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Les députés prennent position pour les éleveurs

Assemblée nationaleAprès les maires et les sénateurs, c'est au tour des députés de prendre à leur tour position en faveur de la défense du pastoralisme de manière particulièrement claire et sans appel ! Ils ont adopté mercredi 12 octobre des amendements pour faciliter les tirs de prélèvement de loups dans les territoires de montagne. Ce faisant, ils s'écartent du cadre juridique européen et vont contre l'avis du gouvernement. A voir si ça va être appliqué...

En séance, la députée PS des Hautes-Alpes Karine Berger a déclaré que « les loups se sont reproduits de manière massive. Les espèces à protéger, ce sont les brebis et non plus les loups. Le loup massacre le pastoralisme ». (Lire l'article de Sciences et avenir, ci-dessous)

 

Les députés facilitent les tirs de loup en montagne

Article publié par Sciences et Avenir, le 13 octobre 2016

Les députés ont adopté mercredi des amendements, contre l'avis du gouvernement, pour faciliter les tirs de prélèvement de loups dans les territoires de montagne en s'écartant du cadre juridique national et européen.-

Les députés ont adopté mercredi des amendements, contre l'avis du gouvernement, pour faciliter les tirs de prélèvement de loups dans les territoires de montagne en s'écartant du cadre juridique national et européen.

Adoptés à l'occasion du projet de loi Montagne, ces amendements présentés et soutenus par de nombreux élus de départements montagneux de tous les bancs précisent que "les moyens de lutte contre les grands prédateurs d'animaux d'élevage sont adaptés, dans le cadre d'une gestion différenciée, aux spécificités des territoires, notamment ceux de montagne".

"Les loups se sont reproduits de manière massive, les espèces à protéger ce sont les brebis et non plus les loups. Le loup massacre le pastoralisme", s'est emportée la député PS des Hautes-Alpes Karine Berger.

Pour l'UDI Philippe Folliot (Tarn), "le loup est une espèce invasive".

Selon Annie Genevard (LR, Doubs), cet amendement permettra "d'autoriser davantage de tirs là où le danger est le plus manifeste".

Les auteurs de l'amendement jugent que "le principe de protection stricte des espèces contenu dans la Convention de Berne et la Directive Habitats n'est plus adapté pour ces grands prédateurs qui nuisent aux systèmes d'exploitation agro-écologiques de notre pays".

Le ministre de l'Aménagement du Territoire Jean-Michel Baylet a plaidé en vain que "la politique actuelle était équilibrée", rappelant que Ségolène Royal avait relevé de 12 à 36 le nombre de loups pouvant être tués chaque année, dans le cadre d'arrêtés préfectoraux.

En 2015, près de 9.000 bêtes, essentiellement des ovins, tuées par des loups ont fait l'objet d'une indemnisation.

Les députés ont également voté un amendement de la rapporteure Bernadette Laclais (PS) pour que l'indemnisation des éleveurs soit inscrite dans la loi et pas seulement dans une circulaire.

 

 

 

Christian Estrosi soutient le pastoralisme

Christian-EstrosiLe président du Conseil régional PACA a annoncé début octobre, à l'occasion d'une visite à Colmars, plusieurs mesures destinées à soutenir le pastoralisme et qui correspondent exactement à ce qu'Eleveurs et Montagnes lui avait demandé. On peut dire qu'enfin, nous avons été entendus !

Christian Estrosi s'était engagé à soutenir le pastoralisme et a débloqué des crédits supplémentaires au niveau du Conseil régional PACA. C'est chose faite ! Il vient d'annoncer plusieurs mesures qui correspondent exactement à ce que l'associaiton E&M avait demandé dans un dossier qu'elle lui avait adressé. Pour les éleveurs, c'est un véritable pas en avant dans la reconnaissance de l'importance du pastoralisme, de la filière au niveau régional et dans la prise en compte de ses difficultés. Et pour Eleveurs et Montagnes, c'est la satisfaction d'avoir été enfin entendus par des élus et de voir des engagements tenus. Eliane Barreille, vice-présidente du Conseil régionale était venue nous le dire à l'occasion de notre assemblée générale, à Sisteron, en avril 2016 (notre photo ci-dessous), nous rapportant la détermination du président de Christian Estrosi à agir contre la prédation des loups. On peut vérifier aujourd'hui qu'il ne s'agissait pas de vaines promesses.

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Gagner la bataille de la communication

Un budget supplémentaire va être consacré à sensibiliser le grand public à l'importance du pastoralisme. Après les sommes colossales dédiées à la défense du loup, la propagande instillée depuis des années dans le grand public, les écoles, on sait que la bataille se gagnera d'abord sur le terrain de la communication. On a consacré des millions d'euros à convaincre les gens que les loups étaient de braves bêtes et les éleveurs d'horribles tueurs d'animaux. Cette vision carricaturale n'avait pas de contrepartie, les éleveurs n'ayant jamais obtenu les moyens de montrer leur vision des choses. Il semblerait qu'une page se tourne aussi de ce point-de-vue là.

