Pastoralisme Le Pastoralisme en France, élevage en montagne et pastoralisme. Pastoralisme et prédation. Avenir du pastoralisme. http://www.eleveursetmontagnes.org/pastoralisme Sun, 23 Feb 2020 15:17:44 +0000 Oyopi CMS v6.1.25 fr-fr Candidature au Patrimoine Mondial de l’Humanité de l’Unesco de l’espace transfrontalier Marittime / Mercantour http://www.eleveursetmontagnes.org/eco-pastoralisme/1029-candidature-au-patrimoine-mondial-de-lhumanite-de-lunesco-de-lespace-transfrontalier-marittime-mercantour http://www.eleveursetmontagnes.org/eco-pastoralisme/1029-candidature-au-patrimoine-mondial-de-lhumanite-de-lunesco-de-lespace-transfrontalier-marittime-mercantour logo-unescoCandidature au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'Unesco
de l'espace transfrontalier Marittime / Mercantour

 

Éleveurs et Montagnes a pris connaissance avec intérêt du lancement de la candidature au Patrimoine Mondial de l’Humanité de l’Unesco de l’espace transfrontalier Marittime/Mercantour, le 18 novembre 2013 à Breil sur Roya, en présence des représentants français et italiens des Ministères de l’Environnement.

Un tel classement donnerait véritablement une notoriété internationale à cet espace, les Alpes de la mer. Le projet fait ressortir une longue collaboration entre scientifiques français et italiens, il aboutit à retenir trois des critères que l’Unesco propose pour obtenir un classement. Ces critères sont les suivants :

 

viii - être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d'éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification.

 

ix - être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l'évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d'animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins.

 

x - contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.

 

Ces critères démontrent clairement que la demande de classement porte exclusivement sur un PATRIMOINE NATUREL.

 

L’Unesco offre aussi des possibilités de classement au titre d’un patrimoine culturel (monuments et sites historiques), ou d’un patrimoine mixte, culturel et naturel.

 

L’association considère que la demande déposée devrait être enrichie d’un aspect culturel, pour obtenir in fine un classement au titre d’un patrimoine naturel et culturel. Dans cette perspective elle souhaite que l’un ou les deux critères suivants puissent être ajoutés :

 

iii - apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue.

 

v - être un exemple éminent d'établissement humain traditionnel, de l'utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d'une culture (ou de cultures), ou de l'interaction humaine avec l'environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l'impact d'une mutation irréversible.

 

 

 

 

 

En effet, au cœur du massif du Mercantour, ne doit-on pas valoriser l’aspect culturel exceptionnel du Mont Bégo et de la Vallée des merveilles ? Ainsi que 5000 ans d'agropastoralisme lié de façon intrinsèque aux processus écologiques et géologiques environnants ? N’y a-t-il pas, côté italien, de tels symboles forts d’une civilisation comparable ?

 

Dans cet esprit, l’association s’est rapprochée des Chambres d’Agriculture pour qu’elles puissent donner une mission de coordination à un organisme qui devra faire appel à des spécialistes des deux côtés de la frontière (préhistoriens, écologues, anthropologues, …), le tout devant aboutir à un dossier complémentaire à la demande déjà déposée. Ce dossier devrait alors, de notre point de vue, être porté à l’Unesco, non plus par des administrations chargées de l’environnement, mais par un large panel de représentants des populations des Régions Piemonte et Paca.

 

 

 

Association Eleveurs et Montagnes le 24 février 2014

http://www.eleveursetmontagnes.org 

 

Télécharger en PDF Candidature au Patrimoine Mondial de l’Humanité de l’Unesco de l’espace transfrontalier Marittime / Mercantour

 

]]>
web@oyopi.com (Super User) Eco-pastoralisme Fri, 28 Feb 2014 16:11:58 +0000
Rencontres Pyrénéennes des Territoires et des Savoirs 2012 http://www.eleveursetmontagnes.org/eco-pastoralisme/591-rencontres-pyreneennes-des-territoires-et-des-savoirs-2012 http://www.eleveursetmontagnes.org/eco-pastoralisme/591-rencontres-pyreneennes-des-territoires-et-des-savoirs-2012 Communiqué de presse

Rencontres Pyrénéennes des Territoires et des Savoirs 2012 - 

"Droit sur le sol, usage des herbes et semi-liberté du bétail : un système pastoral original"

15 novembre 2012, salle des Fêtes de Pierrefitte-Nestalas, Hautes-Pyrénées

Territoires et Savoirs : les deux mots parlent de femmes et d'hommes, celles et ceux qui ont « fait » et « font » les Pyrénées. Contrairement à l'image trop souvent répandue de la montagne – une Nature immuable où l'homme serait marginal – les recherches ont replacé la société au cœur d'un environnement modelé par 6000 ans d'histoire » (Sud Ouest européen – Revue géographique des Pyrénées et du Sud Ouest - Juin 2001

Les Rencontres Pyrénéennes sont un moment de dialogue autour de cette réalité, ni naturelle, ni artificielle, mais semi naturelle : des Territoires et des Savoirs, au croisement de ce que la nature permet et du travail des hommes. A la fois paysages, outils de productions, et produit

Ces secondes Rencontres aborderont une des originalités des systèmes pastoraux pyrénéens : la dissociation entre propriété ou droit du sol et usage des herbes, elle est directement liée à une autre originalité dans la façon de conduire les troupeaux : la notion de semi-liberté du bétail, qui peut parfois devenir liberté totale sous simple surveillance ponctuelle. La pratique de la compascuité (usage commun du même pâturage) est centrale dans ce processus.

