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Eleveurs et Montagne manifeste à Paris

L'association Eleveurs et Montagnes a décidé de se joindre à la manifestation des éleveurs qui vont manifester leur colère lors d'une manifestation organisée sur le Champ-de-Mars, à Paris, ce jeudi 27 novembre. Une délégation de l'association sera donc présente à Paris et demandera à être reçue par le ministre de l'écologie, avec les autres représentants des syndicats et associations présents dans la capitale. E&M appelle les éleveurs à se joindre à cette manifestation et à monter massivement à Paris.

L'union fait la force

E&M a toujours milité pour que les éleveurs parlent d'une seule et même voix, parce que l'union fait la force face aux lobbyes pro-loups. Il était donc indispensable pour elle de soutenir l'intiative de la FNO et de rejoindre les manifestants.

Avec des chiffres d'attaques de loups en augmentation constante et des attaques récentes notamment en Haute-Loire, ces dernières semaines, les éleveurs ovins ont décidé de se mobiliser.

Deux transhumances symboliques partiront dans les deux jours précédents, la première de Brioude, la seconde de Moulins. "Face à l'inefficacité évidente des mesures de prélèvement et du plan loup en général. "Face à l'immobilisme des pouvoirs publics par rapport aux attaques incessantes de ces prédateurs sur les troupeaux, la Fédération Nationale Ovine a décidé d'organiser une manifestation les 25, 26 et 27 novembre prochains en régions et à Paris", précise le syndicat agricole la FNSEA .

Exclusion des loups des zones d'élevage

Les éleveurs réclament une exclusion des loups des zones d'élevage. Selon eux, la prédation par le loup continue de faire chaque jour "des dégâts catastrophiques". "Au 17 novembre 2014, le bilan fait peur : ce sont plus de 8 000 animaux qui ont péri entre les dents de ces prédateurs. 27 départements sont touchés et plus de 1 050 éleveurs concernés par ce fléau" .

Les éleveurs ovins se mobiliseront donc les 25, 26, et 27 novembre et organiseront deux transhumances avec pour point de convergence, le Champ-de-Mars à Paris. En Auvergne, une transhumance partira de la Haute-Loire et une étape aura lieu dans l'Allier.

 

Dossier de presse de la Fédération Nationale Ovine

Loups : arrêtons le massacre !

La population de loups

En 2013, le nombre de loups « officiels » en France est compris entre 250 et 300. On en comptabilise plusieurs milliers en Europe. Au niveau mondial, il est potentiellement présent dans presque tout l'hémisphère nord, à l'exception de l'Afrique du Nord (source : site du MEDDTL). Il existerait ainsi entre 100 000 et 200 000 loups dans les pays de l'ex-URSS (plus de 2000 en Roumanie, 900 en Lettonie, 600 en Pologne...) mais aussi 2500 sur la péninsule ibérique, 2000 en Grèce, 800 en Italie... La population de loups dans le monde n'est donc pas menacée pas plus qu'en Europe, ni même en France où a été publié un arrêté le 27 mai 2009 précisant que le loup n'est plus une espèce protégée menacée d'extinction en France.Après une soixantaine d'années d'absence dans les Alpes françaises, le loup a progressivement recolonisé le massif à partir de l'Italie et ce depuis son retour au début des années 90 dans les Alpes-Maritimes. L'ordre de grandeur estimé de la population de loups est compris entre 250 et 300 individus. La population de loups en France est en constante progression. Le loup ne cesse de conquérir de nouveaux territoires qui ne se limitent plus aux zones de hautes montagnes comme témoigne son arrivée en Lorraine et Auvergne ...

Les attaques de loups

Depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d'attaques et de victimes a augmenté en corrélation avec l'expansion du territoire occupé par le loup. Ce sont aujourd'hui 28 départements qui sont touchés par le loup (contre 11 en 2009) et le nombre de victimes a plus que doublé depuis 2000 dépassant la barre des 2 000 attaques aux troupeaux, tuant ainsi plus de 8 000 animaux soit près de 2 tiers de plus qu'en 2011.

