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E&M veut mobiliser les élus locaux

L'association Eleveurs et Montagnes a tenu mardi 22 avril, son assemblée générale à Sisteron, à l'invitation de Daniel Spagnou, maire de la ville et vice-président de l'association des maires de la région PACA. La situation continuant à se dégrader au risque de menacer toute la filière économique, E&M continue le combat et a entrepris de mobiliser les élus locaux qui sont appelés à venir soutenir la filière.
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L'assemblée générale de l'association Eleveurs et Montagnes s'est tenue à Sisteron, en présence de plus de 200 éleveurs venus de la région PACA et d'autres départements de montagne. Des éleveurs désespérés et, de plus, en colère, déçus et surpris de ne pas voir davantage d'élus présents à leurs côtés alors que leur situation ne cesse de s'aggraver. D'où la volonté d'E&M d'aller à leur rencontre pour les sensibiliser et les informer. L'association a décidé d'ouvrir ses adhésions aux élus, chasseurs et autres sympathisants décidés à défendre le pastoralisme et à lutter contre la prédation.
Lors de cette AG, E&M a obtenu un soutien important : celui de Colette Charriau, conseillère régionale EELV. « Je prends acte aujourd'hui de la gravité de la situation et m'engage à être votre relais au conseil régional », a-t-elle déclaré aux éleveurs présents à Sisteron. « Elle a compris l'importance de notre filière économique dans la région et se fera notre porte-parole », se félicite Yves Derbez, président d'E&M. Daniel Spagnou, maire de Sisteron, et Pierre Martin-Charpenel, maire de Barcelonnette, ont également confirmé leur soutien à l'association.

Un tableau alarmant

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Tous les intervenants invités à s'exprimer durant l'AG ont dressé un tableau alarmant des conséquences de la présence du loup sur toute la filière ovine : éleveurs, coopératives, etc. La profession est soit déjà sinistrée, comme dans les Alpes-Maritimes, soit sur le point de le devenir. Les derniers chiffres exposés par Mme Fournier, directrice de la DDT 04, montrent que le budget consacré aux indemnisations va augmenter. 22 départements ont été touchés en 2013 contre 16 en 2012. 1870 attaques et plus de 7000 victimes ont été recensées en France, selon Mme Fournier qui précise que « la lutte contre la prédation entraîne un surcroît de travail de 600 heures par an pour l'éleveur ».
« 85% des attaques ont été constatées sur des troupeaux protégés et gardés par des patous », a rappelé Marc Dimanche, directeur du CERPAM. Ce chiffre monte à 100% dans les Alpes maritimes, prouvant que les mesures de protection ont bien été mises en place et ne servent à rien. Le loup est présent partout et l'évolution du territoire du loup est « quasi exponentielle », selon M. Dimanche. Il a également montré qu'ailleurs, la cohabitation avec l'animal ne se passe pas mieux qu'en France, contrairement à une idée très répandue. Le loup n'est plus aujourd'hui « le problème des alpages d'altitude. Il concerne l'ensemble de la filière, toute l'année ».

Dégâts collatéraux

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Jean-Luc Champion, vétérinaire du Groupement de Défense Sanitaire, a quant à lui fait état des dégâts collatéraux de la prédation sur l'élevage avec le développement sans précédent de maladies comme le ténia et la cœnurose, propagés par les patous et aggravés par le confinement des bêtes dans les parcs. Les loups sont eux aussi porteurs de ces maladies.
Au-delà des éleveurs, c'est donc toute une filière qui est impactée, comme l'a rappelé Sylvain Béhéty, de la coopérative des Bergers du soleil : « Le loup s'attaque aussi à des produits emblématiques comme l'agneau de Sisteron alors que nous avions réussi à relancer la dynamique commerciale et que les ventes augmentent de 15 à 17% par an ! A cause du loup, nous n'arrivons pas à trouver des éleveurs pour faire des agneaux entre septembre et novembre alors qu'on en manque cruellement ! »
Le loup est partout, dans toute l'Europe. Le combat contre l'animal a donc pris une envergure européenne avec la constitution d'un collectif de scientifiques dont la création a été annoncée durant l'AG. Eleveurs et Montagnes est associée à cette initiative.
L'association poursuivra donc sa mission d'information et de sensibilisation, tout particulièrement auprès des élus locaux. Elle prépare maintenant sa participation au prochain Groupe National Loup prévu le 7 mai prochain, à Lyon.