Ce système pastoral original sera envisagé sous ses aspects historiques et ethnologiques, dans sa relation avec le milieu qu'il contribue puissamment à créer, dans sa réalité actuelle, et dans les actions en cours pour lui permettre « un avenir qui ne renie pas son passé, mais entend l'adapter sans le dénaturer ». Une section « regard d'ailleurs » envisagera ces relations complexes pour un autre territoire : l'Afrique du Nord, la Tunisie notamment.

Ces deuxièmes rencontres feront place à plus de dialogue. La convivialité autour du buffet sera la même, et, nous l'espérons, le soleil lui aussi sera encore au rendez-vous.

"Un avenir qui ne renie pas son passé, mais entend l'adapter sans le dénaturer"

PROGRAMME

Matinée : accueil 8h30

9h, début des communications

Volet historique et ethnologique, les savoirs et pratiques dans la durée

Enquêtes orales et archives permettent de reconstituer les logiques qui fondent l'originalité du pastoralisme pyrénéen. Notamment, des façons de concevoir et organiser le Territoire, en jouant entre deux pôles apparemment inconciliables : le besoin des bêtes à s'étendre dans l'espace (ouverture), et la volonté humaine de borner ce même territoire pour se l'approprier (fermeture).

Intervenants :

Bruno Besche Commenge, Sociolinguiste, objets d'étude : techniques et savoirs agropastoraux, histoire des races bovines et ovines pyrénéennes.

Jean-François Le Nail, Directeur honoraire des Archives départementales des Hautes-Pyrénées.

Vision globale du massif autour de la montagne humanisée, des écosystèmes pastoraux, du rôle des activités pastorales dans la diversité des paysages hérités de nos ancêtres.

«/.../ parvenir à une nouvelle agronomie à la fois plus intégrée et créatrice de paysage : elle devra aussi restaurer la précieuse culture rurale aujourd'hui en danger de se perdre alors qu'elle est plus que jamais nécessaire pour la stabilité des écosystèmes concernés» (Villar Perez Luis ; Montserrat Pedro, «Función del pasto en los espacios naturales protegidos y su entorno», 1995).

Luis Villar Perez, Investigador Científico - Departamento de Conservación de la Biodiversidad y Restauración de Ecosistemas - Instituto Pirenaico de Ecología (IPE) - Jaca – Espagne.

Jean-Paul Métailié, Directeur de recherche CNRS - GEODE - UMR 5602, Maison de la Recherche Université Toulouse-le-Mirail, Président du Conseil Scientifique du Parc National des Pyrénées.

13h : Buffet chaud, Produits du Terroir

Après-Midi :

14h, Début des communications

Regards d'ailleurs

Adaptation ou impasse des systèmes d'élevage en Afrique du Nord : Des territoires pastoraux et des parcours steppiques à des territoires agricoles, où l'élevage doit trouver sa place ; l'exemple tunisien.

Intervenants :

Johann Huguenin, Chercheur à l'Unité Mixte de Recherche (CIRAD - INRA - SupAgro) SELMET Systèmes d'Elevages Méditerranéens et Tropicaux, Montpellier.

Tasnim Jemaa, Doctorante UMR SELMET CIRAD/INAT (Institut National d'Agronomie de Tunisie).

Le terrain aujourd'hui

Les actions en cours pour continuer ces pratiques du milieu, créatrices à la fois de produits agricoles, de paysage, de lien social : « un avenir qui ne renie pas son passé mais entend l'adapter sans le dénaturer ».

Emmanuel ALONSO, Responsable Pôle territoire Chambre Agriculture 65.

Didier BUFFIERE, Directeur du GIP-CRPGE : Groupement d'Intérêt Public - Centre de Ressources sur le Pastoralisme et la Gestion de l'Espace 65.

Conclusion

Jean-Michel Anxolabéhère, Président de l'ACAP (Association des Chambres d'Agriculture des Pyrénées), Président de l'APEM (Assemblée Pyrénéenne d'Economie Montagnarde).

Les actes des rencontres de 2011 sont téléchargeables à cette adresse : http://www.pyrenees-pireneus.com/ADDIP/ASPP-65/Rencontres-Pyreneennes-Territoires-Savoirs/2011/Actes-2011-Rencontres-Pyreneennes.pdf

]]>
web@oyopi.com (Super User) Eco-pastoralisme Tue, 06 Nov 2012 13:43:05 +0000
Pastoralisme en bords de Loire http://www.eleveursetmontagnes.org/eco-pastoralisme/546-pastoralisme-en-bords-de-loire http://www.eleveursetmontagnes.org/eco-pastoralisme/546-pastoralisme-en-bords-de-loire Références : Pastoralisme en bords de Loire

Article publié le 17 juillet 2012 par www.valdeloire.org

Le pastoralisme garantit une restauration et un entretien efficace des prairies, à l'image des deux expériences menées depuis 10 ans par le Conservatoire d'espaces naturels de la Région Centre (pastoralisme ovin) et la Communauté d'agglomération de Saumur (pastoralisme bovin).

