Source : Wikipedia
Le pastoralisme décrit la relation interdépendante entre les éleveurs, leurs troupeaux de ruminants et leur biotope. Cette relation débute il y a environ 10 000 ans avec la domestication de certains animaux à l'instinct grégaire.
Économiquement et socialement très important dans les sociétés rurales ou primitives, le pastoralisme a décliné dans le monde occidental avec l'exode rural et l'agriculture industrielle. En France, l'activité pastorale a existé au XIXe siècle dans les régions de grande culture. Aujourd'hui, elle se confine essentiellement aux zones d'accès difficile où les grandes cultures n'ont pas leur place.
L'une des spécificités du pastoralisme est la transhumance, qui voit le déplacement ou le transport du bétail de la plaine à la montagne au printemps et de la montagne à la plaine en automne. Les zones d'altitude où le bétail pâture à la belle saison sont dites alpages dans le Massif Alpin, montagnes dans le Massif Central et estives dans le Massif Pyrénéen.
Le pastoralisme en zone de montagne connaît un recul continu. La pression du tourisme conduit beaucoup d'éleveurs à se tourner vers des activités touristiques, plus lucratives. Paradoxalement, c'est le pastoralisme qui représente l'un des attraits touristiques majeurs de ces régions.
De plus en plus de groupements pastorauxAlpes-Maritimes : pastoralisme collectifArticle publié par le CERPAM mercredi 25 avril 2012 Les groupements pastoraux (GP) continuent de se développer dans les Alpes-Maritimes. En 2012, il existe 25 groupements pastoraux qui représentent 90 éleveurs regroupés, essentiellement des éleveurs ovins, avec de nombreux transhumants varois et bas-alpins. La grande majorité des GP ont pour orientation principale la production « ovin viande », (17 GP sur 25). Concernant les effectifs, on trouve plus de 37 000 ovins, 1200 bovins, 400 caprins et 96 équins, qui utilisent plus de 24 000 ha répartis sur 52 unités pastorales de parcours ou d'alpage, de la côte jusqu'aux frontières italiennes. Nombre de ces groupements pastoraux sont engagés activement dans l'amélioration pastorale de leur territoire et/ou dans des contrats agro-environnementaux : un tiers des GP sont engagés dans des MAE sur les sites Natura 2000 du Mercantour et des Entraunes / Gorges de Daluis. De plus, lors des deux dernières années, 7 dossiers d'équipements ont été financés dans le cadre de la mesure 323C du PDRH, essentiellement pour l'abreuvement des troupeaux, l'équipement photovoltaïque des cabanes pastorales, la mise en place de parc de tri, mais aussi avec l'implantation d'une yourte. Du fait de leur nombre croissant et de leur répartition plus large sur le département, leur existence et leur fonctionnement sont mieux connus par les partenaires du pastoralisme. Reste maintenant à faire vivre ces groupements sur le long terme, pour des projets collectifs enrichissants. Pour en savoir plus : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. |