French Dutch English German Italian Russian Spanish

Plan loup: une association dépose un recours devant le Conseil d'Etat

Article AFP publié le dimanche 6 octobre 2013

Le Collectif des éleveurs de la région des Causses, de la Lozère et leur environnement (Cercle) a déposé un recours devant le Conseil d?État contre les trois arrêtés nécessaires à la mise en ?uvre du plan loup 2013-2017, a-t-on appris dimanche auprès de l'association à Hures La Parade (Lozère).

Dévoilé en février, le plan loup a été signé par les ministères de l?Écologie et de l'Agriculture. Ce plan encadre la protection du loup, animal protégé, mais prévoit les conditions permettant d'en abattre dans certaines zones en cas de menaces avérées pour les troupeaux.

L'un des arrêtés fixe à 24 le nombre maximum des loups dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2013-2014, contre 11 pour 2012-2013. Entre 2008 et 2012, seuls sept loups ont été tués.

Dans son recours en "excès de pouvoir", déposé le 25 juillet, l'avocat du Cercle, Me Régis Constans, estime que la "protection nécessaire des loups entre en contradiction avec la protection, tout aussi nécessaire, de l'élevage". Et si les deux préoccupations "ne sont pas forcément antinomiques", il faut "déterminer la position du curseur". "Or, affirme-t-il, les éleveurs estiment, à juste titre, que leurs intérêts ne sont pas pris en compte à la hauteur de ceux de la préservation des loups".

Pour Me Constans, qui soulève des nullités de procédure (incompétences des signataires, absence de décret...), les arrêtés sont "illégaux" car ils "ne tiennent pas compte" des "situations différentes reconnues par la ministre de l'Ecologie (Delphine Batho à ce moment, ndlr). "Les mesures tendant à permettre l'agropastoralisme doivent être différentes selon les régions concernées", estime-t-il.

Pour l'avocat, la réglementation préexistante offrait "des marges de man?uvres bien plus larges", alors que le droit international est "empreint de pragmatisme et que "la protection du loup n'est pas absolue": "Tant la Convention de Berne du 19 septembre 1979, que la directive +Habitats+ prévoient qu?il est possible de déroger à la protection du loup lorsque trois conditions sont réunies: quand il n?existe pas de solutions satisfaisantes; quand la dérogation ne nuit pas à la survie de l?espèce; quand sont constatés des dommages importants aux cultures ou à l?élevage".

"Ces conditions sont assez largement définies pour permettre des dérogations efficaces à l?interdiction de destruction des loups, dans certaines zones, dès lors que l?on ne met pas en péril la pérennité de l?espèce", estime-t-il.

José Bové: «En Suisse comme en France, il faut limiter le nombre de loups»

Article publié le 3.01.2014 par Le Nouvelliste

Entretien avec le député européen vert José Bové pour qui la présence du loup aux portes de Sion n'est pas une surprise.

Alors que le loup a refait parler de lui récemment en Valais, en tuant plusieurs moutons à Savièse, à trois kilomètres de Sion, le député européen écologiste José Bové ne s'étonne pas de la présence du prédateur aussi près d'une ville. «Un loup a été tué en traversant une route au mois de mars dernier à trois kilomètres de Millau, ville de plus de 25'000 habitants, la plus proche de chez moi", a -t-il déclaré au Nouvelliste.

L'élu français avait donné un sacré coup dans la fourmilière écolo il y a quelques mois en prenant la défense des éleveurs et en se disant favorable au tir du loup. Aujourd'hui, interrogé par nottre rédaction, il maintient plus que jamais ses propos. Pour lui, le loup n'a rien à faire chez nous. En Suisse comme en France.

Le Français avait notamment déclaré l'été dernier sur une radio lozérienne, «Si le loup risque d'attaquer un troupeau, la meilleure façon de faire c'est de prendre le fusil.»

L'intégralité de notre article est à découvrir dans l'édition du mardi 31 décembre.

Par Gilles BERREAU

Brassac. Enquête sur le loup du Sidobre

Article publié le 13/11/2013 par La Dépêche

Un chevreuil a été dévoré par un gros prédateur le 1er novembre à proximité de Brassac . L'hypothèse d'une attaque commise par un loup est prise au sérieux par l'ONCFS, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage qui a reçu des photos très explicites prises par un riverain.