Il permet le maintien des pelouses ligériennes, des prairies inondables et de leur biodiversité, l'élagage efficace des broussailles, l'amélioration de l'écoulement des eaux (réduction du risque inondation) et reste moins coûteux que les travaux d'entretien mécanique des pelouses ligériennes (800€ / hectare / an pour l'entretien pastoral contre 2800 € / hectare / an pour l'entretien mécanique).

Réhabiliter l'élevage dans les prairies de Loire est possible à la condition de créer des filières fondées sur des produits labellisés (labels « L'éleveur et l'oiseau » et « Pasto'Loire »), d'accompagner les éleveurs et de garantir un soutien constant à cette économie fragile.

Ces deux projets ont bénéficié du soutien des Chambres d'agriculture du Loiret et du Maine et Loire, des régions Centre et Pays de la Loire ainsi que celui de la DREAL Centre, de l'Agence de l'Eau Loire Bretagne et du FEADER pour l'élevage ovin.

RESULTATS

Conservatoire d'espaces naturels de la région Centre :
320 ha restaurés en prairies, un cheptel de 800 brebis et 4 emplois de bergers

Communauté d'agglomération de Saumur :
600 ha restaurés en prairies sur 16 kms de bords de Loire et 35 exploitants associés (élevages bovins allaitants).

Recommandations

Pastoralisme ovin :
Identifier des secteurs à enjeux croisés : milieux ouverts (écoulement des eaux), prairies et pelouses biologiquement riches, potentialités de pâturage à proximité des fermes
Etablir un plan intégrant du pâturage itinérant et des zones de pâturage fixe
Employer un berger pour la période de pâturage des ovins (conduite du troupeau, déplacement des parcs, réactivité en cas de crue...)
Optimiser la capacité des éleveurs à valoriser leurs produits.

Pastoralisme bovin :
Préserver, en priorité, les prairies existantes avant de reconquérir les espaces enfrichés
Capitaliser le savoir-faire des éleveurs et évaluer le potentiel fourrager des prairies
Créer des parcs de petite taille, respectant la trame paysagère du site
Soutenir les autres filières d'élevage (équin notamment)

]]>
web@oyopi.com (Super User) Eco-pastoralisme Fri, 12 Oct 2012 07:07:03 +0000
Des chiens Patou contre les loups http://www.eleveursetmontagnes.org/les-troupeaux/463-des-chiens-patou-contre-les-loups http://www.eleveursetmontagnes.org/les-troupeaux/463-des-chiens-patou-contre-les-loups Pastoralisme en Hautes-Vosges - Des chiens Patou contre les loups

Article publié par Vosges Matin le 31 juillet 2012

Trois chiens de montagne des Pyrénées, également baptisés « Patou », sont actuellement dans les prés des Hautes Vosges. Leurs missions : protéger les troupeaux de moutons contre les attaques des loups. Et pour l'instant, cela semble marcher.

Des panneaux d'informations ont été installés sur les hauteurs de la Bresse pour dissuader promeneurs et cyclistes de s'approcher d'un chien « Patou » et de « son » troupeau de moutons.

La Bresse. C'est un chien blanc aux allures de grosse peluche. Costaud mais avec une bonne tête. Rien à voir avec les pitbulls et autres molosses pas commodes. Le chien de montagne des Pyrénées, appelés aussi Patou, inspire plutôt confiance. Mais il ne faut pas se fier aux apparences. Il est élevé pour protéger les troupeaux de moutons et gare aux promeneurs qui approchent trop près de ses protégés.

« Ses copains, ce sont les moutons et il les défend. Mais si on ne les emmerde pas, il ne vous fera rien », résume d'une formule qui a le mérite d'être claire, Jean-Yves Poirot. Eleveur de moutons à la Bresse, il est aussi président du syndicat ovin des Vosges. L'homme a son franc parlé et il s'est fait le porte-parole depuis un an de la colère des agriculteurs des Hautes-Vosges victimes du retour du loup.

Logique. Car son exploitation a le redoutable honneur d'être le garde-manger préféré du mythique prédateur qui est de retour dans le massif vosgien depuis le printemps 2011. L'an dernier, Jean-Yves Poirot s'est fait dévorer trente-neuf bêtes et un poulain.

Afin de protéger ses troupeaux, il a donc décidé, comme deux autres éleveurs, de prendre un chien Patou. Au cours de l'automne dernier, il a suivi une formation pour pouvoir s'en occuper. C'est un spécialiste suisse qui est venu lui prodiguer ses conseils.

Le chien, ou plutôt la chienne, est arrivée quelques mois plus tard, en mai dernier. Il a fallu débourser 475 € pour l'acheter à un agriculteur du Territoire de Belfort – 80 % du prix est pris en charge par les pouvoirs publics.

Et jusqu'à présent l'investissement s'est avéré rentable. Certes, les animaux de Jean-Yves Poirot ont de nouveau été la cible du loup. L'éleveur a recensé 8 ou 9 attaques depuis qu'il a ressorti ses moutons, au printemps. « Après chaque attaque, j'ai retrouvé le cadavre d'une ou deux bêtes. J'en ai également une vingtaine qui a disparu », comptabilise l'agriculteur de la Bresse.