Les loups aux portes de l'Eure-et-Loir

Chartres - Les loups aux portes de l'Eure-et-Loir

Article publié le 10 mars 2014par l'Echo républicain

Un cheval a été attaqué récemment par des loups au nord d'Orléans. La présence de ces prédateurs aux portes de l'Eure-et-Loir intrigue.

L'expert qui a examiné la carcasse d'un cheval du Loiret est formel. Les quatre crocs et les cinq griffes qui ont provoqué des entailles dans le corps du mammifère à sabots sont bien ceux d'un Canis Lupus. Autrement dit un loup?! L'attaque aurait eu lieu dans une commune du Loiret fin février, au nord d'Orléans. Personne ne le confirme. « Il y a des consignes de discrétion. Le sujet est sensible », assure une personnalité du Loiret, qui souhaite rester très discrète sur le lieu exact de la découverte.
Un loup mange jusqu'à huit kilos de viande par jour

La présence du carnivore aux portes de l'Eure-et-Loir va provoquer des inquiétudes à plusieurs niveaux. Car le loup vit en meute. Et le prédateur ne se contente pas de se purger avec de l'herbe ou de déguster des fruits. Il cible des proies sauvages, domestiques ou d'élevage en fonction du territoire où il se trouve. [...]

Les éleveurs euréliens vont redoubler d'attention sur leurs cheptels. Et les chasseurs du département vont être aux aguets pour préserver la population d'animaux sauvages. En marge de la perte potentielle d'animaux, l'aspect sanitaire n'est pas à négliger. Car le loup peut être porteur de la rage, de la maladie de Carré ou de l'échinoccocose.

L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) d'Eure-et-Loir peut être un acteur essentiel dans la détection de ce prédateur sur le département. La colonisation a déjà commencé dans des départements de la région Centre, notamment en Indre-et-Loire. L'incursion est liée au mode de fonctionnement des meutes. Les mâles dominants expulsent les concurrents. Les prédateurs bannis s'exilent, parcourant des centaines de kilomètres avant de s'établir sur un territoire vacant sur 300 km², effectuant un marquage olfactif et par hurlement.
Des pièges photographiques

En sentinelle, les agents de l'ONCFS du département pourraient être amenés à sillonner la frontière avec le Loiret pour tenter de trouver des déjections et des poils qui seraient analysés. Des pièges photographiques peuvent être installés pour confirmer le passage ou la présence des loups en Eure-et-Loir. Le préfet, en fonction des dégâts ou des risques sanitaires, a la possibilité de faire abattre la meute qui peut se composer de trois à douze bêtes. Une traque difficile car le loup est redoutable, bon nageur et doué dans l'art de la dissimulation. Mais pour l'instant, il n'a pas été vu en Eure-et-Loir.
Thierry Delaunay

AG d'E&M : les éleveurs sont-ils condamnés ?

AfficheAG-2 A3w lightL'association Eleveurs et Montagnes convie les éleveurs de la région PACA à son assemblée générale qui se tiendra mardi 22 avril, à 14h, salle de l'Alcazar, à Sisteron. De nombreux élus et personnalités régionales ont annoncé leur présence à ce rendez-vous, à commencer bien sûr par Daniel Spagnou, maire de Sisteron et président de l'association des maires des Alpes-de-Haute-Provence, dont l'allocution ouvrira l'assemblée générale.
Seront également présents des représentants du cabinet du ministère de l'Agriculture et de celui de l'Ecologie. Leurs interventions seront suivies par celles de Jean-Luc Champion, vétérinaire du Groupement de Défense Sanitaire, sur les dégâts collatéraux de la prédation sur l'élevage et de Marc Dimanche, directeur du CERPAM.
Les éleveurs auront ensuite la parole et pourront dialoguer avec les personnalités présentes.

L'assemblée générale se terminera par un apéritif offert par la mairie de Sisteron.

Plus unis, plus forts ! Venez nombreux !

