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Un test sur le parc national des Cévennes

Le Parc national des Cévennes a été retenu comme zone d'expérimentation pour le prochain Plan loup 2013-2017. Les responsables du PNC l'ont annoncé jeudi lors du conseil d'administration. Des moyens seront donc déployés, en concertation avec le préfet, pour autoriser les tirs en zone cœur du parc. Il s'agira aussi de faciliter l'obtention de subventions pour s'équiper contre le loup. Le but pour le parc est de réaffirmer l'incompatibilité du loup sur le territoire qu'il couvre.

Source: Radio Totem du 15 mars 2013

Tous à l'AG du 8 avril à Forcalquier!

L'assemblée générale d'E&M se déroulera le lundi 8 avril prochain, à  partir de 14h, à l'Espace Bonne Fontaine, à Forcalquier. Si vous souhaitez y assister, merci de vous inscrire sur Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Il est plus important que jamais de montrer la mobilisation de la profession et d'être présents en nombre à Forcalquier pour parler de l'avenir et peser de tout notre poids pour obliger le gouvernement à tenir ses engagements. L'association invite les éleveurs de la région PACA à venir nombreux à cette première assemblée générale régionale qui réservera quelques surprises et annonces retentissantes... Le combat continue et les éleveurs n'ont pas dit leur dernier mot ! Merci d'avance pour votre présence. La montagne compte sur nous !

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Et maintenant la Meurthe-et-Moselle ?

Massacre d'ovins à forcelles-saint-gorgon Loup : et maintenant la Meurthe-et-Moselle ?

Article publié par Le Républicain Lorrain le 14 mars 2013

Un troupeau d'ovins a fait l'objet d'une féroce attaque dans la nuit de dimanche à lundi, à 30 km au sud de Nancy. L'éleveur penche pour un règlement de comptes. L'ONCFS étudie la piste du loup.

Cinq brebis tuées dans le pré. Deux autres mortes à la suite d'une collision routière. Une huitième sur le point de mettre bas avortée. Douze autres euthanasiées après de graves blessures. Onze blessées encore en danger suite à des morsures au cou et aux pattes. Et 340 bêtes indemnes, mais terrorisées et éparpillées façon puzzle.

Voilà la vision apocalyptique découverte lundi par Benoît Gille, éleveur à Forcelles-Saint-Gorgon, à 30 km au sud de Nancy. Le bilan témoigne de la violence du combat. « Il restait pour une semaine de pâturage mais le piétinement y a été tel que je n'y ai plus rien », confie l'éleveur, dépité. Il habite à deux kilomètres de là mais n'a rien entendu du massacre de ses brebis de grande valeur puisque de race shropshire.

Les faits se sont produits à seulement 50 km de Midrevaux, dans l'ouest vosgien, où le loup a déjà été photographié à plusieurs reprises. Les agents de l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) prennent l'affaire très au sérieux. Pendant deux jours, ils ont ratissé le champ de bataille à la recherche du moindre indice. « Seule une empreinte nous a interpellés », raconte Daniel Adrian, chef de service. Nature des blessures, profondeur des lésions, écartement des morsures pour calculer l'emprise de la mâchoire, tout a été consigné, l'équipe a également examiné avec attention les dépouilles et le mode opératoire.

Un lâcher de chiens ?

L'ensemble du dossier devrait parvenir aujourd'hui à Alain Laurent, spécialiste du réseau Loup-Lynx pour le Grand Est. Ses conclusions – « loup certain, loup probable ou loup exclu » – devraient être connues en milieu de semaine prochaine. Pour l'ONCFS, il s'agit en tout cas d'un « grand canidé ». La même expression avait été employée pendant cinq mois dans les Vosges avant qu'une photo ne vienne attester de la présence du loup.

« Compte tenu de la profondeur des lésions, c'est forcément un animal à forte stature, pas un teckel. Et dans les Vosges, l'affaire avait débuté par un massacre de douze brebis. Ce n'est donc pas une hérésie », poursuit Daniel Adrian. Détail troublant, les abats rouges, dont le loup est friand, n'ont pas été consommés. Ce qui entraîne Benoît Gille vers une autre piste, plus crapuleuse.