« Totalement irresponsable »

Mais aucune victime, ni aucune disparition n'ont touché le troupeau de plus d'une centaine de moutons qui est sous la surveillance de son Patou. Car le chien est affecté à un seul de ses quatre troupeaux. Il faut qu'il s'habitue aux brebis et agneaux dont il a la garde, il faut qu'il s'attache à eux. Il devient alors le plus redoutable des vigiles. « Il faut monter lui donner à manger tous les jours mais cela vaut la peine, c'est très efficace », confirme Jean-Yves Poirot.

Sa chienne Patou est actuellement avec ses protégés sur les hauteurs de la Bresse, au col du Brabant. Elle est en bordure d'un sentier touristique. Et à chaque promeneur qui passe, elle aboie. Mais cela s'arrête là. Elle ne se précipite pas sur tout ce qui bouge. Uniquement sur l'« intrus » qui aurait la mauvaise idée de franchir la clôture et de s'approcher du troupeau. Attention alors aux morsures... D'où la présence de plusieurs panneaux d'information et d'avertissement. Afin de dissuader les touristes d'aller taquiner les moutons ou faire des câlins au Patou. Mais parfois cela ne suffit pas.

« Il y a quelques jours, le troupeau était en train de paître sur l'autre versant et un père de famille avec ses trois enfants a franchi quatre clôtures dont certaines électriques. Il allait se retrouver tout près de l'endroit où se trouvait le chien. Je l'ai engueulé. Je lui ai mis une sacrée avoinée et il est reparti tout blanc. Ce genre de comportement est totalement irresponsable ! », râle Jean-Yves Poirot qui estime que les élus devront réglementer l'accès aux sentiers si jamais les éleveurs généralisaient la solution du Patou comme arme anti-loup.

Lui-même n'exclut pas d'en prendre un autre. Sans se faire d'illusion toutefois : « Quand le loup aura proliféré et qu'il y en aura à profusion, les chiens ne suffiront plus. Plus aucun moyen de protection ne sera efficace ». C'est le pire cauchemar des éleveurs. Celui d'une meute de loups qui sèmerait la terreur dans les pâturages. Cela ne relève plus tout à fait du fantasme depuis que l'on sait qu'il y a un deuxième loup dans les Hautes-Vosges et que ce deuxième loup est... une louve.

Christophe GOBIN

]]>
web@oyopi.com (Super User) Les troupeaux Tue, 31 Jul 2012 09:24:44 +0000
La transhumance se met au tourisme http://www.eleveursetmontagnes.org/le-metier-deleveur/433-la-transhumance-se-met-au-tourisme http://www.eleveursetmontagnes.org/le-metier-deleveur/433-la-transhumance-se-met-au-tourisme La transhumance se met au tourisme

Article d'après AFP du 28 juin 2012

Des marcheurs accompagnent des bergers et leurs moutons dans les Hautes-Pyrénées (sud-ouest) lors de la traditionnelle transhumance du printemps AFP/Archives

Chaque été, vaches et brebis montent par milliers dans les estives des Pyrénées: la transhumance est considérée comme une vitrine de leur métier par certains éleveurs qui convient des touristes du monde entier, d'autres pestent contre les nuisances occasionnées par le public.

Poussés par le manque de terres, les éleveurs font monter depuis la nuit des temps leurs bêtes dans ces pâturages de montagne où l'herbe est réputée excellente, libérant leur exploitation pour faire du foin.

"Dans les Pyrénées, on a surtout une transhumance de proximité, les bêtes partent du fond des vallées" à la différence des Alpes où les animaux parcourent de très grandes distances, explique Thierry Marfaing de la Fédération pastorale de l'Ariège.

Mais si après la Seconde guerre mondiale, le transport en bétaillère s'est fortement développé, certains éleveurs choisissent de revenir à la transhumance à pied.

Dans l'estive du Bestou, au dessus de l'étang ariégeois de Lers, Jean-Louis Savignol, éleveur de mérens, cheval rustique des Pyrénées, trie les animaux qui resteront sur place pendant cinq mois et ceux qui passeront l'été dans une autre estive.

Des touristes l'accompagnent car il a décidé de tirer le meilleur parti de la transhumance en organisant des escapades à leur intention. Ils viennent de France mais aussi du Japon, de Nouvelle-Zélande, du Canada ou d'Afrique du Sud, dit-il, expliquant que son activité d'élevage pure est déficitaire. "La transhumance c'est notre vitrine, on montre le beau côté des Pyrénées".

François Martres, éleveur à Betchat (Ariège), parcourt chaque année 50 km en trois jours avec ses 350 brebis pour rejoindre son estive. C'est l'occasion de "faire connaître notre métier d'éleveur en milieu difficile. Et ça fait des retombées pour le pays".

Autrefois, un soulagement

Adeline Bordelet, coordonnatrice des services pastoraux à travers les Pyrénées, constate que le pastoralisme s'est "diversifié en direction du tourisme". "On a des visites et des fêtes d'estives dans certains départements, des coffrets week-end en montagne".

