French Dutch English German Italian Russian Spanish
S'abonner à la newsletter E&M



Joomla Extensions powered by Joobi

Bilan PREDATION

AhP au 09/11/2016 source DDT04

Attaques de loups : 418 (-1%)
Victimes à indemniser : 1074 (-20%)

Carte des attaques de loups

carte-predation-loups

 


Bilan prédation 2014 officiel
 8226 victimes indemnisées
 2172 attaques de loups


Source DREAL DDTM

Voir le bilan par commune

 

 

Accueil Actualité Attaques de loup

Attaques de loup

Attaque de loups à Seyne-les-Alpes août 2008

« La brebis est un animal sensible et vivant au même titre que le loup. Parlons des souffrances physiques et psychiques que les attaques des loups provoquent sur les brebis, agneaux mais aussi veaux, génisses, chèvres, chevaux et ânes, et tous les animaux domestiques en général. Voici quelques photos après une seule attaque sur le troupeau du Col Bas dans la nuit du 11 au 12 août 2008. J'ajoute que tous ces dépeçages et blessures ont été constatés et déclarés du fait du loup par des gardes assermentés. L'attaque s'est soldée par 15 brebis mortes, 10 blessées et 5 disparues retrouvées par la suite dépecées. La dernière a été retrouvée fin septembre très loin du lieu de l'attaque, tuée et dépecée. Elle avait été aperçue vivante par des promeneurs un jour avant. »

Marc Savornin – Seyne les Alpes 04140


AVER­TISSE­MENT : vous trou­verez ci-dessous des photos prises suite à des at­taques de loups sur les trou­peaux, la réalité est dif­fi­cile à sup­porter, âmes sen­si­bles et en­fants s'ab­stenir.







mouton-attaque-par-loups mouton-attaque-par-loups

mouton-attaque-par-loups mouton-attaque-par-loups

mouton-attaque-par-loups mouton-attaque-par-loups

mouton-attaque-par-loups mouton-attaque-par-loups


ENCHASTRAYES (ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE) Soixante-quinze brebis tuées, des éleveurs désemparés

ENCHASTRAYES (ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE) Soixante-quinze brebis tuées, des éleveurs désemparés

Articles publiés dans le Dauphiné Libéré, le 24/07/2011

"Je suis à la fois exaspéré et en colère : il y en a marre du loup ! Peu de temps après celle de Méolans c'est ma commune qui fait les frais du prédateur. Six ans auparavant, 60 bêtes avaient déjà été tuées dans cette même estive ». Albert Olivero, le premier magistrat, n'a pas mâché ses mots à la suite de l'attaque qui s'est produite aux environs de 4 heures du matin samedi au lieu-dit Le pré aux chèvres, au-dessus de la station du Super Sauze.

En fin de journée, le bilan était significatif : 75 brebis mortes entre celles qui ont pris la fuite et qui sont tombées dans le ravin et celles qui sont mortes, selon le maire. Onze brebis blessées devront être euthanasiées.

C'est le troupeau d'Hélène Caire d'Enchastrayes et de six autres éleveurs (en tout 1600 bêtes arrivées la veille) qui ont fait l'objet de l'attaque. Eric Germain-Geraud, venu de la Drôme, n'a pas caché sa colère et son découragement. « C'est terrible : je suis désarmé face à cet événement. Il nous faut une autorisation préfectorale pour avoir le droit de nous défendre sinon je serai obligé de quitter l'estive ».

Un garde du Parc national du Mercantour s'est aussi rendu sur les lieux pour confirmer l'identité de l'agresseur mais pour le maire le doute n'est pas de mise : il s'agit du loup. Le garde du Parc national n'a toutefois pas encore rendu son verdict.

Les gendarmes de la brigade de Barcelonnette et les sapeurs-pompiers du centre d'incendie et de secours étaient sur les lieux pour envisager, avec Albert Olivero, l'évacuation des carcasses dans un terrain très escarpé. Finalement, les cadavres des bêtes ont été évacués par un camion mis à disposition par la municipalité, par les sapeurs-pompiers de Barcelonnette avec le concours du personnel des remontées mécaniquse. Elles ont été acheminées vers le containeur frigorifique de La Bréole.