L'éleveur, qui est aussi magnétiseur, affirme qu'il « dérange le monde agricole par ses méthodes avant-gardistes bio-organiques. » Il penche pour un règlement de comptes sous forme de lâcher de chiens. Une semaine plus tôt, une partie de son troupeau, « en cure d'oligoéléments » dans la bergerie, avait pu s'échapper suite « au cisaillement des liens en plastique des barrières. » Le lendemain, il avait trouvé la clôture d'un de ses champs « à plat sur 100 mètres le long de la voie ferrée. » Une loi des séries trop troublante pour être honnête. La gendarmerie de Vézelise mène l'enquête.

Philippe MARQUE.

Vosges : « C'est la politique de Tchernobyl »

VOSGES Loup dans les Vosges : « C'est la politique de Tchernobyl »

Article publié le 12 mars 2013 par Vosges Matin

Un groupe de travail, composé notamment d'éleveurs et de membres d'associations environnementales, s'est réuni pour parler de la préservation des troupeaux mais aussi pour interpeller les diverses institutions.

Visiblement, la présence permanente du loup dans le massif vosgien fait évoluer les mentalités... Impensable il y a encore un an, certains membres d'associations environnementales et éleveurs de moutons se sont réunis à La Bresse, vendredi soir.

Cette rencontre avait été tenue secrète étant donné qu'il s'agissait là de la première table ronde entre des personnes aux avis souvent divergents par le passé. Sauf que cette fois-ci, les deux partis (pro et anti-loup) semblent vouloir travailler de concert pour un objectif très clair : préserver les troupeaux de moutons.

« De nombreux éleveurs du secteur de La Bresse étaient assis à la même table que des représentants de l'ASPA (Association de secours et de placement des animaux) ou du FERUS (association nationale pour la conservation du loup). Nous avions également Jean-Luc Valerie (un écrivain passionné par le loup) à nos côtés » déclarent conjointement Agnès Thiébaut et Dominique Humbert, respectivement spécialiste de la protection de troupeaux et président de l'association environnementale Biodiversit'haies 88.

Pendant plus de trois heures, les discussions de ce groupe de travail sont allées bon train et le constat final est le même pour tous. « Concrètement, le loup est revenu sur notre territoire, il est protégé et ça procure de gros ennuis aux éleveurs de moutons... » , affirme Dominique Humbert.

Besoin de main-d'œuvre

Pour le responsable associatif, un autre point commun semble se dégager de cette soirée : le rôle joué par la Préfecture. « L'Etat et les institutions n'ont pas joué leur rôle. Il y a eu de leur part une véritable absence pour prendre le problème à bras-le-corps afin de trouver d'éventuelles solutions » , attaque Dominique Humbert qui pointe du doigt un gros manque de communication des services de l'Etat, que ce soit auprès des éleveurs, des associations écologiques ou même auprès de la population : « C'est la politique de Tchernobyl : il ne s'est rien passé !.... Le pire de tout c'est l'ignorance. C'est contre-productif. » Agnès Thiébaut acquiesce : « Il n'y a pas eu d'anticipation. Résultat : nous en sommes toujours au même point qu'en 2011. »

Dans ce contexte, les deux représentants de ce groupe de travail demandent à ce que les institutions prêtent une oreille un peu plus attentive aux mesures envisagées pour résoudre les problématiques engendrées par le grand canidé. « On ne crie plus au loup, on crie à l'aide ! Une aide qui se veut financière » lance Dominique Humbert qui rebondit ensuite sur les discussions concernant les projets de protection abordés lors de cette soirée : « Nous avons travaillé sur une dizaine de mesures adaptables dans les Vosges comme par exemple l'allotement » , affirme le responsable. « Mais attention, chaque exploitation a ses spécificités. C'est pourquoi il faudra proposer des solutions individuelles » , ajoute Agnès Thiébaut qui embraye sur un besoin commun à tous les éleveurs concernés : la main-d'œuvre. « La présence du loup fait qu'un éleveur travaille, en moyenne, 20 heures de plus par semaine sur son exploitation. Le financement d'aide-bergers est crucial » , déclare la spécialiste.

Depuis que les Vosges sont classées en ZPP (zones de présence permanente du loup), 80 % de la somme à débourser pour ces aides bergers est subventionnée. Mais il reste encore 20 % à la charge des éleveurs... « Nous comptons entre autres sur les collectivités locales pour nous épauler, que ce soit d'un point de vue financier ou sur le terrain » déclare Dominique Humbert. L'appel du pied semble clair...