Patrick Caperaa, de la chambre d'agriculture des Hautes-Pyrénées, note que les fêtes pour lesquelles "il y a un véritable engouement" ont changé de sens. "Les gens y trouvent un transfert de culture, des moments ludiques, mais historiquement, les anciens faisaient ces fêtes car le départ des bêtes en montagne étaient un soulagement. Ca délestait l'exploitation".

Nombre d'éleveurs ne veulent cependant pas s'embarrasser de contraintes supplémentaires en s'occupant du public.

Francis Chevillon, éleveur retraité près de Seix (Ariège), critique des fêtes qui prennent parfois des libertés avec les coutumes authentiques. Il organisait des fêtes mais ne le fait plus. "La dernière année, j'avais 300 touristes sur les talons. Je suis responsable de 800 brebis, je fais comment?", demande-t-il, expliquant s'être fâché avec certains touristes et avoir perdu des brebis qu'il a mis trois jours à retrouver.

Certains profitent des projecteurs de la transhumance pour évoquer leurs difficultés. Cette année, les éleveurs de la vallée ariégeoise du Biros ont annulé la fête, découragés par les restrictions d'accès dues à la présence d'un couple de gypaètes barbus, espèce protégée de vautours, à quoi se sont ajoutées, disent-ils, des attaques d'ours.

En attendant, la transhumance permet d'entretenir des espaces "à haute qualité environnementale" qui sans cela se fermeraient et seraient inaccessibles, notent les professionnels, qui aimeraient voir ce rôle davantage reconnu. Certains rêvent aussi d'un label montagne qui "valoriserait ses produits et compétences".

]]>
web@oyopi.com (Super User) Le métier d'éleveur Wed, 04 Jul 2012 08:47:04 +0000
L'Union européenne soutient le pastoralisme dans les Pyrénées http://www.eleveursetmontagnes.org/eco-pastoralisme/422-lunion-europeenne-soutient-le-pastoralisme-dans-les-pyrenees http://www.eleveursetmontagnes.org/eco-pastoralisme/422-lunion-europeenne-soutient-le-pastoralisme-dans-les-pyrenees Pyrénées : Le soutien de l'Union européenne au pastoralisme

Quatre exemples de sites pastoraux soutenus par l'Europe

Article publié par EuropeenFrance.gouv le 19 juin 2012

Le pastoralisme dans les Pyrénées

Le pastoralisme occupe une place particulière au sein du massif des Pyrénées. Activité agricole, il représente également un patrimoine culturel avec des estives qui comportent des composantes économiques, sociales, foncières, environnementales, paysagères et touristiques. Dans les Pyrénées, le pastoralisme couvre 3 régions et 6 départements : les Pyrénées-Atlantiques (Aquitaine), les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne et l'Ariège (Midi-Pyrénées), l'Aude et les Pyrénées-Orientales (Languedoc-Roussillon). Sur l'ensemble du massif des Pyrénées, le pastoralisme concerne 6 000 exploitations pastorales, 1 290 estives, 100 000 bovins, 570 000 ovins et 14 000 équidés. Les estives couvrent une surface de 550 000 hectares dont 70% sont situées en zone Natura 2000 et plus de 90% sont des estives collectives organisées.

Le soutien de l'Union européenne au pastoralisme

Pour renforcer le pastoralisme dans les Pyrénées, l'Union européenne encourage l'accroissement de la présence humaine dans les estives qui bénéficie à l'économie de montagne ainsi qu'à la mise en valeur et à la préservation du massif des Pyrénées. L'utilisation pastorale des parcours et des estives contribue en effet à la préservation des paysages, au maintien de la biodiversité et à la prévention des risques naturels.

Les fonds européens FEDER et le FEADER financent ainsi des actions complémentaires pour soutenir cette activité : Le FEDER soutient les investissements liés à la création, la rénovation et l'extension des sites pastoraux dans le but d'améliorer les conditions de travail des bergers et de faciliter leur embauche. En juin 2012, 61 sites pastoraux étaient ainsi soutenus par le FEDER pour un montant total de près de 4,2 millions euros depuis 2007 dans le cadre de l'axe IV du programme régional de Midi-Pyrénées, dédié au massif des Pyrénées.

Les opérations bénéficiant du soutien du FEADER sont, quant à elles, ciblées sur :

La bonne conduite des troupeaux : 340 gardiennages soutenus en 2010, plus d'une centaine d'estives équipées de chiens de protection patous.
L'amélioration pastorale par le débroussaillage d'ouverture, les captages et adductions d'eau, l'assainissement, l'électricité : 290 opérations d'améliorations pastorales ont été soutenues entre 2007 et 2010.
L'animation : une cellule dans chaque département dédiée à l'animation foncière, l'animation des structures collectives, l'expertise pastorale et l'animation des travaux d'amélioration pastorales.
Les études : les diagnostics pastoraux et les études sur les thèmes pastoraux.
Le soutien du FEADER à l'ensemble de ces actions représente plus de 12 millions d'euros depuis 2007.

A la fin du programme 2007/2013, ce sont 408 sites pastoraux en bon état, réaménagés ou créés, qui seront à la disposition des exploitants pour accueillir un gardien salarié dans le massif des Pyrénées.