Cette annonce coïncide également avec une mobilisation croissante de nombreux maires de la Région PACA qui n'en peuvent plus de voir les dégâts causés par les loups et qui se fédèrent en association. Eleveurs et Montagnes sera bien entendu mobilisée à leurs côtés.

 

Loup : Des drones au secours des éleveurs de moutons

Une assertion applaudie par l'assemblée d'éleveurs attirés par l'annonce de mesures en faveur d'une activité qui, pour Magali Surle-Girieud, maire de la commune, contribue à faire perdurer cette architecture du paysage, véritable atout du capital touristique local.
Tour à tour, Francis Solda pour la Fédération régionale ovine du sud-est, Michel Margaillan, pour la Chambre d'agriculture des AHP, Cédric Girard, président cantonal des jeunes agriculteurs, Mickaël Sabinen, FDSEA, éleveur à Lure, diront le désarroi des éleveurs.
Jusqu'au cri de Gaël Essautier, un jeune agriculteur bas alpin : « Ce n'est pas le métier dont je rêvais. Je n'élève pas des moutons pour servir de garde-manger au loup ».
Des éleveurs encore plus courroucés en entendant Jean-Louis Blanc délégué interrégional de l'Office de la chasse et de la faune sauvage affirmer que « le loup se porte bien en France » et qu'on ne sait pas le compter !Après avoir dénoncé « les souffrances du monde de l'élevage confronté a une véritable prolifération du loup », Christian Estrosi a confirmé une augmentation de la dotation consacrée au pastoralisme de 750 000 euros. De quoi financer davantage les opérations d'héliportage et autres aménagements des cabanes pastorales. La région va expérimenter l’utilisation de drones équipés de caméras thermiques afin de mieux repérer le prédateur lors des battues. « Il est fondamental de faciliter la traque pour renforcer l’efficacité des prélèvements ».
Par ailleurs, une cellule de juristes sera mise en place pour secourir les éleveurs attaqués en justice par des randonneurs victimes accidentelles des patous. La région PACA va aussi demander, avec le concours de la région Rhône Alpes, de la région du Piémont, de certains cantons suisses, un abaissement du niveau de protection du loup via une renégociation de la convention de Berne. « Le prélèvement de 36 loups est insuffisant, commentera Christian Estrosi. On évoque une population de 200 à 500 loups dans notre région. Il est urgent d'abaisser encore le niveau de protection du loup et augmenter les quotas de prélèvement ».Parmi les mesures moins spectaculaires, une campagne de promotion du pastoralisme à destination du grand public, des touristes et des randonneurs.
300 000 euros y seront consacrés. Une campagne de formation des offices de tourisme, des maires de communes pastorales afin qu’ils puissent à leur tour sensibiliser le grand public.
Christian Estrosi a évoqué aussi la création de meutes créancées sur le loup. « Nous étudions la possibilité d’accompagner les lieutenants de louveterie dans la création de meutes créancées sur le loup. Il s’agit de permettre au monde de l'élevage de disposer de chiens spécialisés à la traque du prédateur ». La région financera l'achat de lunettes thermiques mises à la disposition de la brigade de l'Office nationale de la chasse et de la faune sauvage créée pour lutter contre le loup et des lieutenants de louveterie « permettant d’accroître l’efficacité des agents et des brigades chargés des tirs de prélèvement de loup ».Autant de mesures saluées par une assemblée d'éleveurs tout acquise à cette bonne parole du président du conseil régional !

B. F.

 

Groupe national loup : statu quo inquiétant

L'association Eleveurs et Montagnes a participé au Groupe National Loup qui s'est tenu à Paris le mardi 17 mai 2016. Cette réunion s'est soldée une fois de plus par un statu quo inquiétant : rien n'est annoncé pour aider les éleveurs qui font face à une prédation toujours croissante.

En attendant le 36e loup

L'attentisme est aussi de mise pour les loups : alors que 35 bêtes ont été prélevées sur le quota de 36, il faudra attendre le prélèvement du 36e loup pour qu'un nouveau tir de prélèvement puisse être décrété par les préfets. Quand ce quota sera atteint, alors seulement 2 loups supplémentaires seront prélevés, puis à nouveau 2, jusqu'à atteindre le nombre de 6. Ce système alambiqué est censé répondre aux contraintes imposées par l'Europe. Mais le résultat est surtout dramatique pour les éleveurs qui sont laissés sans moyens de défense, seuls face aux loups.

10% de loups en plus par meute

L'ONCFS n'ayant pas communiqué de chiffres globaux sur la population de loups, le GNL n'a annoncé aucun niveau de prélèvement pour 2016-2017. On reste dans le flou alors même que les représentants de l'ONCFS présents au GNL ont reconnu que le nombre de loups par meute est en augmentation d'au moins 10% et que 4 meutes supplémentaires ont été identifiées !
(Voir ci-dessous les chiffres communiqués par l'ONCFS lors du GNL.)