L'éleveur Jean-Yves Poirot, qui a participé à cette réunion bressaude, se montre de son côté plus prudent. Il attend que ces paroles se concrétisent par des actes : « S'ils sont capables de trouver ces 20 % qui nous manquent pour le financement des aide-bergers, alors ce groupe de travail prouverait sa réelle efficacité. »

Quoi qu'il en soit, l'avenir à court terme permettra de savoir si tous ces responsables ont trouvé un écho favorable, ou pas, à leur appel...

Sergio DE GOUVEIA

Le loup arrivera-t-il en Béarn ?

Le loup arrivera-t-il en Béarn ?

Article publié par La République des Pyrénées le 12 mars 2013

Présent en Espagne, le loup pourrait bientôt gagner l'ouest des Pyrénées et arriver en Béarn. Présent en Espagne, le loup pourrait bientôt gagner l'ouest des Pyrénées et arriver en Béarn.

Le loup sera-t-il la nouvelle hantise de l'éleveur pyrénéen ? "Il est là, c'est sûr". Pierre Peyret, membre de l'association Férus et du réseau Loup, piloté par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) confirme l'existence de deux zones de présence permanente (ZPP) du loup dans les Pyrénées orientales.

Depuis 1999, date du premier repérage d'un loup près du Carlit, six individus différents (4 mâles et 2 femelles) ont été identifiés dans les zones du Carlit et du Madres, entre Pyrénées Orientales, Ariège et Aude. La ZPP du Carlit date de 2003 et celle du Madres de l'année dernière. Ces loups viennent d'Italie. Le loup repéré en 2000 en Catalogne espagnole était présent en 1996 dans le Mercantour (Alpes Maritimes) et une louve repérée dans le massif du Carlit en 2004 avait été signalée dans le Queyras, près de la frontière italienne.

Grand voyageur, le loup peut ainsi faire de longs périples pour trouver territoire ou femelle, empruntant simplement les ponts et ouvrages créés par l'homme ! Toutefois, selon l'ONCFS, aucune meute ne s'est encore constituée à l'est des Pyrénées, que ce soit du côté français ou espagnol. Sur l'ensemble du territoire français, on évalue le nombre de loups à 250 selon l'ONCFS.

Pour faire face aux prédations qui empoisonnent certains éleveurs alpins, l'État a mis en place un plan qui autorise quelques prélèvements et des tirs d'effarouchement. Un arrêté ministériel de mai 2012 autorise l'abattage de 12 loups en 2012-2013 dans 12 départements des Vosges au Sud-Est. Comme pour l'ours des mesures d'indemnisation des dégâts et des aides pour la protection des troupeaux sont mises en place. Ainsi le Patou des Pyrénées s'exporte aujourd'hui dans les Alpes.

En Espagne aussi, le loup se développe. Du sud du Pays Basque à la Galice, on évalue la population de 1500 à 2000 loups divisés en 300 meutes. Alors que le loup italien est plus petit que son cousin européen (environ 35 kg contre 50) l'Espagnol est encore plus maigrichon. Le réseau loup, piloté par Juan Carlos Blanco, note quelques passages erratiques du fauve en Navarre et Aragon même si officiellement le loup n'est pas présent dans ces deux régions.

Mais avant de voir arriver le loup espagnol dans les Pyrénées françaises, il faudrait que les régions de Navarre, d'Aragon ou du Pays Basque changent de politique. Pour l'heure, ces régions s'emploient à juguler l'animal dans ses territoires actuels. Toutefois, on verra sans doute quelques passages erratiques de loups comme celui qui fut photographié l'été dernier dans le Gers.

"Je ne crois pas à une recolonisation rapide. Il faudrait une population source proche de nos vallées pour créer des meutes" estime Alain Reynes, de l'association Ours-Pays de l'Adet. Mais à terme, les spécialistes n'excluent pas une double progression de loups italiens par l'est et espagnols par le sud. Entre désertification, reforestation et surabondance de gibier (chevreuils, marcassins en particulier), tout est prêt pour accueillir l'animal. Ce n'est qu'une question de temps.

Laurent Vissuzaine

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