L'association Éleveurs et Montagnes
L'association Éleveurs et Montagnes regroupe 327 éleveurs bovins, caprins, ovins et équins des Alpes de Haute-Provence (Vallée de l'Ubaye, du Verdon, vallée de Thoard notamment) et des Alpes maritimes. Une vingtaine de groupements pastoraux du Var et des Bouches-du-Rhônoe a également rejoint l'association. Il s'agit d'éleveurs qui se regroupent pour que leurs troupeaux partent ensemble en alpage dans les Alpes.
Télécharger le bulletin d'adhésion à l'association cliquez ici
L'association Éleveurs et Montagnes se mobilise pour
- La conservation de la biodiversité des zones pastorales des Alpes méditerranéennes
- Le soutien aux activités pastorales par l'équipement des cabanes pastorales et l'aménagement des pistes d'accès aux alpages
- La revalorisation du statut de berger par la formation et soutien à leur activité
- La promotion des produits d'élevage par l'organisation et le soutien des éleveurs pour le développement des filières courtes
L'association Éleveurs et Montagnes a pour but de sauvegarder et défendre tous les modes d'élevage qui subissent les attaques et les contraintes dues aux prédateurs (loup, lynx...) et ce, notamment par les moyens suivants :
- En informant les éleveurs, les habitants, les collectivités locales et tous les organismes sur l'évolution de la population et sur les attaques des prédateurs et leurs conséquences.
- En apportant toutes les aides matérielles et juridiques aux éleveurs et aux bergers victimes d'attaques de prédateurs, notamment devant l'administration et toutes autres juridictions
- En intervenant auprès de toute administration, toute collectivité ou toute juridiction pour défendre les intérêts et les droits des éleveurs et des bergers exposés aux attaques des prédateurs.
- En faisant connaître les lois, les informations et les décrets en vigueur intéressant les éleveurs concernés par les prédateurs
- En regroupant tous les éleveurs et les bergers résidants et transhumants (ovins, bovins, caprins, équins) afin de les défendre et de faire entendre leurs revendications auprès des organismes concernés par le pastoralisme de montagne, de l'agriculture et de l'élevage, ainsi que par l'administration et le ministère de l'agriculture et de l'environnement.
|
Thèmes sur lesquels il devrait y avoir consensus
1) La biodiversité Le loup fait partie de la biodiversité, et on peut comprendre sa présence dans un Parc, mais il est faux d’affirmer que la biodiversité serait plus riche sans le pastoralisme : nos montagnes sont ce qu’elles sont, au point de vue biodiversité, parce que depuis des siècles, des millénaires, des hommes ont fait pâturer leurs ovins. Si les régions méditerranéennes sont considérées comme des « points chauds » (ou « hot spots ») de biodiversité au niveau mondial, c’est bien grâce à la combinaison étroite des activités humaines, notamment agropastorales, avec un climat et une topographie particulières. En fait, le retour du loup est une menace pour la biodiversité puisque, parmi les mesures imposées aux éleveurs « le regroupement nocturne des troupeaux provoque dégradation et pollution, un comble pour une activité soucieuse du bon entretien des alpages » dixit Marc Vincent, zootechnicien à l’INRA d’Avignon. « La disparition des systèmes traditionnels de pâturage tend à s’accompagner de pertes importantes de biodiversité » FAO, Rome, 2009.
2) Les chiens divagants On veut aussi faire croire que les dégâts dus aux chiens dits « errants », en fait divagants sont très importants. C’est faux encore ! Les professionnels de l’élevage reconnaissent avoir connu des attaques de chiens à caractère accidentel avant l’arrivée des loups, mais le nombre de victimes est bien inférieur à celui qui a été propagé depuis des années dans différentes instances. Une fois pour toute il faudrait reconnaitre les travaux rigoureux et validés scientifiquement, conduits sur de nombreux territoires en France par plusieurs institutions (CERPAM, SUAMME, Vétagrosup de Clermont-Ferrand…) qui prouvent que, là où il n’y a pas de loup, le taux des victimes dû aux chiens atteint 0,25 % de l’effectif du troupeau mis au pâturage, par an, c’est-à-dire de 2 à 3 victimes par an pour un troupeau de 1 000 têtes ! Ce sont d’ailleurs également ces faibles taux qui sont publiés aux USA ou en Grande-Bretagne. De plus, on ne peut pas ignorer l’impact négatif du chien patou sur la fréquentation touristique de la montagne où l’activité de randonnées est la plus pratiquée. Combien de maires reçoivent plaintes et récriminations, et combien refusent de louer des alpages si le berger a des patous ? Combien de personnes ont été mordues par ces chiens ? Les écologistes disent volontiers que c’est aux bergers de dresser ces chiens, ils oublient simplement de dire que les patous sont imposés aux bergers, s’ils veulent être indemnisés en cas d’attaques de loups ! Ces chiens d’origine pyrénéenne n’étaient pas connus dans les Alpes avant l’arrivée du prédateur.
Lire la suite...
|