Différer les mesures et éviter les prises de position

L'ONCFS et le Museum d'Histoire naturelle vont se livrer à une nouvelle étude, encore une, censée évaluer si l'espèce est en bonne voie de conservation sans qu'on ait la moindre idée des critères qu'ils vont appliquer. Une seule chose est sûre : le pastoralisme et l'élevage, eux, ne sont pas en bonne voie de conservation du tout et tout le monde semble s'en moquer ! Les résultats de l'étude ne seront pas connus avant des années ! Voilà encore une mesure faite pour temporiser alors que pour les éleveurs, il y a urgence à intervenir.
Incroyable mais vrai, une fois de plus, les éleveurs ont encore été accusés de ne pas savoir se défendre. Et une représentante de la CEREMA est venue nous expliquer que nous ne savons pas nous y prendre avec les loups...Tous ces éléments n'ont qu'un seul but pour le gouvernement : différer les mesures et éviter les prises de position.

Un dialogue inutile

Des projets censés nous aider à faire face à la prédation ressortent du chapeau dont on sait déjà qu'ils n'auront pour effet que d'engraisser des entreprises sur le dos des éleveurs. Pour nous aider à nous défendre, on nous propose... d'installer des cabanes pastorales alors qu'il faudrait déjà améliorer le confort des cabanes existantes !
Nous dénonçons donc une situation qui n'évolue pas et l'absence totale de prise en compte des difficultés des éleveurs. Dans ces conditions, tout dialogue avec le gouvernement s'avère inutile. Nous n'accepterons pas d'être condamnés à subir la prédation sans nous défendre.

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Bilan 2015
Des chiffres accablants

Selon les représentants de l'ONCFS présents au Groupe National Loup, les chiffres de 2015 montrent que les attaques de loups sont en augmentation de 15% sur les communes attaquées de manière occasionnelle auparavant et de 5% sur les communes attaquées plus fréquemment. 24 départements français sont désormais concernés. La région PACA concentre à elle seule 72% des victimes, dont 40% dans les Alpes-Maritimes. Les départements sur lesquels l'expansion et l'augmentation de l'espace occupé par les loups augmentent le plus sont les départements 04, 05, 12, 43 et 48.
Depuis le 31 décembre, les tirs de prélèvement ne sont plus autorisés.

34 meutes dont 4 nouvelles

Entre 2014 et 2015, on est passé de 30 à 34 meutes en France. Le nombre de loups par meute augmente lui aussi. Les 4 nouvelles meutes repérées se trouvent sur les départements 04, 06 et 83.

2437 constats ont été dressés en 2015 et 8941 victimes reconnues, soit 5% de plus qu'en 2014. Les bêtes disparues ne sont toujours pas prises en compte. Les indemnisations ont coûté 2,9 millions d'euros en 2015 et le nombre de victimes est en augmentation.

Quant au coût des mesures de protection, il explose et atteint 18,7 millions d'euros à lui seul. Jusqu'où ira-t-on ?

AG 2016 d'E&M

Lors de l'AG d'E&M, lundi 11 avril, les participants, les nombreux élus présents notamment, ont été unanimes pour affirmer la nécessité de défendre le pastoralisme et l'élevage, réaffirmant leur volonté de donner aux habitants des territoires concernés par le loup les moyens d'exercer leur profession dans de bonnes conditions, tout en assurant leur sécurité, celle de leurs familles et celle de leurs troupeaux.
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Ces prises de position très claires, notamment de la part d'Eliane Barreille, vice-présidente du Conseil régional PACA, montrent l'évolution des élus locaux à l'égard des éleveurs. Personne ne conteste les efforts qu'ils ont faits pour se protéger, efforts consentis en vain. Il n'est plus question de leur demander d'en faire davantage mais bien d'agir sur le plan européen pour obtenir que le loup ne soit plus classé "espèce protégée".

Le pastoralisme présent depuis la préhistoire

Tous les participants sont d'accord pour dire qu'il faut montrer au grand public à quel point le pastoralisme est essentiel pour ces territoires, tant sur le plan économique que pour la richesse de la biodiversité. Les éleveurs et bergers d'aujourd'hui sont les héritiers des hommes présents sur ces terres depuis la préhistoire.

DSC 0191 lightPrésent à l'AG, Denis Carel, lui-même éleveur et auteur de la motion "Loup et pastoralisme" signée par des élus Europe Ecologie Les Verts de la région, a rappelé à quel point les défenseurs du loup ont une position purement idéologique, sans aucun fondement scientifique. La similitude avec la création du parc de Yellowstone, aux Etats-Unis est inquiétante: losqu'il a été créé, les naturalistes ont commencé par expulser les Indiens qui vivaient là au prétexte qu'ils ne pouvaient pas gérer le milieu naturel. En France, les partisans du "tout sauvage" ont bien l'intention, eux aussi, d'expulser les hommes qui vivent sur ces territoires afin de laisser le loup y vivre seul.

