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"En Haute-Loire, le loup a déjà gagné la partie"

"En Haute-Loire, le loup a déjà gagné la partie"

Article publié par l'Eveil le 26 janvier 2013

En 2012, 400 attaques de loups ont été constatées en France.

Il y a quelques jours, le parquet de Mende a ouvert une enquête préliminaire, suite aux trois plaintes déposées par les associations Alliance avec les loups, le Klan du loup et Ferus pour "braconnage et destruction d'espèce protégée" (en l'occurrence le loup sur le causse Méjean).

Toujours en Lozère, le sénateur-maire de Mende, Alain Bertrand, est l'auteur d'une proposition de loi visant à créer des zones d'exclusion pour les loups. Le parlementaire part du principe que « l'on ne peut pas se permettre des massacres réguliers de troupeaux. Les éleveurs ne dorment plus, sont terrorisés, les femmes ne peuvent plus emmener les enfants à l'école car il faut assurer des tours de garde. Cela rend leur vie impossible et ruine des troupeaux qu'ils ont mis des années à constituer ».

Car le loup est bien là, aux portes de la Haute-Loire. Selon l'association Alliance, il a même déjà "gagné la partie" : "Tous les lieux en France où il y a des forêts importantes, pas d'agriculture mécanisée et une densité de population très faible, auront le loup en 2020. On va passer de 4 à 5 meutes, à environ 60 meutes dans le Massif Central".

Le président du mouvement, Manoël Atman, explique que le loup alpin italien emprunte un corridor de migration par le sud du Massif Central, puis en direction du Gard et de l'Hérault, mais aussi de la Lozère, de la Haute-Loire et du Cantal : "Il passe par les tunnels de circulation sous les autoroutes, la nuit, et cherche des couloirs de migration pour rester le plus à couvert possible".

"Pour le causse Méjean, un expert de l'Office national de la chasse et de la faune a été envoyé sur place. Il a dit qu'il y avait deux loups. Mais en fait, ils sont une vingtaine. Il y a au minimum deux ou trois meutes".


Loup : vers des zones d'exclusion ?

Une proposition de loi portant sur la création de zones d'exclusion pour les loups a récemment été votée en commission au Sénat. Proposé par le sénateur-maire de Mende, Alain Bertrand (RDSE), le texte a été adopté de justesse par 8 voix contre 7. Les socialistes, écologistes et communistes ont voté contre, estimant que ce texte n'était pas opportun au moment où le plan Loup 2013-2017 est en cours de négociation. Le texte sera examiné en séance mercredi. Le résultat du vote est incertain. Le gouvernement est opposé à ce texte, selon une source parlementaire.

La proposition de loi prévoit que ces zones, où la "destruction" de l'animal sera autorisée, regroupent les communes dans lesquelles les attaques ont causé d'importants dégâts.

L'année dernière, 5000 brebis auraient été tuées par le loup, selon les organisations agricoles, et cela aurait coûté 10 millions d'euros aux contribuables.

Source : Radio Totem du 28 janvier 2013

Zones d'exclusion des loups : la proposition de loi adoptée en commission

Zones d'exclusion des loups : la proposition de loi adoptée en commission

Article publié par Actu-Environnement.com le 25 janvier 2013

La proposition de loi du sénateur Alain Bertrand (RDSE – Lozère) visant à créer des zones d'exclusion pour les loups a été adoptée mercredi 23 janvier par la commission du développement durable de la chambre haute. Elle sera discutée en séance publique le 30 janvier.

Le texte a été amendé, à commencer par le titre même de la proposition de loi qui ne vise plus à créer "des zones d'exclusion pour les loups" mais des "zones de protection renforcée contre le loup". Il s'agit de clarifier une ambiguïté, explique Stéphane Mazars (RDSE - Aveyron), rapporteur de la proposition de loi. L'objectif du texte "n'est pas d'éradiquer la présence du loup dans certaines zones délimitées localement, mais bien de permettre dans ces zones une protection renforcée des activités agropastorales contre le loup, dans le cadre de plafonds de prélèvements définis et ajustés chaque année par le préfet", explique-t-il.