Cet habitant du village a été réveillé au petit matin par les cris d'un animal. Dans la journée, à une centaine de mètres de chez lui, l'homme a découvert la carcasse d'un chevreuil dévoré aux deux tiers par un gros prédateur. Contactée par ce témoin, la fédération départementale des chasseurs a émis l'hypothèse d'une attaque commise par un loup.

L'ONCFS confirme cette piste tout en restant très prudent. «On s'en tient aux faits. Il n'a pas été possible de voir la carcasse puisque cela remonte à plusieurs jours» explique Pascal Pouzens, le responsable de l'office qui a transmis les clichés au «réseau loup». «Nous attendons que les experts se prononcent à partir des images.» Au vu des clichés, Pascal Pouzens confirme que le chevreuil a bien été attaqué par un grand canidé, peut-être un loup, «compte-tenu de la quantité de nourriture prélevée. On sait que cet animal peut manger en une seule fois, huit à dix kilos de viande, ce qu'un chien ne fera jamais». Mais le directeur regrette de ne pas avoir été alerté plus tôt. «Il faut remercier cet habitant qui a eu la présence d'esprit de faire des photos de très bonne qualité, mais nous n'avons été alertés qu'une semaine après les faits. Il n'est plus possible de faire des relevés sur place de poils ou d'excréments, qui auraient permis une analyse génétique».

Selon le responsable de l'ONCFS, aucune présence de loup n'a été signalée dans le Tarn depuis 2008 et les empreintes relevées dans la Montagne noire. «Au niveau national, l'aire d'expansion de l'espèce s'accroît. Des individus peuvent rechercher de nouveaux territoires en faisant 2 à 300 km. Or, nous sommes à proximité de zones où l'espèce est présente, en Lozère, dans les Pyrénées-Orientales, en Ariège. On s'attend un jour ou l'autre à voir cet animal dans le Tarn» indique Pascal Pouzenc qui rappelle que le loup ne présente aucun danger pour l'homme : «C'est un animal difficile à observer, qui fuit l'homme.»

Éleveurs inquiets

Du côté des éleveurs, l'arrivée possible de ce prédateur inquiète. C'est ce que confirme Philippe Jougla président de la Fdsea Tarn. «J'ai déjà entendu des cas d'attaques de vautours sur des agneaux. On sait aussi qu'il existe des loups sur le Larzac. Ce n'est pas loin des Monts de Lacaune. Il y a une certaine fatalité à le voir arriver dans un avenir proche. C'est un prédateur dont nos pères se sont débarrassés il y a un siècle, c'est regrettable de le voir revenir.» Lui-même éleveur de brebis, agneaux et vaches laitières à Anglès, Philippe Jougla craint de possibles attaques sur des troupeaux. «Nos plus sérieux concurrents anglais et irlandais n'ont pas ce problème. Ce n'est pas demain qu'on verra des loups dans ces pays.»
Éric Berger

Un loup tué sur une autoroute du Var

Article publié par Le Figaro.fr avec AFP le 08/01/2014

Un loup a été tué dans la nuit de samedi à dimanche après avoir été percuté par une automobile sur l'autoroute A570 entre Hyères et Toulon, a signalé aujourd'hui la préfecture du Var.

La dépouille de l'animal, âgé de 3 ou 4 ans et pesant 29 kilos, a été remise par les CRS aux agents de l'Office national de la chasse et de sa faune sauvage (ONCFS) qui l'ont confiée au laboratoire départemental vétérinaire de Draguignan. Une autopsie et des analyses, notamment génétiques, vont être pratiquées sur l'animal sauvage.

"Ca prouve la nécessité de maitriser la prolifération des loups dans le département, j'y travaille", a indiqué le préfet du Var Laurent Cayrel.

Mi-décembre, le tribunal administratif de Toulon avait suspendu un arrêté préfectoral du 22 novembre autorisant le prélèvement de loups dans ce département. La juridiction administrative avait estimé que la zone de tir autorisée par cet arrêté était trop large et sans "cohérence avec la zone de pâturage concernée par les attaques de loups". Une décision qui avait été saluée par les associations de défense des animaux.