À la suite de cette nouvelle attaque, le député-maire de Sisteron, Daniel Spagnou, a lancé un véritable appel de détresse à l'attention du gouvernement et demande au Premier ministre d'organiser « au plus vite des assises nationales sur l'avenir du pastoralisme en France. »

Cette nouvelle agression viendra alimenter l'assemblée générale de la communauté de communes, qui doit se dérouler le mardi 2 août, et qui devait précisément traiter de la présence du loup en Ubaye.

L'attaque d'une agnelle a été signalée, hier, sur le hameau de Sainte-Marie, à Vars. Une enquête a été ouverte afin de connaître la nature de l'attaque.

ALPES DE HAUTE-PROVENCE/HAUTES-ALPES Attaques du loup en Ubaye : des tirs de défense vont être autorisés

A la suite de la dernière attaque de canidé, hier, au Sauze - Super-Sauze, sur la commune d'Enchastrayes, dans l'Ubaye, la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciuscko-Morizet a contacté les éleveurs, réunis à Méolans, hier soir, par téléphone. Elle s'est notamment entrenue avec le président de l'association "Eleveurs et montagnes", Yves Derbez.

La ministre a invité Daniel Spagnou, député des Alpes-de-Haute-Provence, ainsi que sa collègue des Hautes-Alpes, Henriette Martinez, à se rendre à Paris cette semaine, en compagnie d'une délégation, afin de trouver des solutions pour défendre les troupeaux. En attendant, "un arrêté préfectoral autorisant les tirs de défense sera signé demain", a annoncé Daniel Spagnou.

Le dernier bilan de l'attaque de samedi fait état de 104 brebis tuées ou disparues.

Attaque de loups à Méolans, carnage chez un éleveur le 16 juillet 2011

Alpes : loups, l'attaque de trop ?

Publié dans La Provence le dimanche 17 juillet 2011 à 16H41

Cette année, 400 bêtes ont déjà été tuées par le loup. L'attaque la plus meurtrière a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi à Méolans, en Ubaye. Éleveurs et élus montent au créneau. Nathalie Kosciusko-Morizet a été saisie

Dans la nuit de vendredi à samedi, que des loups ont attaqué un troupeau de presque 600 têtes. Au 16 juillet, 389 bêtes ont été tuées par le loup et 40 bêtes portées disparues.

C'est sans doute l'attaque la plus meurtrière de ces dernières années. Et peut-être l'attaque de trop pour des éleveurs qui vivent depuis des années dans les Alpes du Sud avec la peur du loup. "Un vrai carnage", commente Emile Tron, le maire de Méolans-Revel. C'est sur cette commune de la vallée de l'Ubaye, à 1300 mètres d'altitude, dans la nuit de vendredi à samedi, que des loups ont attaqué un troupeau de presque 600 têtes, rassemblé dans un parc électrifié.

Une brebis et un agneau ont été dévorés, 38 agneaux ont été tués et presque autant, blessés, ont dû être euthanasiés. Un crève-coeur et une perte financière sèche pour Yves Derbez qui, depuis 2004, fait pâturer les mères et les agneaux dont la production a obtenu le label rouge, agneau de Sisteron, sur les terres de Méolans. "Nés au mois de juin, ils restent ici jusqu'à fin août avant de rejoindre le reste du troupeau, au vallon du Laverq", explique-t-il.

"Un massacre"

C'est Sandra Occelli, sa bergère depuis deux ans, qui a découvert le "massacre". "Je suis arrivée vers 7h30 et j'ai constaté que le parc était vide et défoncé. Je n'entendais plus les mères et leurs petits alors j'ai cherché. J'ai retrouvé le bétail et des cadavres éparpillés sur un rayon de 800 mètres", raconte cette fille d'éleveur. Selon le constat réalisé par les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, cette attaque aurait été orchestrée par une louve et ses petits.