Le loup se rapproche des hommes

Le prédateur reste un animal dangereux, particulièrement dans des zones périurbaines comme en région PACA. Son hybridation avec des chiens augmente encore sa dangerosité. Les loups se rapprochent de plus en plus des hommes, sans craindre la confrontation avec lui. Aujourd'hui, le loup est partout, à proximité immédiate des grandes villes comme Aix-en-Provence, Toulon, etc. Les éleveurs ne veulent plus de quota de prélèvements. Ils veulent avoir le droit de se défendre et de défendre leurs troupeaux.

Un plan de développement régional des territoires ruraux

Face à une prédation en constante augmentation, Yves Derbez, président d'E&M en appelle à un grand plan régional de développement des territoires ruraux et du pastoralisme qui pourrait être porté par la Maison Régionale de l'Elevage, avec le soutien du Conseil régional. De son côté, Eliane Barreille a insisté sur la volonté de Christian Estrosi de soutenir le pastoralisme qui figure dans le Schéma de développement économique qui sera mis en place par la Région en 2017. Un soutien qui passe aussi par des efforts de communication importants pour sensibiliser le grand public à l'apport des éleveurs au développement économique, social et à l'équilibre environnemental des territoires ruraux. Cet effort de communication positive correspond exactement à ce que préconise l'association E&M depuis sa création.

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Discours d'Yves Derbez, président de l'association Eleveurs et Montagnes

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Monsieur le sous-préfet,
Mesdames, Messieurs les élus
Chers collègues,
Mesdames et Messieurs

Ça fait maintenant plus de 20 ans, que nous, les éleveurs et les bergers, sommes critiqués, insultés, humiliés. On nous accuse de ne pas faire notre métier correctement, d'abandonner nos bêtes aux loups, de nuire à la biodiversité, et j'en passe... On a tout entendu !
Tout ça parce que nous refusons de cohabiter avec le loup ! Cette cohabitation, on nous l'a imposée. Et depuis, c'est nous qui subissons les conséquences des multiples introductions sauvages et illégales. Tout ça montre avec quel mépris on traite les hommes et les femmes qui vivent sur ces territoires, à un point qui dépasse l'imagination.
Durant ces 20 années, et aujourd'hui encore, des associations incompétentes, les services et institutions de l'Etat nous ont fait croire que la cohabitation avec le loup était possible en nous présentant en exemples l'Italie ou l'Espagne.

Mensonge et manipulation

Nous savons maintenant, notamment grâce aux réseaux sociaux, que tout n'était que mensonge et manipulation. Nos collègues italiens et espagnols souffrent tout autant que nous et ont fait les mêmes démarches que nous contre les loups.
Nous avons passé notre temps à écouter les uns et les autres, à recevoir des conseils de garde et de protection, à faire des essais et des observations. Nous avons palabré inutilement des journées entières dans des réunions interminables pour écouter des rapports de fonctionnaires qui se permettent de nous dire comment travailler alors que pour la plupart, ils n'ont jamais mis les pieds sur une estive ou dans une exploitation !

Aucun moyen n'est efficace contre le loup

Nous avons tout entendu, tous les mensonges possibles et imaginables pour nous faire admettre que si les choses se passaient mal avec le loup, c'était de notre faute...
Alors, on a joué le jeu : on a mis en place les moyens de protection, on a acheté des patous, etc.
Mais au final, aucun moyen de protection, je dis bien AUCUN, qu'il soit matériel, animal ou humain, n'est efficace contre le loup. Le CERPAM l'a confirmé à l'issue du séminaire de Valdeblore, en juin 2013.
Nous avons vu défiler de véritables apprentis sorciers, y compris de Suisse. Ils avaient tous LA solution miracle.
Christophe Castaner qui est arrivé en 2013 à la tête de cette chambre d'enregistrement qu'est le Groupe National Loup, nous a présenté SA solution à lui. Accrochez-vous bien !
Il a voulu établir la responsabilité des éleveurs et bergers pour disculper l'Etat. Il s'est permis de dire à la presse : "J'invite les Eleveurs à assumer leurs responsabilités"! - "Dans leur métier, il y a la défense du troupeau. Si ils pensent que c'est l'Etat qui va venir, qui va réguler et qui va protéger, ils se plantent (...)".

C'est à l'Etat de nous protéger!

Je rappelle à notre député que l'article L 113-1 du Code Rural lui donne tort puisqu'il dit que C'EST A L'ETAT DE NOUS PROTEGER (1). Visiblement, il ne connait pas cet article que l'Etat n'a jamais mis en pratique dans notre cas.
La prédation n'a jamais été aussi importante qu'en 2014 et 2015. Elle continue à augmenter en 2016, pour le même nombre de loups ou un peu moins. Les loups ont de plus en plus faim. Mais nous, nous ne POUVONS plus, nous ne VOULONS plus avaler toutes ces stupidités !
Le loup est une calamité pour les éleveurs mais il n'est pas la seule. Il nous faut aussi affronter les touristes confrontés aux chiens de protection qu'on nous a imposés et qui portent plainte contre nous, les mouvements écologistes qui, systématiquement, attaquent les arrêtés préfectoraux de tirs de défense.