La protection contre les attaques

Les éleveurs ont pourtant massivement souscrit des moyens de protection (aides-berger, chiens, enclos), malgré les contraintes (logistiques et financières) et désagréments que celles-ci imposent :
Leur mise en place demande aux éleveurs un investissement en temps, et aussi financier puisqu'elles ne sont pas prises en charge à 100 %.
Leur mise en place peut avoir des conséquences négatives. Le regroupement nocturne par exemple entraîne un allongement de la journée de travail des bergers et des distances parcourues par les animaux, une baisse du temps de pâturage, un risque d'érosion par passage répété sur les mêmes versants pour regagner les parcs de nuit, une pollution par accumulation des déjections dans les parcs et un risque d'abandon des secteurs les plus
éloignés. Les chiens de protection sont, quant à eux, à l'origine de conflits sociaux qui se multiplient avec les autres usagers du territoire et dont l'éleveur est parfois contraint, à tort, d'assumer la responsabilité.
Par ailleurs, elles sont difficiles voire parfois impossibles à mettre en oeuvre dans certaines conditions, notamment dans les zones d'élevage permanent où les animaux sont plus proches des villages et où les systèmes reposent sur la séparation des animaux en petits lots : il n'est pas possible en effet de démultiplier le nombre de chiens de protection, le nombre de gardiens, le nombre de parcs électrifiés à hauteur du nombre de lots de certaines exploitations et ceci toute l'année.
Si ces mesures montrent une certaine efficacité, celle-ci est toute relative. En effet, les prédateurs s'adaptent et parviennent à les contourner, obligeant l'éleveur à utiliser toujours plus de moyens de protections (85 % des attaques de loups par exemple ont lieu sur troupeaux protégés).
De nombreux témoignages attestent que le loup ne craint plus l'homme et se rapproche des habitations et des villes.

Les victimes du loup

Ainsi, s'il avait pu être noté une relative diminution des victimes en 2007-2008 suite à la mise en place généralisée de moyens de protection, on constate que depuis 2009, le nombre d'attaques augmente très fortement. Cela s'explique par l'accroissement de la population de loups notamment sur de nouveaux territoires (aujourd'hui, 28 départements sont touchés), mais aussi par une adaptation des loups aux moyens de protection. Les loups trouvent en effet rapidement des parades aux moyens de protection mis en place par l'éleveur.
L'été 2014 a été particulièrement catastrophique en termes d'attaques et de victimes, mais les attaques se poursuivent dorénavant durant l'hiver. Les éleveurs ne connaissent plus de répit.

Le coût du loup en 2012

Le coût total de la prédation par le loup a été évalué en 2012 à près de 15 millions d'euros, répartis entre :
– 1 800 000 € indemnisations des pertes
– 8 500 000 € moyens de protections (part Etat)
– 2 500 000 € moyens de protections et pertes indirectes (part éleveurs)
– 2 000 000 € coût des 40 agents de l'Etat affectés à plein temps au dossier.
Combien d'instituteurs ou d'infirmières pourraient être recrutés avec cette somme ?

Le cadre juridique qui encadre le loup

Le loup est une espèce strictement protégée au plan international (convention de Berne et surtout Directive Natura 2000), aussi, il est interdit de le tuer sauf sous dérogations dans des conditions très strictes.
En France, le protocole loup encadre les possibilités de tir du loup. On distingue les tirs de défense (à proximité des troupeaux pour les protéger) et les tirs de prélèvements.
Cette année, sur les 24 prélèvements autorisés, seuls 13 ont été efficaces ! Les Préfets ont « joué le jeu » et ont publié de nombreux arrêtés de tirs de défense et quelques arrêtés de tir de prélèvement, mais ce plafond n'a pas été atteint. Outre la difficulté qu'il peut y avoir à obtenir ces autorisations, une fois acquises, encore faut-il parvenir à abattre un loup.