En savoir + sur le pastoralisme pyrénéen

Sur le site de la DRAAF Midi-Pyrénées
Sur le SIG Pyrénées

Quatre exemples de sites pastoraux soutenus par l'Union européenne

Rénovation et extension du site pastoral du Jaout

Pour améliorer les conditions de vie et de travail des bergers, la commune de Louvie-Juzon a porté le projet de rénovation et d'extension du site pastoral du Jaout. L'unique pièce de 20m2 s'est transformée en salon, tandis que des sanitaires ainsi que deux chambres ont été créées.

Le toit en tôle s'est vu remplacé par un toit en ardoise et l'orientation des ouvertures a été modifiée pour permettre aux éleveurs de surveiller leurs troupeaux depuis l'intérieur. Grâce à ces aménagements, les trois bergers présents sur le site travailleront dans de bonnes conditions dès cet été.

Site pastoral du Jaout ©Commune de Louvie Juzon

Les données clés du projet :

Le bénéficiaire : Commune de Louvie-Juzon
Le lieu : site pastoral du Jaout (Pyrénées-Atlantiques, Aquitaine)
Le calendrier de réalisation : mars 2010 à janvier 2012
Le coût total éligible du projet est de 144 933,40 euros, dont 72 466,70 euros financés par le FEDER (soit 50%), 43 480 euros par l'Etat, et 28 986,70 euros par la commune de Louvie-Juzon.

Extension et restauration du site pastoral d'Espugues

Le site pastoral d'Espugues, situé sur la commune de Bethmale, a été rénové et agrandi afin d'améliorer les conditions de vie et de travail du pâtre et des éleveurs transhumants. Les matériaux locaux utilisés pour la réalisation du projet ont permis d'intégrer au mieux le site pastoral dans son environnement. La rénovation de ce site, placé sur une zone intermédiaire entre deux estives, bénéficie aujourd'hui à une vingtaine d'éleveurs.

Site pastoral d'Espugues ©Commune de Bethmale

Les données clés du projet :

Le bénéficiaire : Commune de Bethmale
Le lieu : site pastoral d'Espugues (Ariège, Midi-Pyrénées)
Le calendrier du projet : septembre 2008 à février 2011
Le coût total éligible du projet est de 165 312,88 euros dont 82 656,44 euros financés par le FEDER (soit 50%), 33 062,57 financés par l'Etat et 49 593,87 euros par la commune de Bethmale.

Restauration et extension du site pastoral d'Espingo

L'estive communale d'Espingo, gérée par le groupement pastoral ovin de la ville d'Oô, accueille un berger pour garder le troupeau collectif. La restauration et l'extension de ce site pastoral ont ainsi permis d'améliorer les conditions de vie du berger et de faciliter les conditions de son embauche.

Les données clés du projet :

Le bénéficiaire : Commune d'Oô
Le lieu : site pastoral d'Espingo, vallée d'Oô (Haute-Garonne, Midi-Pyrénées)
Le calendrier du projet : 2009-2011
Le coût total éligible du projet est de 146 500 euros, dont 73 250 euros financés par le FEDER (soit 20%), 29 300 euros financé par l'Etat, 13 034,67 euros par le Conseil général et 30 915,33 euros financés par la commune d'Oô.

Aménagement d'un site pastoral sur la commune de Caudiès-de-Conflent

Le projet a pour objet de permettre l'amélioration de la gestion collective de l'estive, notamment grâce à la présence permanente du vacher sur le site. En outre, la réduction de ses transports participe à la qualité environnementale du projet. Ce dernier s'inscrit dans une démarche collective et assure la pérennité de l'estive sur un territoire où le maintien du pastoralisme est un enjeu majeur.

Les données clés du projet :

Le bénéficiaire : Syndicat des Eleveurs de Cerdagne Capcir
Le lieu : Caudiès-de-Conflent (Pyrénées-Orientales, Languedoc Roussillon)
Le calendrier du projet : mi 2008 à décembre 2011
Le coût total éligible du projet est de 94 038,82 euros, dont 47 019,41 euros financés par le FEDER (soit 50%), 18 807,76 euros financés par l'Etat, 9 026 euros par le Conseil régional et 19 185,65 euros financés par le Syndicat des Eleveurs de Cerdagne Capcir.

]]>
web@oyopi.com (Super User) Eco-pastoralisme Wed, 04 Jul 2012 06:53:32 +0000
Protection des troupeaux : un chien contre le loup http://www.eleveursetmontagnes.org/les-troupeaux/407-protection-des-troupeaux--un-chien-contre-le-loup http://www.eleveursetmontagnes.org/les-troupeaux/407-protection-des-troupeaux--un-chien-contre-le-loup Protection des élevages d'ovins Vosges : un chien patou pour contrer le loup

Article publié le 8 juin 2012 par le Républicain Lorrain

Pour lutter contre les attaques à répétition des loups, un éleveur vosgien vient de se doter d'un chien de défense. C'est l'une des solutions expérimentées pour sauvegarder les troupeaux. Rencontre avec le sauveur.

Il a l'air doux comme un... agneau. Mais mieux vaut ne pas se fier aux apparences. Ce chien qui paraît si paisible quand on le voit de loin est l'arme que les Vosgiens ont trouvée pour lutter contre les loups qui sèment la terreur dans les élevages du massif depuis maintenant plus d'un an.