"Pendant que la mère mangeait la brebis, les petits apprenaient à chasser sur les agneaux", raconte le berger. Hier soir, cet éleveur n'avait d'autre alternative que d'imposer à son bétail, affaibli, deux heures et demi de marche pour rejoindre la bergerie où il sera enfin à l'abri. Mais les craintes d'Yves Derbez et d'Émile Tron se portaient vers un autre troupeau stationné à quelques minutes de marche de son alpage. Et c'est chaque fois la même histoire....

"Une situation critique"

Depuis le début de l'année, près de 400 bêtes ont été tuées. La colère monte d'un cran dans les alpages et le député-maire UMP de Sisteron, Daniel Spagnou, l'a relayée hier en écrivant une (nouvelle) lettre à la ministre de l'Écologie, en charge du plan loup. Il y décrit une "situation critique".

"Le prédateur est de plus en plus près des maisons et attaque maintenant en plein jour. Sans des vraies mesures radicales pour la survie de l'élevage (extensif-de qualité label rouge agneau de Sisteron-vitale économiquement avec le premier abattoir ovin d'Europe), c'est toute une filière structurée, éco-responsable, pourvoyeuse de plusieurs milliers d'emplois que vous condamnez". Et d'annoncer que, sans réponse du ministère, les bergers des Alpes du Sud pourraient bien organiser une transhumance inédite cet été, sous ses fenêtres.

Sylvie ARNAUD

Le grand canidé formellement identifié Loup des Vosges

SOCIETE Le grand canidé formellement identifié Loup des Vosges : plus aucun doute

Article publié dans le Républicain Lorrain du 17/07/2011

Le grand canidé qui terrorise les troupeaux d'ovins dans les Vosges est définitivement démasqué. La photo que le RL s'est procuré, prise près du col du Bonhomme, ne laisse plus de place au doute.

le-loup-est-dans-les-vosges
Le loup est dans les Vosges - Photos ONCFS et DR

Le loup est dans les Vosges. C'est désormais une certitude. La preuve par l'image. (En médaillon, la première image du loup dans les Vosges, prise par un particulier et publiée dans nos colonnes le 23 juin dernier). Photos ONCFS et DR

Pris par la patrouille. Sous son plus beau profil. Le voilà enfin, ce loup qui met en émoi les Vosges depuis le mois d'avril. Ce grand canidé dont les mâchoires ont pris à la gorge 45 agneaux et un poulain. Un joli tableau de chasse perpétré en dix-huit attaques nocturnes, recensées sur les communes de Ventron, Cornimont et La Bresse.

Sa première image, diffusée le 22 juin par la préfecture des Vosges, prêtait à sourire. On y voyait, de dos et de loin, un grand canidé gambadant dans les prés. Prise par un particulier sur le canton de Gérardmer, elle avait pourtant été jugée suffisamment significative par les experts pour qu'ils concluent à la présence probable d'un loup.

Le nouveau cliché, que nous nous sommes procuré hier, ne laisse plus aucune place au doute : l'animal s'est fait flasher par l'un des quinze pièges photographiques disséminés par les agents de l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage). L'image a été prise le 8 juillet, à 18 h 54, comme indiqué par l'appareil à déclenchement automatique. Il était posé près du col du Bonhomme, dans le Haut-Rhin. Soit à 6 km à vol d'oiseau du premier cliché. Dans un lieu qui ne doit rien au hasard. Les loups sont réputés pour utiliser les mêmes pistes forestières que les lynx. Les agents de l'ONCFS avaient repéré ce passage emprunté par le félin. Une intuition payante.