Travail du groupe loup

La FNO participe aux côtés de la FNSEA, avec les représentants du monde agricole et des associations écologistes au Groupe National Loup piloté par les Ministères de l'agriculture et de l'Ecologie. C'est au sein de ce groupe que sont définies les orientations du plan loup.
La FNO a maintes fois répété au sein de ce groupe que le protocole loup ne répondait pas à la problématique du pastoralisme et de la prédation, demandant à l'Etat qu'il prenne mieux la mesure du problème et mette en place une véritable gestion efficace de la population de loups afin de baisser significativement la pression de prédation. En 2011, la FNSEA et la FNO, considérant que le principe du protocole ne répondait pas aux attentes du terrain et mettait les organisations professionnelles agricoles qui y collaborent en porte-à-faux (aucun loup n'étant prélevé dans ce cadre) ont décidé de ne plus y participer.
Après quasi un an de rupture, suite à un changement de ton au Ministère et les annonces de simplification du protocole, la FNO est revenue à la table des négociations en 2012, notamment afin de participer au travail pour l'élaboration du nouveau plan loup.

Revendications de la FNO

Les derniers chiffres montrent pourtant clairement l'inefficacité évidente du plan loup.
Las des discussions sans réels changements sur le terrain, des arrêtés sans cesse cassés par les associations écologistes, la FNO et l'ensemble des éleveurs ovins demandent maintenant de vrais résultats.
Le message est simple : nous demandons une exclusion des loups des zones d'élevage par une application immédiate des promesses du gouvernement ou par la mise en place d'un nouveau plan loup efficace !
Cela doit se traduire par :
- une révision du protocole d'intervention pour une plus grande facilité de mise en oeuvre,
- une suppression ou un relèvement important du plafond de loups pouvant être prélevés,
- un droit aux tirs de défenses immédiat en cas d'attaques,
- une formation de brigades spécialisées pour se donner les moyens de concrétiser ces tirs,
- une réévaluation de l'indemnisation des pertes indirectes,
- une prise en charge de l'intégralité des dépenses de protection et affectation de ce budget au Ministère de l'Ecologie,
- le déclassement du loup de la directive Habitat,
- une exclusion du loup des zones d'élevages.
On ne jugera de cette efficacité que lorsque la tendance des attaques aux troupeaux, en augmentation constante depuis le retour du loup aura été effectivement inversée.
Au-delà de ces prédateurs, il s'agit d'une problématique globale d'ensauvagement du territoire, et de choix de société entre une nature sauvage et vide ou une nature entretenue par l'homme, telle que nous la connaissons aujourd'hui, et qui fait vivre des populations sur des territoires ruraux.

