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Vingt-quatre loups maximum pourront être abattus dans l'année

Vingt-quatre loups maximum pourront être abattus dans l'année

Article publié par l'AFP le 16 mai 2013

PARIS — Vingt-quatre loups maximum, soit le double du chiffre actuel, pourront être abattus dans les douze prochains mois, selon un arrêté signé jeudi par les ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture, pour tenter de mieux protéger les troupeaux.

Delphine Batho et Stéphane Le Foll, ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture, ont signé le plan national loup 2013-2017, dévoilé en février, et "trois arrêtés nécessaires à sa mise en oeuvre", ont indiqué les ministères dans un communiqué.

Ce plan encadre la protection du loup, animal protégé, mais fixe les conditions permettant d'en abattre dans certaines zones en cas de menaces avérées pour les troupeaux.

L'un des arrêtés "fixe à 24 le nombre maximum de loups dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2013-2014", ont indiqué les ministères.

Associations écologistes et éleveurs de moutons s'étaient entendus en mars sur ce chiffre, qui est plus du double du plafond actuel (11 pour 2012-13). Entre 2008 et 2012, seuls sept loups ont toutefois été tués.

Le loup, revenu naturellement au début des années 90 dans les Alpes, est en croissance constante en France (il y en a 250 aujourd'hui), d'où une multiplication des attaques sur les troupeaux (5.848 bêtes tuées en 2012, contre 4.920 en 2011 et 2.680 en 2008).

Ce chiffre de 24 "a été déterminé pour garantir la progression de l'espèce, mais une progression faible parce qu'actuellement, les loups progressent de 19% par an, ce qui est assez spectaculaire", avait expliqué en mars le député des Alpes-de-Haute-Provence, Christophe Castaner, président du Groupe national loup.

Le plan national loup 2013-2017 signé par les 2 ministres

brebis-mortes24 loups pourront être abattus dans les douze prochains mois, selon un arrêté signé jeudi 16 mai 2013 par les deux ministères de l'Agriculture et de l'Ecologie. Vingt-quatre animaux maximum, soit le double du chiffre actuel, "pour tenter de mieux protéger les troupeaux" affirment Delphine Batho et Stéphane Le Foll, ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture qui ont signé le plan national loup 2013-2017, dévoilé en février, et "trois arrêtés nécessaires à sa mise en oeuvre", ont indiqué les ministères dans un communiqué.

Eleveurs et Montagnes sceptique

L'association Eleveurs et Montagnes, si elle approuve sur le principe l'augmentation du nombre de loups pouvant être abattus, rappelle à quel point il est difficile d'atteindre un loup et qu'il a été impossible l'an dernier d'abattre le quota précédent. Pendant que le nombre de loups augmente de 25% par an, rien ne protège réellement les éleveurs actuellement contre les prédations. Il suffit de comptabiliser les attaques dont ils sont victimes ces derniers jours pour s'en convaincre.

 

Source: TF1.fr du 16 février 2013 avec AFP

Un loup flashé par un radar en Ardèche

Un loup flashé par un radar en Ardèche

Article publié le 13 mai 2013 par Le Parisien


C'est la preuve que les éleveurs, qui se plaignent d'attaques répétées contre leurs troupeaux, attendaient.

Le cliché est en noir et blanc, pris de nuit. L'animal est un peu flou, avec les yeux éblouis par le flash, mais on reconnaît malgré tout la silhouette du loup. La photo a été prise dans la nuit du 11 au 12 avril à Cellier-du-Luc (Ardèche) par un radar automatique installé par la Direction départementale des territoires. Depuis, la photo a été expertisée et le loup officiellement identifié.

Si ces radars automatiques ont été installés, c'est que la présence du loup était fortement soupçonnée en Ardèche. « Depuis juin 2012, 18 attaques sur des animaux domestiques ont fait l'objet d'un rapport d'expertise du Centre national d'études et de recherche appliquée de l'Office national de chasse et de la faune sauvage », rappelle la préfecture d'Ardèche, qui détient maintenant la preuve matérielle de sa présence.