Le texte précise désormais que les zones sont délimitées chaque année "par arrêté préfectoral". Il s'agit là de "l'échelon le mieux à même de déterminer avec précision les zones dans lesquelles la présence du loup [doit] être plus strictement encadrée, du fait de la bonne connaissance que les préfets ont de leur territoire", justifie le rapporteur.

Laurent Radisson

Protéger les troupeaux contre les prédations

couverture-livre-garde-photoCardère Editeur et le CERPAM viennent de publier un livre consacré à la "Protection des troupeaux contre la prédation". Ce ouvrage collectif coédité avec le Centre d'études et de réalisations pastorales Alpes-Méditerranée de Manosque, a été rédigé par de nombreux spécialistes de la question.

Les grands prédateurs sauvages se développent en France depuis deux décennies dans les Alpes, le Jura, les Pyrénées et gagnent aujourd'hui les Vosges et le Massif central. Ils entrent inévitablement en confrontation directe avec des formes d'élevage qui se sont déployées en leur absence, dans un contexte socio-économique de main-d'oeuvre devenue rare et chère dans les exploitations. Face à une prédation en augmentation rapide, les éleveurs doivent protéger leurs troupeaux en tenant compte des conditions et limites de mise en oeuvre, et des contraintes engendrées pour le triptyque que constituent l'animal, le milieu naturel et le travailleur.

Les connaissances acquises sont majoritairement issues du massif alpin et des systèmes d'élevage ovins allaitants confrontés aux loups. Mais le présent ouvrage explore aussi la diversité des systèmes d'élevage ovins, caprins, bovins, face aux différents prédateurs (loups, lynx, ours, chiens divagants). Dans tous les cas, les outils de protection décrits sont les mêmes. Par contre leur mise en oeuvre, leur efficacité, les contraintes qu'ils engendrent, dépendent des contextes de prédation et d'élevage. La protection des troupeaux relève d'une démarche globale. Elle nécessite pour cela de disposer de diagnostics individualisés, d'une boîte à outils garnie d'une diversité de solutions à combiner selon les cas, enfin d'une action d'accompagnement des exploitations et d'aménagement, raisonnée en fonction des spécificités d'un territoire.

Vingt ans après l'arrivée des loups en France, cette synthèse est plus nécessaire que jamais : tous les acteurs concernés font face à deux réalités incontournables ; la première, c'est que la présence des prédateurs sauvages est un phénomène durable dans la société contemporaine ; la deuxième, c'est que tous les systèmes d'élevage et toutes les exploitations n'auront pas la même capacité d'y faire face, aussi bien raisonnés que soient les dispositifs publics.

On peut commander le livre directement en ligne sur www.cardere.fr ou par courrier adressé au Cerpam — Route de la Durance — 04100 Manosque — www.cerpam.fr 

Bilan du plan loup 2008-2012

Bilan du plan loup 2008-2012

Article publié le 10 janvier 2013 par campagneetenvironnement. fr

Le 19 décembre dernier s'est tenu le groupe national loup à l'occasion duquel les participants ont fait le bilan du plan loup 2008-2012, et mis en place le suivant pour la période 2013-2017. D'après les éleveurs et les finances publiques, les loups auraient été responsables de la mort de 5000 brebis en 2012. Un « véritable échec », selon les éleveurs, qui aurait coûté près de 10 millions d'euros aux contribuables.

Le prochain plan loup représente un véritable espoir pour les éleveurs puisqu'il permettrait une diminution rapide de la population de prédateurs de leurs troupeaux. La FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), les JA (Jeunes Agriculteurs), la FNO (Fédération nationale ovine) et les Chambres d'agriculture se félicitent de cette prise de conscience des pouvoirs publics et attendent avec impatience la publication finale du plan en mars prochain. Ils espèrent par exemple avoir la possibilité d'effectuer des tirs de défense pour éloigner les prédateurs.

M.T. 

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