-être. Elle n'a même pas répondu à notre demande d'audience et n'a aucunement exprimé de souhait de nous entendre. Quelle urgence y a-t-il à rencontrer les gardes du parc national des Ecrins ?
On nous avait promis de la régulation à partir de 5 meutes installées. Aujourd'hui, on en recense officiellement 27 et on ne voit toujours rien venir. Et à quoi bon augmenter le nombre théorique de loups à prélever si c'est pour ne pas en prélever un seul ? A ce rythme-là, les éleveurs ne tiendront pas. Qu'attendent nos élus locaux pour manifester leur désaccord et leur solidarité à l'égard de notre profession ? Ont-ils évalué les conséquences pour eux de notre disparition ?
Veut-on des exploitations hors-sol, comme en Espagne, où les brebis ne lèchent même plus leurs petits, où les agneaux avalent du lait en poudre à des tétines en plastique, sans voir ni le moindre brin d'herbe ni le soleil ? Nous pensons que ce n'est pas cette viande-là que veulent les consommateurs.
Alors ne laissons pas disparaitre l'élevage en montagne. Réagissons. Avant qu'il ne soit trop tard.

Communiqué du mercredi 23 avril

Assemblée générale à Sisteron : E&M veut mobiliser les élus locaux

L'association Eleveurs et Montagnes a tenu, mardi 22 avril, son assemblée générale à Sisteron, à l'invitation de Daniel Spagnou, maire de la ville et vice-président de l'association des maires de la région PACA. La situation continuant à se dégrader au risque de menacer toute la filière économique, E&M continue le combat et a entrepris de mobiliser les élus locaux qui sont appelés à venir soutenir la filière.

L'assemblée générale de l'association Eleveurs et Montagnes s'est tenue hier à Sisteron, en présence de plus de 200 éleveurs venus de la région PACA et d'autres départements de montagne. Des éleveurs désespérés et, de plus, en colère, déçus et surpris de ne pas voir davantage d'élus présents à leurs côtés alors que leur situation ne cesse de s'aggraver. D'où la volonté d'E&M d'aller à leur rencontre pour les sensibiliser et les informer. L'association a décidé d'ouvrir ses adhésions aux élus, chasseurs et autres sympathisants décidés à défendre le pastoralisme et à lutter contre la prédation.
Lors de cette AG, E&M a obtenu un soutien important : celui de Colette Charriau, conseillère régionale EELV. « Je prends acte aujourd'hui de la gravité de la situation et m'engage à être votre relais au conseil régional », a-t-elle déclaré aux éleveurs présents à Sisteron. « Elle a compris l'importance de notre filière économique dans la région et se fera notre porte-parole », se félicite Yves Derbez, président d'E&M. Daniel Spagnou, maire de Sisteron, et Pierre Martin-Charpenel, maire de Barcelonnette, ont également confirmé leur soutien à l'association.

Un tableau alarmant

Tous les intervenants invités à s'exprimer durant l'AG ont dressé un tableau alarmant des conséquences de la présence du loup sur toute la filière ovine : éleveurs, coopératives, etc. La profession est soit déjà sinistrée, comme dans les Alpes-Maritimes, soit sur le point de le devenir. Les derniers chiffres exposés par Mme Fournier, directrice de la DDT 04, montrent que le budget consacré aux indemnisations va augmenter. 22 départements ont été touchés en 2013 contre 16 en 2012. 1870 attaques et plus de 7000 victimes ont été recensées en France, selon Mme Fournier qui précise que « la lutte contre la prédation entraîne un surcroît de travail de 600 heures par an pour l'éleveur ».
« 85% des attaques ont été constatées sur des troupeaux protégés et gardés par des patous », a rappelé Marc Dimanche, directeur du CERPAM. Ce chiffre monte à 100% dans les Alpes maritimes, prouvant que les mesures de protection ont bien été mises en place et ne servent à rien. Le loup est présent partout et l'évolution du territoire du loup est « quasi exponentielle », selon M. Dimanche. Il a également montré qu'ailleurs, la cohabitation avec l'animal ne se passe pas mieux qu'en France, contrairement à une idée très répandue. Le loup n'est plus aujourd'hui « le problème des alpages d'altitude. Il concerne l'ensemble de la filière, toute l'année ».

Dégâts collatéraux

Jean-Luc Champion, vétérinaire du Groupement de Défense Sanitaire, a quant à lui fait état des dégâts collatéraux de la prédation sur l'élevage avec le développement sans précédent de maladies comme le ténia et la cœnurose, propagés par les patous et aggravés par le confinement des bêtes dans les parcs. Les loups sont eux aussi porteurs de ces maladies.
Au-delà des éleveurs, c'est donc toute une filière qui est impactée, comme l'a rappelé Sylvain Béhéty, de la coopérative des Bergers du soleil : « Le loup s'attaque aussi à des produits emblématiques comme l'agneau de Sisteron alors que nous avions réussi à relancer la dynamique commerciale et que les ventes augmentent de 15 à 17% par an ! A cause du loup, nous n'arrivons pas à trouver des éleveurs pour faire des agneaux entre septembre et novembre alors qu'on en manque cruellement ! »
Le loup est partout, dans toute l'Europe. Le combat contre l'animal a donc pris une envergure européenne avec la constitution d'un collectif de scientifiques dont la création a été annoncée durant l'AG. Eleveurs et Montagnes est associée à cette initiative.
L'association poursuivra donc sa mission d'information et de sensibilisation, tout particulièrement auprès des élus locaux. Elle prépare maintenant sa participation au prochain Groupe National Loup prévu le 7 mai prochain, à Lyon.

 

 

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