Il y a aussi des lynx dans les Alpes-Maritimes arrivés par le train ou par génération spontanée. Pire encore, il y a le chacal doré dont personne ne parle. Cet animal qui est protégé en Europe, est aussi une espèce invasive en France où il n'a jamais existé. On nous fait croire que ce sont des renards... de gros renards ! Mais le problème, c'est qu'il s'hybride avec le loup..... Avec ce véritable foutoir écologique, que vont devenir nos territoires ?

Tant qu'il y aura des loups, il y aura de la prédation

Les loups hybrides sont protégés par la Convention de Berne. Là encore, nous avons été trompés et abusés par la Ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal. Les loups doivent normalement faire l'objet d'un suivi spécifique, mais personne ne s'en occupe. C'est tellement plus facile de dire que ce sont des loups.... Des loups qui viennent d'où ? D'Italie ou de Mongolie ? Lâchés depuis quel parc ?
L'épisode récent du Parc du Gévaudan n'est pas qu'une anecdote. C'est quelque chose qui se répète dans toute la France depuis 20 ans. La seule différence, c'est que cette fois, ce n'est pas passé inaperçu ! Est-ce la même chose pour le Lynx et le chacal doré ? Allez savoir... L'omerta est la règle dans tous les services de l'Etat et à l'ONCFS.
Dans ces conditions, prélever 32, 33, 36 ou 42 loups en France, ça n'a aucun sens. C'est aussi stupide que la procédure prévue par le plan loup. L'effarouchement revient à envoyer le loup chez le voisin. Le berger a autre chose à faire que chasser le loup et ne peut pas se défendre.
Je rappelle que le Code Rural prévoit que c'est à l'Etat de nous protéger ! Quant aux prélèvements, on ne sait plus qui doit les faire. La brigade loup est manifestement au repos forcé depuis plusieurs mois ou employée à des tâches non prévues dans l'arrêté ministériel.
Le vrai problème, c'est que, quels que soient le lieu et le nombre de loups (1, 2, 3 loups ou plus), les attaques et la prédation restent les mêmes. Tant qu'il y aura un loup sur un territoire pastoral, il y aura des prédations.

Le loup est incompatible avec le pastoralisme

Le constat, après plus de 20 ans d'observations, est évident et simple : Le loup est incompatible avec le pastoralisme. La cohabitation est IMPOSSIBLE ! Contrairement à ce qu'on a voulu nous faire croire, il en va de même dans tous les pays européens ! Et pour reprendre les propos de Laurent Garde, du CERPAM, dans un des films de Bruno Lecomte, « la cohabitation avec le loup n'existe pas sur la planète ».
Dans ces conditions, il nous falloir faire des choix et prendre des décisions. Que voulons-nous ? Que vont devenir nos territoires de montagne et de campagne et que veut-on qu'ils deviennent ?
Qui doit décider de notre avenir ?
Les fonctionnaires ? Les Ministres ? Les associations écologistes ? Ou bien les intéressés eux-mêmes ?
Si nous voulons du pastoralisme et de l'élevage extensif de qualité pour l'entretien des sols, la protection des paysages, la gestion et le développement de la biodiversité, il ne faut pas de loup sur les territoires d'élevage pastoraux, c'est-à-dire l'ensemble des territoires y compris les cœurs de Parc Nationaux.
Si nous voulons du loup, il faudra contenir les troupeaux à l'intérieur c'est-à-dire faire de l'élevage industriel, toutes filières confondues y compris en volaille. Avoir les deux à la fois, loups et élevage, c'est impossible !

Un plan régional de développement des territoires ruraux et du pastoralisme

Il faut donc arrêter de tergiverser, de rabâcher une évidence dont nos anciens étaient bien conscients: nous ne pouvons pas éradiquer le loup, le lynx et le chacal doré des zones pastorales, y compris de proximité.... Le loup se déplace plus rapidement qu'un berger.
Nous réclamons la mise en place D'UN GRAND PLAN REGIONAL DE DEVELOPPEMENT DES TERRITOIRES RURAUX ET DU PASTORALISME qui passera par l'éradication des loups des zones pastorales. Ce plan pourrait être porté par la Maison régionale de l'élevage et nous, Eleveurs et Montagnes, nous pourrions nous charger de la communication.
On ne peut plus avoir un suivi génétique digne de ce nom sauf à rentrer dans un système semi industriel où une partie du troupeau ne verrait jamais l'herbe. Si c'est ça l'avenir qu'on nous réserve, on n'en veut pas !
Inutile de dire qu'il devient impossible d'encourager des jeunes à s'installer si d'entrée, avant même de gagner le premier sou, ils doivent prévoir qu'une partie de leur troupeau va se faire dévorer ? C'est une situation inacceptable.