Dans le milieu pastoral, tout le monde connaît le patou. Ce chien de montagne des Pyrénées n'a rien à voir avec les border collie, très prisés des bergers pour guider et rassembler les troupeaux. Lui est là pour les défendre. Dans les Alpes, beaucoup d'éleveurs font appel à ses précieux services. « J'ai vu des vidéos où il repousse les assauts de trois loups », assure admiratif, son nouveau maître, Jean-Yves Poirot.

L'animal, aussi classe dans ses postures que dans ses déplacements, règne en maître sur sa parcelle de dix hectares, toute proche du col du Brabant, sur les hauteurs de La Bresse. Son pelage blanc immaculé se confond avec celui des 140 brebis et 60 agneaux que l'éleveur a placés là. Les frisettes en moins. Souvent un peu à l'écart du troupeau, il crée une zone de protection pour exercer sa vigilance, se tenant prêt à éloigner tout intrus. Passent deux randonneurs, puis deux vététistes. L'animal se lève et aboie. Mais plutôt que de se ruer vers la clôture électrique, il se rapproche instinctivement des moutons, comme pour les rassurer.

Ne pas le défier

L'éleveur bressaud sourit. Il est le seul à pouvoir l'approcher : « Les trois premières semaines, je l'ai gardé à la maison, histoire qu'il s'habitue à moi. Mais depuis une semaine, il a rejoint le troupeau et reste avec les bêtes jour et nuit. Il est né et a grandi au milieu des moutons, n'a connu que ça, et a reçu le minimum de caresses de l'homme. C'est là qu'il est bien. » Les visiteurs sont priés de rester à distance lorsqu'il lui amène sa ration quotidienne de croquettes. En guise de remerciements, la femelle de huit mois vient lui léchouiller l'oreille. Mais quand une brebis a l'outrecuidance de s'approcher un peu trop près de la gamelle, elle montre aussitôt sa face cachée : « Il ne faut jamais le défier du regard, il prend cela comme un défi. Et si on le sent énervé, il vaut mieux bailler, cela le détend. » Incollable sur la question, Jean-Yves Poirot a posé des panneaux d'avertissements pour prévenir les promeneurs.

« Pas question de vous donner son nom. Je n'ai pas envie que tout le monde vienne l'appeler », lâche le propriétaire, qui le couve comme son bébé. « Je l'ai acheté dans une ferme sur le territoire de Belfort pour 490 €. La préfecture me le finance à hauteur de 80 % dans le cadre des mesures de protection expérimentales mises en place », confie l'éleveur. Au bout du rouleau à l'automne dernier, l'éleveur vosgien le plus touché – « 45 ou 48 pertes, je ne sais plus » – retrouve le sourire : « Ce chien, c'est peut-être mon sauveu r. À mon sens, c'est la seule solution valable pour préserver nos troupeaux. »

Il vient pourtant de retrouver le matin même deux de ses bêtes dévorées. Mais sur une autre parcelle, sans surveillance. Hier matin, un animal a aussi été retrouvé dépecé dans le champ voisin, où paissent les brebis esseulées du lycée agricole de Mirecourt. La semaine dernière, c'est un bélier qui a été dévoré à 2 km de là. Comme si les loups avaient déjà commencé à contourner le problème...

Philippe MARQUE

]]>
web@oyopi.com (Super User) Les troupeaux Fri, 08 Jun 2012 08:29:23 +0000
Un chien Patou dans la bergerie http://www.eleveursetmontagnes.org/les-troupeaux/401-un-chien-patou-dans-la-bergerie http://www.eleveursetmontagnes.org/les-troupeaux/401-un-chien-patou-dans-la-bergerie Un chien Patou dans la bergerie

Article publié le 23 mai 2012 par http://remiremontinfo.fr

Le premier chien Patou est arrivé dans les Vosges à La Bressse, chez l'éleveur Jean-Yves Poirot, qui dénombre 45 victimes dans son exploitation.

Il est le seul à pouvoir défendre contre le loup. Ce chien de montagne des Pyrénées fait partie des solutions du plan loup. Financé à 80 % par l'Etat, ce Patou est le premier à être installé dans les Vosges. Son rôle n'est pas de rassembler les moutons mais de les protéger.

Jean-Yves Poirot, éleveur à La Bresse, est celui qui compte le plus de pertes dans son élevage. 45 bêtes ont été dévorées dont 7 rien que cette année. Il porte donc un grand espoir en les qualités de son nouvel équipier : "Sa taille et sa puissance de mâchoire sont les seuls à avoir une capacité à se défendre contre le loup. Si on met un chien trop petit, il n'a aucune chance, il est trop petit, il a une trop petite mâchoire et il n'a aucune efficacité contre le loup".

Après ses quinze premiers jours d'acclimatation, il a pu vivre près du bétail.

Ce Patou de sept mois devrait rejoindre les parcs la semaine prochaine. "Il suffit de le mettre avec les moutons qui sont ses congénères dans sa tête. Il passe 99,9 % de son temps avec les moutons" ajoute Jean-Yves Poirot.

Malgré les apparences, il faut faire très attention car étant très protecteur, il pourrait mordre les promeneurs. L'éleveur bressaud a donc mis en place un dispositif afin de prévenir les populations, à ses frais, et distribué des fascicules dans les Offices de tourisme.