Museau allongé

Les cartes des appareils photographiques n'étant relevées que tous les quinze jours, l'image n'a été découverte que quatre jours plus tard, le 12 juillet. En général, les agents doivent visionner 700 à 800 photos, l'appareil se déclenchant à chaque mouvement de masse. Pas cette fois. La carte ne comptait que huit images. Aucun des chevreuils flashés n'était totalement cadré. Une seule photo l'était vraiment.... Et les techniciens ont failli tomber à la renverse en constatant qu'il s'agissait de la "bête", qu'ils traquaient depuis le mois d'avril. Restait à analyser, en détail, le cliché. Le rapport d'expertis a été rédigé mercredi. La conclusion, transmise à la préfecture, est sans appel : « Tous les critères phénotypiques relevés sur la photo sont caractéristiques de ceux d'un loup canis lupus. »

Allure lupoïde

Il y a tout d'abord l'allure générale, qualifiée de lupoïde (tête en forme de pyramide horizontale, corps bien proportionné et athlétique). Mais ce n'est pas tout. Parmi les éléments les plus probants, le museau allongé et la présence d'un masque labial blanc, caractéristique du loup. Autre signe distinctif : le pelage contrasté entre la partie dorsale gris foncé, et la partie ventrale, plus claire, avec un dégradé progressif entre les deux. La queue, portée tombante en parallèle avec les postérieurs, avec une extrémité noire, est aussi caractéristique de l'espèce. Enfin, la présence du fourreau pénien confirme le sexe mâle de l'animal.

Voilà donc le mystère de la bête des Vosges éclairci. Reste maintenant à organiser la cohabitation entre l'espèce protégée et les éleveurs.

Philippe MARQUE

Le loup est dans les Vosges

Le loup est dans les Vosges

Par Frédéric Frangeul avec Sébastien Ruffet et AFP

Publié le 17 juillet 2011 à 20h03 Mis à jour le 18 juillet 2011 à 07h38 sur www.europe1.fr

Une photographie authentifie la présence de l'animal dans le massif vosgien.

"La bête des Vosges" a désormais une identité. Il s'agit d'un loup qui a été photographié par les caméras de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage le 8 juillet dernier dans le massif vosgien. Le Républicain Lorrain a publié dimanche la photo du prédateur.

L'animal aurait égorgé un total de 45 agneaux et brebis et un poulain ces trois derniers mois, semant le désarroi parmi les éleveurs et réveillant de vieilles peurs dans la population. Un tableau de chasse perpétré en dix-huit attaques nocturnes, recensées sur les communes de Ventron, Cornimont et La Bresse, précise le quotidien lorrain.

L'image a été prise le 8 juillet comme l'indique l'appareil à déclenchement automatique installé près du col du Bonhomme, dans le Haut-Rhin. Soit à 6 km à vol d'oiseau d'un premier cliché, diffusée le 22 juin par la préfecture des Vosges, montrant un grand canidé de dos, impossible à identifier formellement comme étant un loup.

"Un petit plus pour la vallée", estime un riverain

Les riverains ne sont pas particulièrement inquiets à l'évocation de la présence du loup dans la forêt vosgienne. "C'est inquiétant pour les brebis ou pour les moutons, mais pour nous je ne pense pas", témoigne une habitante de Sainte-Croix au micro d'Europe 1.

Certains riverains y voit même une note positive. "Moi, je trouve que c'est un petit plus pour la vallée car c'est un animal mystère, qui est très dur à prendre en photo", explique un client de la boulangerie du village.

Aucune trace de loup dans les Vosges depuis 80 ans

L'affaire de la "bête des Vosges", version 2011, avait commencé courant avril, lorsqu'en quinze jours, six attaques nocturnes avaient fait 26 victimes dans le petit village de montagne de Ventron, dans les Vosges. En mai, plusieurs attaques sur la commune voisine de La Bresse avaient convaincu les éleveurs qu'il s'agissait d'un loup, notamment après qu'un poulain fut sérieusement blessé.

Aucune trace de loup n'avait été détectée dans les Vosges depuis plus de 80 ans, si ce n'est un cadavre découvert en janvier 1995. L'animal s'est réimplanté en France depuis 1992. Il est notamment présent dans les Alpes et les Pyrénées, mais aussi dans le Jura voisin, où sa présence a été signalée l'année dernière.

Plus d'articles...