Moyens matériels et mesures d'incitation

Il faut donc se donner les moyens d'un véritable développement : celui d'une profession millénaire adaptée à ces territoires, pas celui du loup et des autres grands prédateurs dont on nous annonce l'arrivée. Ce développement doit être accompagné de moyens matériels et de mesures d'incitation.
Sur le plan matériel, les bergers ne peuvent plus vivre comme au 19e siècle et les éleveurs doivent avoir accès aux moyens du 21e siècle. Ça commence par des moyens d'accès aux hameaux dignes de ce nom, même pour les plus lointains. Il s'agit bien sûr de routes mais aussi de tous les moyens de communication modernes tels que la téléphonie filaire ou GSM, les liaisons numériques à haut débit, des services publics de proximité notamment des écoles, pour favoriser l'installation de jeunes avec leur famille.
Aujourd'hui, toutes les estives devraient être couvertes par le GSM et internet, qui sont des outils indispensables en matière de lien social et une nécessité pour la sécurité des personnes. On en a besoin aussi sur le plan administratif puisque TOUT est dématérialisé : la PAC, les déclarations MSA...
Les urbains bénéficient de voitures, trains, trams, etc... pour aller travailler. Nous, nous devons marcher durant des heures. Les estives doivent être accessibles par des moyens motorisés, y compris dans le cœur de Parcs Nationaux.

On n'est plus au Moyen-âge

Un berger, salarié ou non, a droit à un lieu de travail décent, avec au minimum de l'eau potable, un coin toilette, une chambre qui ne soit pas le dépôt de matériel et de croquettes pour chiens, etc...

Comment se fait-il que le Parc National des Ecrins mette en place des cabanes de jardin déplacées par hélicoptère au gré des changement d'estives et ose communiquer à la presse sur ce sujet comme étant un progrès ? Est-il normal qu'un berger et une bergère qui ne se connaissent pas soient parfois obligés de partager la même chambre, qui parfois n'est qu'une pièce commune, Est-il normal au 21e siècle de n'avoir comme toilette que le ruisseau ?
On n'est plus au Moyen-âge et nous ne sommes pas des esclaves !
Outre les aspects matériels que nous venons d'évoquer, le pastoralisme a besoin d'incitations pour se développer. La formation des jeunes en est l'un des aspects majeurs. Dans la région PACA, être berger et/ou éleveur c'est aussi être un professionnel de la montagne. Connaitre la montagne et ses risques est indispensable.
Et puis, berger est un métier saisonnier et un éleveur doit souvent avoir une deuxième activité. Il est donc indispensable d'obtenir que la formation de base donne une vision large des métiers de la montagne comme c'est le cas au lycée agricole d'Oloron-Sainte-Marie dans les Pyrénées-Atlantiques.

Formation permanente

La formation doit être permanente pour l'ensemble des exploitations et à des tarifs abordables. Les éleveurs ont besoin de l'assistance de techniciens qui conseillent et forment. Pour nous développer, nous avons également besoin d'un suivi génétique de nos races en relation avec la MRE, de manière permanente.
Toutes ces mesures données à titre d'exemples, sont indispensables pour redémarrer les activités pastorales abandonnées, livrées à elles-mêmes, depuis près de 20 ans, alors qu'elles ont fait la notoriété de notre région.
C'est aussi à travers ces activités que nous pouvons produire des produits de qualité, aujourd'hui recherchés, qu'ils soient sous label ou non. C'est la clef de notre avenir. Si nous n'obtenons pas un tel plan de développement, alors le pastoralisme est condamné.

Faut-il rappeler une autre évidence : la biodiversité de notre région ne se limite pas aux loups, aux hybrides ou aux chacals dorés arrivés par génération spontanée et dont on s'abstient de parler pour éviter un nouveau scandale. La biodiversité, ce ne sont ni les parcs nationaux ni les réserves en tous genres. La biodiversité s'est créée avec le temps, sans aucune contrainte ni asservissement.
La biodiversité de nos montagnes et de nos plaines est le résultat du travail de l'homme et de ses bêtes au cours des millénaires. Les éleveurs et bergers actuels sont les héritiers de ceux qui ont construit ces cabanes et tracé ces chemins utilisés par le tourisme de randonnée, dans l'ignorance la plus parfaite de l'histoire. Ce n'est pas en interdisant et en réglementant à tout va que nous protégerons la biodiversité. C'est en favorisant le pastoralisme.