Ce chien de montagne fait partie de l'expérimentation mise en place par la Préfecture. D'autres pourraient être utilisés s'il s'avérait dissuasif. D'autant que le loup semble étendre son territoire de chasse. Un agneau a été retrouvé dévoré la semaine dernière dans la Meuse.

]]>
web@oyopi.com (Super User) Les troupeaux Mon, 04 Jun 2012 16:49:10 +0000
DIGNE-LES-BAINS Un éleveur condamné http://www.eleveursetmontagnes.org/les-troupeaux/400-digne-les-bains-un-eleveur-condamne http://www.eleveursetmontagnes.org/les-troupeaux/400-digne-les-bains-un-eleveur-condamne DIGNE-LES-BAINS Un éleveur condamné pour la morsure de son chien patou

Article publié par le Dauphiné Libéré le 1er juin 2012

La loi oblige les éleveurs d'ovins à s'équiper de chiens patous afin de protéger leurs troupeaux des attaques du loup. A Gréoux-les-Bains, Francis Solda s'est entouré de 27 chiens conformément à la règlementation. L'éleveur, également président de la fédération départementale ovine, président du CERPAM et membre du comité loup, comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains pour répondre de blessures involontaires.

Le 24 avril 2010, son chien Balboa avait mordu un cycliste à l'arrière du genou. La victime présente à l'audience a rappelé les faits : « Je me suis arrêté pour boire et pour vérifier que mon ami me suivait. A ce moment-là, un chien a surgi des fourrés, il m'a mordu tranquillement et il est reparti comme si de rien n'était ». D'après le souvenir de la victime, « le troupeau de brebis se trouvait à 500 mètres de l'endroit ». A la barre, Francis Solda qui a subi une attaque du loup dans le massif de Lure à l'été 2011 interroge : « Le chien a t-il complètement tort ? » Pour la juge Wacongne, la question ne fait aucun doute, « le chien doit mordre le loup, pas les humains », d'autant que Balboa avait déjà mordu. Cependant, « la protection d'un chien patou est de 800 mètres autour du troupeau », explique l'éleveur. D'ailleurs, selon son avocate Me Delphine Rixens, « la coexistence de l'activité pastorale et du tourisme pose des difficultés : les chemins de VTT répertoriés ou non sont susceptibles de couper l'espace des brebis ». A cela, l'éleveur a souligné l'obligation formelle édictée par la loi de se munir de chiens de protection. Mais pour le tribunal comme pour le procureur, « le gardiennage des chiens patous n'est pas le problème du tribunal mais celui du pouvoir règlementaire qui gère la cohabitation entre le loup et l'agneau. »

Durant l'enquête, Balboa a été présenté devant plusieurs experts comportementalistes qui ont établi un risque de morsure élevé dans un parc ouvert. Depuis, Balboa a changé de vie et coule des jours heureux de toutou de compagnie. Son maître a été condamné à 1200€ d'amende dont 600€ avec sursis.

Katy CANTAGREL

]]>
web@oyopi.com (Super User) Les troupeaux Mon, 04 Jun 2012 16:42:49 +0000
De plus en plus de groupements pastoraux http://www.eleveursetmontagnes.org/le-metier-deleveur/378-de-plus-en-plus-de-groupements-pastoraux http://www.eleveursetmontagnes.org/le-metier-deleveur/378-de-plus-en-plus-de-groupements-pastoraux Alpes-Maritimes : pastoralisme collectif

Article publié par le CERPAM mercredi 25 avril 2012

Les groupements pastoraux (GP) continuent de se développer dans les Alpes-Maritimes. En 2012, il existe 25 groupements pastoraux qui représentent 90 éleveurs regroupés, essentiellement des éleveurs ovins, avec de nombreux transhumants varois et bas-alpins. La grande majorité des GP ont pour orientation principale la production « ovin viande », (17 GP sur 25). Concernant les effectifs, on trouve plus de 37 000 ovins, 1200 bovins, 400 caprins et 96 équins, qui utilisent plus de 24 000 ha répartis sur 52 unités pastorales de parcours ou d'alpage, de la côte jusqu'aux frontières italiennes.

Nombre de ces groupements pastoraux sont engagés activement dans l'amélioration pastorale de leur territoire et/ou dans des contrats agro-environnementaux : un tiers des GP sont engagés dans des MAE sur les sites Natura 2000 du Mercantour et des Entraunes / Gorges de Daluis. De plus, lors des deux dernières années, 7 dossiers d'équipements ont été financés dans le cadre de la mesure 323C du PDRH, essentiellement pour l'abreuvement des troupeaux, l'équipement photovoltaïque des cabanes pastorales, la mise en place de parc de tri, mais aussi avec l'implantation d'une yourte. Du fait de leur nombre croissant et de leur répartition plus large sur le département, leur existence et leur fonctionnement sont mieux connus par les partenaires du pastoralisme. Reste maintenant à faire vivre ces groupements sur le long terme, pour des projets collectifs enrichissants.

Pour en savoir plus : algouty@cerpam.fr

]]>
web@oyopi.com (Super User) Le métier d'éleveur Wed, 25 Apr 2012 15:48:09 +0000