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Loup mort à Prads Haute Bléone : mort accidentelle

L'ONCFS-SD04 nous a communiqué les premiers résultats des analyses pratiquées sur le cadavre du loup retrouvé mort sur le commune de Prads Haute Bléone, secteur du Pas des eaux grosses, ce samedi 01 octobre 2011.

"L'hypothèse de la mort de l'animal par une chute est hautement probable (cadavre découvert au pied d'une barre rocheuse), une analyse toxicologique est demandée." selon le C.N.E.R.A. Prédateurs-Animaux Déprédateurs

Alpes-de-Haute-Provence : le cadavre d'une jeune louve retrouvé

Alpes-de-Haute-Provence : le cadavre d'une jeune louve retrouvé

Article publié par Le Parisien le 3 octobre 2011

Le cadavre d'une jeune louve, découvert par des randonneurs le 19 septembre dans les Alpes-de-Haute-Provence avant de "disparaître", a finalement été retrouvé samedi "dissimulé sous des branchages et des pierres", a-t-on appris lundi auprès d'une association. Selon un communiqué de l'association de protection du loup Ferus, le cadavre serait celui d'une jeune louve. L'animal a été transporté au laboratoire vétérinaire de Gap pour une autopsie, qui devrait avoir lieu dans les prochaines 48 heures.

"Si la thèse du braconnage se confirme pour cette jeune louve, plus aucun tir de loup ne peut être autorisé cette année puisque le +quota+ des six loups a été atteint", affirme Ferus. Le 27 septembre, après la découverte d'un cadavre dans le massif du Dévoluy (Hautes-Alpes), portant à six le nombre de loups abattus en France, seuil maximum de prélèvement fixé pour la période 2010-2011, le ministère de l'Ecologie a suspendu de façon temporaire les tirs de prélèvement et de défense.

Ferus a annoncé avoir porté plainte lundi contre X pour "destruction d'espèce protégée" auprès du parquet de Digne. Le 19 septembre, selon l'association, deux randonneurs découvraient le cadavre "très frais" sur la commune de Prads-Haute Bléone. Il "était à 2 mètres du sentier, bien en évidence sur un rocher à côté d'un tuyau (...) avec une fuite très visible". Ferus, informée par les randonneurs, alertait deux jours plus tard l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCSF) et envoyait de son côté un adhérent de l'association sur place. "Le loup avait disparu entre temps... de même que la fuite sur le tuyau d'eau", précise l'association, qui laisse entendre que "quelqu'un (était) passé faire le ménage". Le cadavre a finalement été retrouvé samedi après-midi par un agent de l'ONCFS accompagné des deux randonneurs, "à quelques dizaines de mètres de l'endroit où il avait été découvert (...) dissimulé sous des branchages et des pierres".

Lire également l'article suivant le loup retrouvé mort à Prads 04 : la cause de la mort était accidentelle

Une nouvelle attaque de loup dans le Haut-Doubs

Une nouvelle attaque de loup dans le Haut-Doubs

Article publié par Ma commune.info le 3 octobre 2011

Un agneau mort et partiellement consommé a été retrouvé, le dimanche 2 octobre, par un habitant d'Arc-sous-Cicon, propriétaire d'un petit troupeau. Selon la préfecture, l'examen fait par l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) attribue clairement cette mort à un loup. Depuis le début du mois de juin, un loup se manifestait régulièrement dans le secteur de Levier et plus particulièrement à Chapelle d'Huin où il a attaqué, à huit reprises, le même troupeau. C'est d'ailleurs là, qu'il avait été aperçu pour la dernière fois dans la nuit du 4 au 5 septembre.

Big Bizness - Loup (s)

Big Bizness - Loup (s)

Article publié par Bakchich.info mardi 27 septembre

Le point commun entre la protection du Loup et le sauvetage des banques ? Chaque année c'est le contribuable qu'on tond... Sale destin que celui de mouton.

Petits chaperons – Un des « marronniers » de la télé, c'est le loup. D'un côté, bergers en pleurs ; de l'autre, écolos en chaleur. Hou ! Une chose est certaine, on en a de plus en plus – les sources gouvernementales évoquent 180 loups en France, au moins, de ce côté là, on a une super croissance. Enfin quelque chose qui marche ! On peut en déduire que le Sarkoland est parfaitement adapté à l'expansion des prédateurs  : on s'en doutait, mais nous voilà rassurés.

Horde prix

Je ne vais pas vous emmerder avec des chiffres : de toute façon, selon que vous tapez dans un site écolo ou dans un site berger, vous aurez des décomptes différents, et sur les sites gouvernementaux, ce qu'on fuit le plus, en la matière, ce sont les chiffres suivis de « Euros », si bien que pour définir le coût exact du loup en France, il faut se lever tôt.