Le 2 décembre, un loup avait été abattu lors d'une battue aux sangliers sur le terrain militaire de Canjuers (Var). 200 attaques de brebis ont été enregistrées en 2012 dans le Var.

Revenu naturellement au début des années 1990 dans les Alpes, le loup est en croissance constante en France (il y en a 250 aujourd'hui), d'où une augmentation des attaques sur les troupeaux d'ovidés (5.848 bêtes tuées en 2012, contre 4.920 en 2011 et 2.680 en 2008).

Loup: deux attaques de troupeaux dans le Nord vaudois

Article publié le 7.01.2014 par Arcinfo.ch

Des analyses génétiques ont prouvé qu'il s'agissait d'un loup de la lignée italienne.
Deux troupeaux ont été attaqué par un loup au mois de décembre. Deux moutons sont morts à Corcelles-sur-Chavorney (VD), deux autres à Suchy (VD).

Le loup a fait cet hiver un retour historique sur le Plateau suisse. Le canidé a attaqué un troupeau le 5 décembre à Corcelles-sur-Chavornay (VD), tuant deux moutons. Deux autres ovins ont été tués le lendemain par un prédateur pour l'heure non identifié dans la commune voisine de Suchy, dans le Nord vaudois.

"Un loup a passé en plaine chez nous. C'est du jamais vu depuis plusieurs centaines d'années", a expliqué mardi à l'ats Sébastien Sachot, conservateur vaudois de la faune, revenant sur une information de "La Région Nord vaudois".

Le 5 décembre, un loup a tué deux moutons à Corcelles-sur-Chavornay. L'attaque s'est produite contre un troupeau qui n'était pas gardé, dans une zone de plaine, près de villages. Des analyses génétiques effectuées par l'Université de Lausanne ont prouvé qu'il s'agissait d'un loup de la lignée italienne, revenu naturellement en Suisse.

Une deuxième attaque, le 6 décembre dans la commune voisine de Suchy, a tué deux autres moutons. Mais les prélèvements effectués sur les morsures n'ont pas permis de certifier qu'il s'agissait d'un loup. "L'échantillon avait été contaminé, mais il y a de fortes suspicions qu'il s'agit bien d'un loup", a expliqué M. Sachot.

Grands os cassés

L'attaque d'un loup est particulière. L'animal prend sa proie à la gorge. Il la mange de manière un peu anarchique, enlevant de gros morceaux de chair. Il arrive souvent à casser de grands os.

D'autres témoignages, visuels cette fois-ci, de la présence du loup dans le canton ont été signalés ces dernières semaines. Des personnes - qualifiées d'observateurs fiables ayant une certaine connaissance du loup - ont signalé la bête à plusieurs endroits du Jura vaudois, à Ballaigues, au Mont-Aubert au-dessus de Concise, à La Coudre près de L'Isle et aux Charbonnières, à la Vallée de Joux.

Un ou deux loups

Conclusion: un loup a fait une incursion sur le Plateau suisse, mais il reste à savoir s'il s'y maintiendra. "Nous avons plutôt l'impression qu'il a fait un passage", estime M. Sachot. Le loup observé dans le Jura vaudois est peut-être le même. "Mais il n'est pas exclu qu'il s'agisse d'un second canidé", selon M. Sachot.

Les éleveurs des moutons tués par le prédateur seront indemnisés. Ils toucheront entre 200 et 1200 francs par bête, selon l'âge et la taille de l'animal. Mais si la présence du loup en plaine se confirme, d'autres mesures seront à prendre.

"Il faudra envisager de protéger les troupeaux de moutons et de chèvres. Mais nous n'allons pas imposer aux éleveurs de petits troupeaux d'avoir des chiens de protection", a d'emblée annoncé le responsable cantonal.

Pas de panique

Le retour du loup en plaine suscite déjà des questionnements: s'approche-t-il trop près des maisons d'habitation ? "Pas de panique", conseille Sébastien Sachot. "Certains loups sont très discrets, d'autres très visibles. Il ne faut pas essayer de le nourrir, ni de l'approcher car il faut qu'il garde la crainte de l'homme". Une permanence téléphonique est à disposition de la population en cas de besoin, au 021/557 88 55.

Source: ATS

Plus d'articles...