Miser sur la communication pour faire changer les mentalités

Dans ce domaine, il y a fort à faire pour changer les mentalités ! Et la seule façon d'y arriver, c'est de miser sur la communication.
Pendant plus de 20 ans, des associations dites de « protection de la nature » ont été grassement subventionnées par l'Etat et la région pour communiquer sur le loup et pour expliquer au public que le loup est un gentil toutou avec lequel il est possible de cohabiter. On leur a donné des millions d'euros pour ça. Imaginez ce que nous pourrions faire si nous avions de tels moyens !
Parce que pendant plus de 20 ans, il n'a été question que du loup, jamais du pastoralisme, encore moins de la qualité des productions, de la formation et de l'assistance des bergers, de l'entretien des paysages, de la biodiversité ou du développement durable.
Aujourd'hui, il faut absolument inverser cette tendance. Et là, Mesdames et Messieurs les élus, la balle est dans votre camp. Le loup est qu'un élément de la biodiversité parmi d'autres, en bout de chaine, rien de plus. Nous pouvons nous en passer comme ce fut le cas durant un siècle dans toutes les régions de France.
Par contre, nous ne pouvons pas nous passer d'autres animaux comme le pacage des prairies ou le bousier qui alimentent la terre. Nous ne pouvons pas accepter de voir nos paysages détruits par l'ensauvagement parce qu'ils sont indispensables à notre travail mais aussi à notre vie quotidienne et notamment pour le tourisme. L'herbe, c'est la nourriture de nos bêtes. Nous devons la respecter et la faire respecter par tous.
Les principaux protecteurs de l'environnement depuis des millénaires, C'EST NOUS, personne d'autre. Nous devons le dire et en convaincre le grand public. Mais pour y arriver, nous avons besoin de votre aide, Mesdames et Messieurs les élus. Donnez-nous les moyens de faire savoir tout cela !

Nous devons parler de la qualité de nos produits

Nous devons parler aussi de la qualité de nos produits, pour réfléchir ensemble comment développer une commercialisation de proximité tant pour les populations locales que pour les touristes. Nous devons parler de nos activités, de ce que nous faisons pour la collectivité.
Ceci suppose de la part de l'Etat, des Parcs Nationaux et des réserves de la Région un changement de discours et de comportement. Le premier signe de changement serait de remettre en cause ce qui se passe au Parc Alpha qui est plus une succursale du WWF et de Férus qu'un élément de la politique de développement régional.
Nous, les éleveurs qui vivons et travaillons sur ces territoires depuis plusieurs générations, avons beaucoup à apporter à notre région. Ça aussi, aidez-nous à le faire savoir !
C'est à nos élus, politiques et consulaires de prendre des initiatives de projets de développement, comme d'autres massifs ont su le faire avant nous et avec des résultats.
Le temps des palabres, des rapports sans lendemain de fonctionnaires qui cherchent seulement à justifier leurs emplois doit cesser. Ça fait 20 ans qu'on écoute des apprentis sorciers qui sont directement responsables de la catastrophe écologique, sociale et économique dont nous sommes victimes. Ça a assez duré !
Nous ne voulons plus être les victimes de cette bande d'irresponsables. Nous, bergers et éleveurs, nous voulons devenir les acteurs à part entière du développement régional. Le loup est dans l'immédiat, un obstacle majeur à cet objectif. Il doit être éliminé, comme ont su le faire nos anciens.
Cette page absurde de notre histoire créée par des fonctionnaires militants de l'écologie et des charlatans en tous genres, doit être tournée. Nous devons passer à la phase de reconstruction et à ce grand plan régional de développement, discuté, élaboré, et partagé par toutes celles et ceux qui vivent à nos côtés.
Mesdames et messieurs les élus, c'est cela que nous attendons, rien d'autre.

Yves Derbez


(1) - L'article L 113-1 du Code Rural stipule que « Par leur contribution à la production, à l'emploi, à l'entretien des sols, à la protection des paysages, à la gestion et au développement de la biodiversité, l'agriculture, le pastoralisme et la forêt de montagne sont reconnus d'intérêt général comme activités de base de la vie montagnarde et comme gestionnaires centraux de l'espace montagnard ».
Ce même article indique ensuite que « En conformité avec les dispositions des traités instituant la Communauté économique européenne, le Gouvernement, reconnaissant ces rôles fondamentaux de l'agriculture, du pastoralisme et de la forêt de montagne, s'attache à ...... Assurer la pérennité des exploitations agricoles et le maintien du pastoralisme, en particulier en protégeant les troupeaux des attaques du loup et de l'ours dans les territoires exposés à ce risque. »

Des élus ELLV remettent le loup en question

Plusieurs élus EELV de la région PACA viennent de signer la motion LOUP et PASTORALISME qui reconnait l'importance du pastoralisme en France et demande qu'on reconsidère les politiques en faveur du loup. La motion fait grand bruit parmi les écologistes et montre que les mentalités commencent peut-être à évoluer. Enfin ! Cette motion reprend en quasi totalité tout ce que nous demandons depuis des années. Mais cette fois, ce sont des écologistes qui le disent...