Et pourtant, mesdames, messieurs, ces loups, ils sont à vous. Le gibier sauvage, en effet, est en droit res nullius, il n'appartient à personne, donc, c'est, paradoxalement, un bien collectif lorsqu'on entreprend de le chouchouter. Et en effet, les frais relatifs à l'indemnisation de ces bestioles et au suivi de leur population, qui, rappelons-le, est protégée depuis 1979, sont royalement réglés par notre République, c'est-à-dire par ses contribuables.

Il serait donc non seulement élémentaire, mais démocratique d'afficher clairement combien coûte le loup, et faire pareil pour l'ours, au lieu de noyer tout cela dans le budget de la protection de l'environnement... Tenez, prenez les gendarmes : un certain nombre de ces vaillants serviteurs de la sécurité sont affectés à la surveillance des grands prédateurs au titre de la police de l'environnement, mais combien exactement, et pour quel coût ?

Les loups c'est 400 profs ou 500 infirmières

Bon, soyons pas chiens, disons qu'à vue de truffe, l'amour des loups et des ours nous coûte bon an mal an dans les 10 à 12 millions d'euros en frais de surveillance, emplois d'écolos, indemnisation de brebis et fourniture de patous, mais sans compter l'essence des Kangoo de la gendarmerie. Et c'est un minimum, vue l'opacité de la compta. En d'autres termes, 400 profs ou 500 infirmières. Comme pour les curés en Allemagne, on devrait laisser le choix au contribuable de raquer pour le loup ou les infirmières. Moi, depuis mon pontage, y a pas photo, et ma petite-fille trouve pas de place en maternelle, alors...

A la niche !

Le problème, avec le loup, c'est qu'il faut une cartouche pour l'éliminer, et 60 000 balles par tête et par an pour l'entretenir. Alors arrêtez de nous les battre avec les loyers à Paris, les tarifs SNCF et la TVA sur les parcs d'attraction, du pognon, il y en a, même par temps de crise. Demandez aux banques : même notées QQQ, elles feraient des bénéfices.

Le loup, c'est comme les banques  : une espèce à protéger, mais qui nous coûte un bras. C'est pas une niche fiscale, c'est la SPA des carnassiers. Si on laisse tomber les banques, finis les dividendes ? pas sûr : si on laisse tomber les loups, j'ai dans l'idée qu'ils se démerderont. S'il y avait une agence de notation, ils auraient la côte.

Du reste, comme les banques, on se demande à quoi ils servent. On nous a bassiné avec les « créateurs de richesse » que sont les « investisseurs », j'ai déjà tenté d'avancer dans ces colonnes l'idée que, dès lors, s'il y a pas de richesse, c'est qu'ils ne sont pas foutus d'en créer (en tout cas, pour tout le monde) autrement qu'en nous pompant l'oseille, alors, permettez-moi d'insister : que doit-on comprendre lorsqu'on dit, par exemple que « les marchés attaquent la Grèce » ?

Paris, New York, Francfort, Milan, Tokyo, elle est plutôt hard, la horde des Bourses. Il y a la femelle meneuse, surnommée NYSE, sa tanière est à Wall Strett, on écoute tous les soirs si elle a fait son popo, et le lendemain, au point du jour, pour peu qu'elle ait pris des gaz, le reste de la horde fonce attaquer un gibier affaibli, des Grecs qui n'ont même pas de cadastre, des Espagnols qui s'endettent sur cent ans, des portugais ensablés, des Italiens berlusconisés. Et comme pour les loups, une fois la brebis saignée (par gros paquets, si l'on veut être juste, le loup banquier travaille comme les pompiers, sur une grande échelle) , ce sont les Etats qui devraient payer pour les dégats ?

Born to be wild

La civilisation, c'est le truc que le loup n'a pas. Alors, bonne poire, l'humain qui culpabilise facilement pour peu que les assoces se mobilisent, lui fournissent les avantages de la culture, puisqu'au lieu de le scraffer quand il a égorgé des moutons, ce qui serait l'application très con d'une résistance naturelle (heureusement que nos cellules font ça sur les virus !), on raque le berger grassement pour qu'il foute la paix au coupable. Si seulement on faisait ça en Somalie, on dédommagerait luxueusement les mécréants de neuf mois que les loups islamistes massacrent avec la férocité bestiale des vrais allumés de Dieu. Les survivants seraient nourris, au moins, on enverrait Kouchner qui est un peu au chômdu, vous n'allez tout de même pas me dire qu'un gamin de la corne de l'Afrique vaut moins qu'un agneau des Alpes ou une chèvre du Cantal ? Mais le loup, c'est un fantasme, ça fait mouiller les âmes sensibles, tandis que les petits enfants aux bras comme des allumettes en train de crever, avec des mouches partout, dans le giron de maman, c'est un cauchemar, cachez-moi , dit Tartuffe, ces seins vides que je ne saurais voir !