Mobilisation des éleveurs ovins les 25, 26 et 27 Novembre 2014

Face à ce constat et à l'ampleur des attaques de loups de ces dernières semaines, de la souffrance et du profond désarroi des éleveurs ovins,
Face à l'inefficacité évidente des mesures de prélèvement et du plan loup en général,
Face à l'immobilisme des pouvoirs publics par rapport aux attaques incessantes de ces prédateurs sur les troupeaux,
La Fédération Nationale Ovine a décidé d'organiser une manifestation les 25, 26 et 27 novembre prochains en régions et à Paris.
2 transhumances partiront des zones nouvellement touchées jusqu'à Paris
Départ de la Meuse
Après le département des Vosges, en 2011, celui de la Haute-Marne en 2012 suivi de l'Aube, c'est au tour de la Meuse d'être touché en 2013. Le loup franchit une nouvelle étape en s'installant en zone de plaine. Avec plus d'une cinquantaine d'attaques en un an et 26 exploitations impactées, l'élevage ovin meusien subit de plein fouet l'expansion du prédateur vers les zones de plaine à plus forte densité de population.
Le rendez-vous est donné le mardi 25 novembre à BAR LE DUC (55)
11h : départ de la transhumance; traversée de la ville
14h : conférence de presse à Bar le Duc
Un deuxième rendez-vous phare aura lieu le mercredi 26 novembre à STRASBOURG (67)
14h : rendez-vous devant la DDT (Direction Départementale des Territoires à Strasbourg) puis une transhumance aura lieu dans la ville.
Départ de la Haute-Loire
Tout dernier département touché, la Haute Loire a connu sa 1ère attaque début octobre dans une zone limitrophe avec la Lozère et l'Ardèche où le loup sévit depuis plusieurs mois.
Le rendez-vous est donné le mardi 25 novembre à BRIOUDE (43)
11h : rond-point de Lamothe: départ de la transhumance ; traversée de la ville
12h 30 : fin de la transhumance à la Sous-Préfecture de Brioude ; conférence de presse
13h : départ des brebis
Suite de la transhumance, le mercredi 26 novembre à MOULINS (03) :
10 h 00 : point presse devant la DDT (Direction Départementale des Territoires à Moulins)
Point de convergence : PARIS le jeudi 27 novembre
Tous les éleveurs de France, situés dans des zones à prédation ou solidaires de ces derniers, se donnent rendez-vous le jeudi 27 novembre à Paris pour rencontrer la Ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal.
10 h : les deux troupeaux convergeront à Paris, sur le Champs de Mars, place Jacques Rueff,
De 10h à 12h : témoignages d'éleveurs des différents départements touchés par le loup.
14h : départ des éleveurs accompagnés de brebis de la place Jacques Rueff jusqu'au Ministère de l'Ecologie, 246 boulevard Saint-Germain. La transhumance s'achèvera dans la cour de la Ministre de l'Ecologie Ségolène Royal et une conférence de presse sera organisée en présence de Serge PREVERAUD, Président de la FNO et de Xavier BEULIN, président de la FNSEA.


Pour en savoir plus :
Le film de Bruno Lecomte, http://www.youtube.com/watch?v=3u1khQWeq2I&feature=youtu.be (éleveur caprin au Col du Brabant à La Bresse dans les Vosges)
Le film de la MSA, « éleveurs, les morsures invisibles » : http://vimeo.com/58980583

 

Les lourdes conséquences du retour du loup

Un film documentaire à ne pas rater ! Il fait la somme des conséquences dramatiques qu'engendre la surprotection du loup en France et des dangers auxquels elle expose les éleveurs, bergers et habitants des montages. Ce film a été réalisé par Bruno Lecomte, lui-même éleveur à la Chèvrerie du Brabant. Il montre de manière très claire ce que l'association Eleveurs et Montagnes dénonce depuis longtemps: la présence du loup est incompatible avec celle de l'élevage. A force de multiplier les moyens de protection, nous avons créé un monstre qui ne craint pas l'homme et qui se comporte de manière de plus en plus intelligente pour déjouer les obstacles que nous dressons sur sa route. Ecoutez les témoignages d'éleveurs confrontés au loup, écoutez l'historien Jean-Marc Moriceau qui montre l'ampleur du danger pour l'homme, l'écologue Laurent Garde désespéré et vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas !

Contradiction des citadins

Il a aussi réalisé un micro-trottoir à Paris où il met en exergue la contradiction des citadins qui sont pour le loup mais contre l'élevage hors-sol, qui veulent de la qualité, mangent bio mais ne veulent pas défendre le pastoralisme. Il montre aussi l'impuissance des bergers face aux attaques du loup. Et beaucoup plus grave, on ne peut que conclure comme lui que nous avons joué aux apprentis sorciers et que maintenant, plus personne ne maitrise la situation. Après avoir regardé ça, on ne peut dire qu'une seule chose : Au secours, à l'aide !

Son film n’est pas terminé. Il souhaite encore le modifier, ajouter des éléments sur la biodiversité notamment, les loups hybrides, la prédation en Italie, etc.

Bravo à Bruno Lecomte pour ce travail remarquable !