« Le loup était présent dans les départements limitrophes, ce n'est pas étonnant qu'il arrive chez nous », considère Laurent Hilaire, qui élève 300 brebis à Saint-Julien-du-Gua. Il se dit « très inquiet » et surtout sceptique sur les mesures de protections proposées par les pouvoirs publics : barrières électriques, chiens de berger dressés pour protéger les troupeaux, mise à l'abri des animaux la nuit. « Mes moutons sont dehors du 1er juin au 1er novembre, il m'est impossible de les rentrer tous les soirs », confie l'éleveur.

Scepticisme sur les mesures de protection

Pour Mickaël Giraud, éleveur d'ovins à Saint-Joseph-des-Bancs, et président de la fédération des éleveurs d'ovins de Rhône-Alpes, ce cliché confirme ce qu'il savait déjà. « En un an, on a eu 80 moutons tués et 62 blessés », avance-t-il. Cette photo est néanmoins très importante, dans la mesure où elle constitue une reconnaissance officielle. Avec la mise en place de solutions à la clé. Pour Mickaël, comme pour ses collègues éleveurs, les mesures de protection préconisées par la collectivité sont « impossibles à mettre en place et inefficaces », tranche-t-il.

Pour lui, la seule solution est politique et européenne. « Il faut revoir d'urgence la directive Habitat Faune sauvage qui classe le loup parmi les animaux hautement protégés. » Cette directive s'est récemment assouplie en faisant passer de 11 à 24 le nombre de loups autorisés à être abattus. « C'est ridicule », estime le président de la fédération. Il considère surtout que c'est à la collectivité, et non aux éleveurs de prendre en charge la limitation des loups sur le territoire.

« Les pouvoirs publics ont laissé le loup conquérir le territoire, c'est à eux de l'assumer aujourd'hui », estime-t-il, rappelant que le plan Loup, doté actuellement de 10 M€ par an, destiné à protéger les éleveurs et à les indemniser, pourrait vite passer à 25 M€.

Catherine Lagrange

Qui gagnera la guerre du loup ?

"dimancheplusEcolos contre bergers: qui gagnera la guerre du loup?", le reportage diffusé par Canal+ dimanche 12 mai est à revoir ici. Avec l'interview de Patrick et Caroline Ailhaud, filmés chez eux, à Esparron la Bâtie. José Bové persiste et signe à défendre les éleveurs, malgré les tentatives des écologistes de le faire rentrer dans "le droit chemin". Nathalie Kosciusko-Morizet était l'invitée de l'émission. Elle a notamment réaffirmé qu'il y a un réel problème et rappelé que contrairement à ce qui s'entend souvent, la profession n'a aucun mal à vendre une viande de qualité et est même dans l'impossibilité de répondre à la demande.

"Ecolos contre bergers: qui gagnera la guerre du loup?", le reportage de l'émission Dimanche+ du 12 mai 2013

Nouvelles attaques dans les Alpes maritimes

Deux nouvelles attaques de loups sur des troupeaux sont survenues hier, 10 mai, dans les Alpes maritimes, nouveaux épisodes du calvaire que vit actuellement ce département.
La première attaque a touché hier, en plein jour, l'exploitation de Claude Jourdan, dans le quartier de Léouve, à La Croix sur Roudoule. Le bilan est de 7 agneaux tués, 1 brebis morte, 19 agneaux blessés et 13 manquants sur les 495 bêtes du troupeau. Pour cet éleveur, c'est la 5e attaque constatée par l'ONCFS depuis le mois de janvier.

Le loup reste hors d'atteinte

Autre attaque hier, sur l'exploitation de Jacques Courron, à Gourdon. Si les loups n'ont réussi à tuer que deux brebis, c'est plus les circonstances de l'attaque qui retiennent l'attention : l'éleveur bénéficiait d'une autorisation de tir de défense et se trouvait posté devant son troupeau avec une arme à canon rayé. Par ailleurs, un tir de prélèvement était aussi en cours dans le même secteur. Deux louvetiers étaient sur place. Ni l'éleveur, ni les chasseurs expérimentés n'ont pu empêcher les loups d'attaquer. Les représentants de l'ONCFS eux-mêmes appelés sans cesse pour des constats, avouent leur impuissance.
Yves Derbez déplore cette situation et a tout de suite contacté les deux éleveurs pour les assurer de la solidarité et du soutien d'E&M. « J'avais prédit que le printemps serait amer, rappelle-t-il. Il l'est ! »

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