Vite on zappe sur les loups, wild is beautiful, on a tous en nous quelque chose de Steppenwolf, il marche à fond, le coup du fauve aux yeux bleus comme Johnny. Résultat : non seulement on aime les prédateurs, mais on les protège.

Eugenisme des alpages

Eh bien encore une fois, les banques, c'est pareil. Il y a bien quelques zozos qui envisagent, en se tortillant comme si leur canard vibrant se foutait à la masse, de « moraliser » les marchés financiers. Allez donc moraliser les loups ! Les seuls qui les châtient, ce sont les petits escrocs malins qui se barrent avec un gigot, genre Kerviel (son gigot pesait les dettes grecques dans les comptes de la Société Générale, salauds de Grecs !) ou le fute-fute qui a niqué l'Union des Banques Suisses (1,5 milliard). Les G quelque chose qui , hier encore, adoraient les marchés, si naturels dans leurs lois sauvages, sont assez mal barrés pour leur apprendre à se civiliser : le libéralisme, c'est la cage aux vautours, pas la volière aux mésanges ! Il faudrait une sacré sélection naturelle pour les mettre au régime biscottes-carottes-yaourt...

Je ne sais plus qui (mais c'est fort) a dit un jour que les pacifistes, c'étaient des gens qui espèrent que le loup devienne végétarien. Cela règlerait effectivement tous les problèmes dans nos alpages. Quand j'entends parler de « régulation » des marchés financiers, je pense parfois à ce que me dirait le loup, si on lui demandait de filer sa gourde à l'agneau. En attendant, c'est nous qu'on tond...

Séverin Buzinet

L'attaque du loup désespère les bergers de Canjuers

L'attaque du loup désespère les bergers de Canjuers

Article publié par Var Matin le mardi 27 septembre 2011

Quatre nouvelles brebis ont été tuées ce week-end par le loup. Trois autres gravement blessées ne devraient pas survivre à cette nouvelle attaque sur le plateau de Canjuers. La gorge déchiquetée, la trachée ouverte, on se demande comment cette brebis vit encore. Elle sera forcément sacrifiée, comme deux de ses congénères atrocement mutilées. À quelques pas de là gisent quatre cadavres d'ovins tués ce week-end, qui sans tête, qui les côtes décharnées ou la panse dégoulinante. Au milieu de mouches vertes accomplissant leur macabre devoir, on imagine le supplice enduré par les pauvres bêtes. « Montrez-leur ces images à tous les pourfendeurs de la souffrance animale », lance Philippe Fabre, éleveur à La Roque-Esclapon.

Histoire de famille

Le colosse, par ailleurs président de la Fédération départementale ovine, n'est pas du genre à lever le poing comme ça. Mais lorsqu'il jette un regard panoramique sur ces terres ingrates et caillouteuses auxquelles plusieurs générations se sont accrochées, lui vient comme un sentiment de dégoût. Car ses enfants, Julie et Guillaume rêvent de rester au pays. Mais le pourront-ils ?

Deux cent soixante brebis dévorées en 2010, 400 à ce jour parmi les éleveurs faisant manger leurs troupeaux sur le camp de Canjuers, on ne sera sans doute pas loin des 1 000 l'année prochaine, à en juger par l'excellente reproduction de canis lupus entre mercantour et canton de Comps.

« Certes, le 3 septembre, le préfet Mourier a autorisé un tir de protection sur le camp de Canjuers. Mais, photos à l'appui, quatre louveteaux ont été signalés dans le secteur. Moralité, il en restera toujours trois de plus. »

Effets collatéraux

Parmi les 22 éleveurs qui peuplent le canton, beaucoup songent à baisser rideau. Philippe Fabre estime à plus de 20 000 euros le préjudice que son exploitation a subi cette année. « Et ce ne sont pas les indemnisations de 160 à 200 euros, selon que la bête est pleine ou pas, vieille ou non, qui résoudront le problème »

« Parce que les brebis stressées que l'on ne retrouve pas, introuvables ou englouties en 20 minutes par les vautours fauves du Verdon ne sont pas comptabilisées par ONCCF (Office de la chasse). Parce que les avortements engendrés par l'effet de panique ne sont pas non plus pris en compte. Nous attendions 600 naissances à l'automne, nous n'en avons eu que 300. C'est énorme. »

Enfin, on oublie aussi que les troupeaux sont le fruit de sélections pour ne garder que les meilleures mères. Cela n'a pas de prix, au propre comme au figuré.

Philippe Fabre de conclure : « Des attaques de loups, j'en connais depuis 1991. Nous n'avons rien contre lui tant que les populations sont régulées afin que les bergers puissent travailler comme avant. »

D'ailleurs, début décembre, la FDO et la Confédération paysanne prévoient de descendre avec un troupeau à Draguignan : « Pas pour faire la guerre mais juste pour expliquer aux gens ce que nous faisons et comment nous vivons. » De plus en plus mal, c'est sûr...

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