 

Les lourdes conséquences du retour du loup (version hd) Chevrerie du Brabant

https://www.youtube.com/channel/UCmIvbqCsOw2jXMlxfBzBeew

Les scientifiques tirent la sonnette d'alarme

Une trentaine de scientifiques viennent de lancer un vibrant plaidoyer pour des écosystèmes non désertés par les bergers et remettent les pendules à l'heure: "Une régulation s'impose, écrivent-ils. Il est bien tard. Peut-être n'est-il pas trop tard". Cette prise de position sans précédent de la part de spécialistes vient confirmer la thèse que défend l'association Eleveurs et Montagnes depuis plusieurs années et conforte aussi ses dires concernant la gravité de la situation des éleveurs et les conséquences dramatiques qu'entrainerait leur disparition. Cette déclaration a été publiée dans le journal Libération du lundi 13 octobre 2014.

Capture plaidoyer

Les races locales des massifs alerte les visiteurs du Sommet de l'élevage

Loup - Les races locales des massifs alerte les visiteurs du Sommet de l'élevage

Article publié le vendredi 3 octobre 2014 par la France Agricole

« Nous ne sommes pas les prédateurs de l'environnement, a lancé, Jean-Luc Chauvel, président du Coram (Collectif des races locales des massifs) vendredi sur le ring des ovins au Sommet de l'élevage à Cournon, dans le Puy-de-Dôme. Il faut que l'opinion comprenne le désarroi des éleveurs confrontés à la prédation. »

Un certain nombre d'éleveurs se sont succédé au micro pour témoigner de leur douloureuse expérience. Nathalie Brunel-Meyrueix n'a pas pu retenir ses sanglots en expliquant qu'elle venait de vendre ses brebis car les contraintes liées à la prédation étaient trop lourdes à supporter sur les estives du mont Lozère. « Depuis 2012, nous devions rentrer les brebis tous les soirs et nous n'avions plus de vie de famille. »

Des éleveurs abandonnent

Bruno Bonnet est à deux doigts de jeter l'éponge également. Les attaques qui se succèdent sur ses 200 bizets conduites en sélection sur la commune de Lagarde-d'Apt, dans le Vaucluse, rognent un peu plus chaque jour son revenu. « Deux éleveurs de la commune ont déjà abandonné, explique-t-il. Je ne suis pas sûr de pouvoir tenir longtemps. Je pense qu'il faudra que je trouve une autre activité pour continuer à gagner ma vie. »

Sensibiliser l'opinion publique

La FNO (Fédération nationale ovine) réfléchit à une action pour sensibiliser l'opinion publique. « Nos politiques n'évoluent qu'en regardant le journal de 20 heures », a déclaré Serge Préveraud, le président du syndicat, précisant qu'il fallait faire sauter le verrou juridique du statut du loup. Les prélèvements du prédateur pour faire baisser la pression sur les troupeaux sont difficiles car les arrêtés des préfets sont systématiquement attaqués par les associations environnementalistes.

Marie-France Malterre

 

Alpes de Haute-Provence : un loup abattu par un éleveur à Entrages

Alpes de Haute-Provence : un loup abattu par un éleveur à Entrages

Article publié le 7 octobre 2014 par Alpes 1

Alpes de Haute-Provence : Un loup abattu par un éleveur en défense de son troupeau d'ovins aujourd'hui commune d'Entrages dans les Alpes de Haute-Provence. Ce tir a été réalisé par un éleveur détenteur d'un permis de chasser validé et d'un arrêté préfectoral l'autorisant à effectuer des tirs de défense pour protéger son troupeau contre la prédation du loup. Objectif du tir de défense : empêcher l'attaque immédiate du troupeau par le loup.

Pour rappel : pour l'ensemble du département des Alpes-de-Haute-Provence, le nombre d'attaques a augmenté de 12% et le nombre des victimes de 27% par rapport à 2013 à la même date. Il s'agit du quatrième loup prélevé en France sur le plafond de 24 loups fixé par l'arrêté du 30 juin 2014.

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