La motion "LOUP ET PASTORALISME

– Réaffirme son engagement sans faille, en faveur du pastoralisme présent depuis des millénaires dans nos espaces montagnards alpins et méditerranéens.
– Reconnaît que cette activité pastorale joue un rôle essentiel de structuration des milieux naturels, que ce soit en terme économique, social, au titre de la gouvernance alimentaire locale, ou pour les bénéfices environnementaux qu'elle génère (ouverture des milieux, maintien de l'équilibre organique des
sols favorable à la biodiversité globale, prévention des risques). Sans compter la dimension culturelle, ancrée dans notre patrimoine historique et porteuse encore aujourd'hui de sens, à travers des territoires peuplés et vivants, ou la reconnaissance de la transhumance comme patrimoine culturel mondial de
l'humanité, par l'UNESCO.
– Rappelle que les grandes espèces emblématiques (loup, ours, lynx, etc) ne sont qu'un indicateur parmi d'autres de la biodiversité, et que l'action nécessaire en faveur du maintien en bon état de conservation de la biodiversité globale, ne peut se réduire à la seule défense de ces grandes espèces emblématiques.
À titre d'exemple, 80% de la biomasse globale est présente dans le sol, dans la couche d'humus, sous forme microbiologique.
– Constate l'échec de la politique actuelle de cohabitation forcée avec le loup imposée aux éleveurs, qui a été menée en France depuis 20 ans par les différents gouvernements. Pour mesurer l'échec de cette politique, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Plus de 80% des attaques ont eu lieu sur des troupeaux qui ont mis en oeuvre la totalité des mesures de protection préconisées dans le plan loup, à savoir le regroupement nocturne, les parcs électrifiés, et la présence
des chiens patous. Malgré ces mesures de protection présentées comme la seule alternative possible à la prédation, en 20 ans les pertes annuelles d'animaux sont passées de 200 à plus de 9000.
Pour les seules Alpes Maritimes 2539 bêtes tuées par le loup en 2013, 2835 en 2014, 3413 en 2015.
– Constate que cet échec est directement lié au choix initial fait par la France en 1992 de placer le loup sous statut d'espèce strictement protégée, alors que l'espèce, dont la population est très dynamique, n'est nullement menacée de disparition, et qu'elle recolonise même de nouveaux territoires. Le loup, animal très opportuniste et adaptable, a parfaitement su tirer profit de ce statut pour spécialiser son comportement de prédation sur les troupeaux. Si la menace principale pèse aujourd'hui sur le pastoralisme, demain il en ira sans doute de la sécurité des personnes, mais aussi de la perte du génome loup liée aux cas inévitables d'hybridation avec les chiens, déjà attestée dans une proportion de 10 à 40% des individus étudiés en Italie.
– Affirme qu'il est temps de changer radicalement de paradigme. Il ne peut y avoir de principe de symétrie entre la proie et le prédateur. Lorsque le prédateur est protégé, la proie ne s'adapte pas, elle disparaît. Ce n'est donc pas aux éleveurs de s'adapter à la prédation, mais au loup de s'adapter à la présence
du pastoralisme. La condition de conservation dans nos territoires d'une population de loups passe donc par le fait de rendre la prédation sur troupeaux, la plus meurtrière possible pour la meute par tous moyens létaux, et cela en situation d'approche. La politique suivie actuellement revient à sélectionner un loup délinquant, car l'obtention finale de la proie (la brebis) vient systématiquement récompenser l'effort de contournement des mesures de protection.
Il s'agit donc d'inverser la menace, et que la frayeur change de camp, en rendant toute approche de l'environnement humain par la meute, impossible, ou d'une extrême dangerosité.
– En conséquence de quoi, EELV PACA demande à ce que la France se mobilise pour que l'espèce canis lupus soit sortie du statut d'espèce strictement protégée, que ce soit dans la directive habitat ou dans la convention de Berne, de façon à ce que les individus ou les meutes les plus meurtriers, soient éliminées dès qu'ils sont en situation d'approche, et non plus seulement dans un cadre dérogatoire, comme c'est le cas aujourd'hui. Pour rappel, la convention de Berne comporte 4 annexes listant le degré de protection des espèces (faune ou flore). Il s'agit donc de se mobiliser pour que le loup soit inscrit à l'annexe III (espèces de faune protégées), et non plus à l'annexe II (espèces de faune strictement protégées)
– Cette mission de régulation de la population des loups ne peut être confiée qu'à un corps de louveterie (ONCFS) spécialement formé à cet effet, ayant acquis des compétences qui font aujourd'hui cruellement défaut en France en matière de comportement du loup. Ce corps devra être entrainé aux différentes
techniques de repérage et de piégeage qui existent aujourd'hui au niveau international, dans tous les grands pays qui ont choisi de conserver une population de loups, tout en se donnant les moyens de réguler leur population en fonction des dégâts commis.

Signataires :
Denis Carel (GL Brignoles), Lionel Martin (GL Comtat Venaissin 84), Pascal Noël (GL Brignoles), Denise Reverdito (GL La Seyne), Elisabeth Roux (GL La Ciotat), Michel Passebois (GL Brignoles), Philippe Bregliano (GL Brignoles), Jean Noël Montagné (NICE), Jacques Perez (GL NICE), Elise BELTRAME (GL LA SEYNE
SUR MER), Bernard Leterrier (Maire de GUILLESTRE), Pierre GAUGAIN (Coopérateur GL BRIGNOLES).

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