Réunion du Groupe national loup portant sur le protocole d'intervention sur la population des loups

Réunion du Groupe national loup portant sur le protocole d'intervention sur la population des loups

Compte-rendu de la réunion du 5 mars 2014

Syndicats et associations unanimes : il faut changer le statut d'espèce protégée des loups

Au sortir de la réunion, ce jour, du Groupe national loup portant sur le protocole d'intervention sur la population des loups, le bilan est unanime : l'État est dépassé par la situation tant dans les zones de présence historique où les attaques explosent que dans les nouvelles zones qu'ils colonisent jour après jour. Seule une modification de la législation européenne, et plus particulièrement une révision de son statut dans la directive Habitat, lui donnera une chance de gérer cette population.
Le plafond de 24 prélèvements pour la saison 2013-2014 était déjà insuffisant pour enrayer l'explosion démographique et géographique des loups en France. Seuls sept loups ont finalement pu être prélevés sur les 71 autorisations pourtant délivrées en 2013. En plus d'être la plupart du temps impossibles à réaliser, ces prélèvements sont sans cesse attaqués juridiquement. Aussi, malgré la mise en place de moyens de protection, plus de 6000 bêtes sont encore tuées chaque année.
Les éleveurs sont à bout car si rien ne change ils se savent condamnés. Il y a donc urgence à modifier le statut de l'espèce dans la convention de Berne et la Directive Habitats pour sortir de l'impasse d'une cohabitation impossible entre loups et pastoralisme.
Nous demandons une réunion de crise avec les ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture pour faire modifier les textes européens et internationaux.

 

FNSEA, FNO, Confédération Paysanne, Jeunes Agriculteurs,
et les associations :
Eleveurs et bergers du Vercors ; Eleveurs et montagnes ; Solidarité pastorale ; Le Cercle ; Fédération des acteurs ruraux ; Association des bergers de Provence et des Alpes du sud ; Association des pâtres de haute montagne.

 

Télécharger le communiqué

 

 

 

Un rapport parlementaire pour réviser le statut d'"espèce protégée" du loup

Selon l'AFP, un rapport d'information parlementaire présenté mardi 4 mars 2014, soucieux d'apporter une "réponse pragmatique" à l'augmentation des attaques de loups et "à la désespérance" des éleveurs, préconise de rétrograder le prédateur d'espèce "strictement protégée" à "espèce protégée simple".

Le nombre d'animaux (à 95% des ovins) victimes d'attaques de loups, revenus spontanément en France au début des années 90, est passé de 2.680 en 2008 à 4.913 en 2011. La grosse majorité (70%) a eu lieu en région PACA, et 35% pour le seul département des Alpes-Maritimes.

Les auteurs du rapport "Patrimoine naturel de la montagne" -- Hélène Masson Maret, sénatrice UMP des Alpes-Maritimes et André Vairetto, sénateur PS de Savoie--, souhaitent "une réponse pragmatique et raisonnable (...) à la désespérance de nombre de nos éleveurs, et à la nécessité fondamentale de protéger l'agro-pastoralisme sur nos territoires".

Ils recommandent de modifier le statut du loup, actuellement classé comme animal "strictement protégé" au titre de l'annexe II de la Convention de Berne, relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe.

Ce statut pose une liste d'interdictions, comme celle de capturer l'animal, de le mettre à mort, de détériorer ses sites de reproduction et aires de repos...

En France, il est néanmoins autorisé de tuer, dans des conditions très encadrées et après autorisation préfectorale, un certain nombre d'individus par an dans le cadre du "Plan Loup", un chiffre qui s'élève à 24 pour la période 2013-2014, soit environ 10% de la population totale.

Sur cette période, seuls 7 loups ont été effectivement abattus, a indiqué le 25 février le ministre de l'Ecologie Philippe Martin. Un chiffre bien trop faible pour les éleveurs qui appellent le gouvernement à faire en sorte que les 24 loups soient "prélevés".

Aussi, le rapport appelle à placer le prédateur dans la catégorie "espèce protégée simple" (annexe III) qui se contente d'appeler à "règlementer" afin de "maintenir l'existence de ces populations hors de danger".

"Au nom de la Convention de Berne, on ne peut plus rien faire", a expliqué à l'AFP Mme Masson Maret. "Lorsque le préfet prend une décision, les associations (de défense du loup) demandent au tribunal administratif de casser l'arrêté au nom de la Convention".

"Si le loup est classé en catégorie animal protégé simple, on ne pourra plus aller devant le tribunal administratif", assure-t-elle.

La Suisse avait formulé une demande similaire, mais fin 2012, le comité permanent de la Convention de Berne à Strasbourg a rejeté cette requête.

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